Le sous-sol est
riche en minéraux, mais de nombreux dépôts sont inexploités. L'Afghanistan
est un des plus grands producteurs au monde de lapis-lazuli, une pierre
précieuse.
Du
fait que son territoire de 652 090 km² (équivalant à une superficie un
peu plus grande que celle de la France) est enclavé au carrefour des
civilisations persane, turque, arabe, indienne, chinoise et russe (entre
l’Iran, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Pakistan et
un petite partie de la Chine), cette position stratégique a longtemps
entraîné des luttes d’appropriation du territoire.
La
capitale officielle du pays est Kaboul, mais il existe aussi d’autres
villes importantes telles que Herat, Mazar-i-Charif, Kandahar et
Djalalabad; pour les talibans au pouvoir, c’est la ville de Kandahar qui
est devenue le centre politique du pays. Toutes les villes de
l’Afghanistan ont énormément souffert de vingt ans de guerre et tous
leurs monuments historiques sont gravement endommagés. Pays
principalement montagneux avec peu ou pas de végétation sur plus du deux
tiers de son territoire, l’Afghanistan n’a pas accès à la mer
Loisirs
Le
sport national est le buzkashi, au cours duquel deux équipes de
cavaliers, appelés chapandoz, s'affrontent pour déterminer qui
parviendra à porter le boz, carcasse décapitée d'un mouton, depuis un
cercle jusqu'à un point situé quelques centaines de mètres plus loin,
avant de le rapporter dans le même cercle. Le joueur en possession du
mouton sera l'objet d'assauts destinés à lui faire lâcher sa prise -
parfois même de la part de ses coéquipiers, qui peuvent souhaiter voir
le jeu se prolonger. Bien que certaines activités de loisirs aient été
interdites, les Afghans aiment aussi le football, le volley-ball et la
lutte. La plupart des divertissements ont lieu en famille, dans la
soirée. Les traditions orales, tels les contes et les chants, sont
très développées. Qu'elle soit interprétée au moyen de tambours, de
luths, ou d'un instrument proche de la clarinette, le surnai, la
musique est une tradition très populaire.
Vacances et fêtes
En
Afghanistan, les jours fériés laïques comprennent l'anniversaire de la
victoire de la nation musulmane (28 avril), le jour du Souvenir (4
mai) et le jour de l'Indépendance (Jashn, le 18 août). Le Jashn, qui
commémore la fin de la domination britannique, en 1919, s'étale sur
une semaine entière. Les festivités comportent notamment des défilés,
de la musique, des danses et des jeux. Par le passé, des cérémonies
spéciales avaient lieu à Kaboul, et la fête du Jashn était souvent
pour les dirigeants l'occasion d'annoncer des décisions politiques
majeures.
Les jours fériés islamiques sont programmés en fonction du calendrier
lunaire et changent ainsi de date d'année en année. Le ramadan est un
jeûne qui dure un mois. Du lever au coucher du soleil, les musulmans
ne peuvent ni manger, ni boire, ni fumer. Le soir venu, une fois le
soleil couché, familles et amis se rassemblent pour manger et rendre
visite à des proches. La première journée du ramadan est fériée, et
s'achève par une fête qui dure trois jours, l'Aïd-e-fitr.
Nauroz, le Nouvel An islamique, commence le premier jour du printemps
(aux alentours du 21 mars). En Afghanistan, c'est également le jour
des fermiers, et ces derniers décorent leurs vaches avant de les
emmener dans des foires agricoles où elles peuvent recevoir des prix.
Une croyance populaire veut qu'une vieille femme affreuse batte les
campagnes à cette époque. Son nom est Ajuzak et, s'il vient à
pleuvoir, on dit qu'elle lave ses cheveux et que les récoltes en
tireront profit.
C'est aussi l'époque du buzkashi, et des centaines de cavaliers
répartis en équipes rivalisent pour la possession du boz. Des plats
spéciaux sont préparés en l'honneur de la nouvelle année, dont le
samanak, un dessert à base de blé et de sucre, et l'haftmewah, une
compote de noix et de fruits.
Il
existe d'autres fêtes islamiques, comme l'Aïd-e-ada, qui honore
Abraham pour le sacrifice de son fils; Ashura, une fête chiite
rappelant le martyre de l'Imam Husayn; Roze-Maulud, l'anniversaire du
prophète Mahomet.
Ethnic
Divisions
Pashtun
52%
Tajiks
21%
Hazara
9%
Baloch
7%
Uzbek
6%
Turkmen
2%
Qizilbash
1%
Other
L'Afghanistan possède plusieurs
groupes ethniques. Le plus important, celui des Pashtouns, regroupe
les deux cinquièmes de la population et se répartit en plusieurs
sous-groupes. Les Pashtouns vivent à l'est et au sud. Les Tadjiks sont
essentiellement établis dans le nord. Le reste de la population se
compose d' Ouzbeks et d'Hazaras, mais aussi de Turkmènes, de
Baloutches, de Nouristanis et de Kirghizes.
Kaboul est la capitale et la plus grande ville du pays, et comptait
environ 1,5 million d'habitants avant 1992. Cependant, les combats de
1995 ont provoqué un exode massif de la population, qui ne serait plus
que de 500 000 personnes. Parmi les autres grandes villes figurent,
notamment, Kandahar, Herat, Mazar-é Charif et Jalai-kut.
Pas moins de 32 langues et dialectes
sont parlés en Afghanistan. Le dari, dérivé du persan, est la langue
du gouvernement et des affaires. Très répandue, elle possède plusieurs
dialectes. Le pachto, qui est la langue des Pashtouns, a deux
variantes majeures, ainsi que de nombreux dialectes. Les Ouzbeks et
les Turkmènes parlent leurs propres langues, d'origine turque, les
Tadjiks emploient un dialecte issu du dari, tandis que des groupes
ethniques plus petits parlent leur propre langue ou le dialecte de
l'une des langues principales
"L'Afghanistan est un pays rural très pauvre,
mais en dépit de la médiocrité du sol, environ 90p. 100 de la population
active pratique l'agriculture. Le blé, le maïs, le riz, l'orge, le coton,
les fruits et légumes sont les cultures principales. Cependant, un grand
nombre d'agriculteurs ont dû abandonner leurs villages et la production
agricole en raison de la destruction des canaux d'irrigation et de la
présence de mines. Cet exode a entraîné une baisse importante de la
production agricole depuis 1979.
Le pays compte très peu d'industries. Un
petit nombre d'ateliers fabriquent des produits textiles et quelques
usines produisent du ciment, des allumettes et des produits alimentaires.
Il y a également quelques mines de charbon, de cuivre, d'or et de sel. Le
sous-sol est riche en minéraux, mais de nombreux dépôts sont inexploités.
L'Afghanistan est un des plus grands producteurs au monde de lapis-lazuli,
une pierre précieuse.
Quelques femmes sont enseignantes et un
certain nombre d'hommes travaillent dans le commerce. Les populations
nomades pratiquent l'élevage des moutons, des chèvres, des bovins, des
ânes et des chevaux."
La santé publique
"Les rares centres hospitaliers modernes se trouvent à Kaboul et
dans les villes importantes. En 1978, il y avait 58 hôpitaux et
107centres de premiers soins, desservis par moins de 1100médecins.
Depuis, les services de santé se sont détériorés et la malnutrition
s'est généralisée en raison de la guerre.
Grâce à l'aide étrangère, quelques unités chirurgicales des hôpitaux
de Kaboul et de certaines villes de province ont été rétablies et
des centres spécialisés dans le traitement des victimes de mines ont
été créés. Des professionnels de la santé bénévoles travaillent dans
les régions rurales et la Croix-Rouge internationale opère des
ateliers de fabrication de membres artificiels pour les amputés.
Toutefois, la santé de la population de Kaboul demeure précaire.
De nombreux maux sont traités à l'aide de plantes médicinales et de
pistache. On demande aux
mollahs
(érudits en théologie islamique) de prier
pour la guérison de maladies courantes et on fait appel aux saints
pour intercéder dans les cas plus sérieux et ceux de possession par
les esprits."
L'éducation
"L'éducation laïque en Afghanistan est un événement récent; c'est
pourquoi peu de gens savent lire et écrire. Jusqu'au début du XXe
siècle, seuls les garçons recevaient une éducation religieuse
dispensée localement par un professeur de religion, à la mosquée. La
première école officielle, Habibia, ouvrit ses portes à Kaboul, en
1903. Les enfants des familles riches recevaient une éducation
laïque dispensée par des tuteurs ou étaient envoyés à l'étranger.
L'éducation laïque s'est développée dans les années 1950, des écoles
élémentaires ont été créées dans quelques villages et centres
régionaux et des écoles secondaires, dans de nombreux centres
provinciaux. D'autres écoles secondaires en internat ont été
ouvertes à Kaboul.
En 1975, il y avait 3157 écoles élémentaires, 196 écoles secondaires
et 20 centres de formation professionnelle, soit en tout près d'un
million d'élèves. Les frais de scolarité et les manuels scolaires
étaient gratuits; les étudiants inscrits à l'université et dans les
écoles de formation professionnelle recevaient une allocation
mensuelle. Le taux d'alphabétisation des adultes était supérieur à
20 p.100.
Suite à l'arrivée du régime communiste en 1978, une campagne
d'alphabétisation visant chaque Afghan fut lancée. Cependant, cette
campagne fit très vite face à une certaine résistance, surtout dans
les régions rurales, non à cause de son objectif visant
l'alphabétisation de la population, mais plutôt en raison de la
teneur politique des cours.
Dans les camps de réfugiés du Pakistan, deux types d'écoles furent
créées, des écoles privées financées par les partis politiques en
exil et des écoles placées sous l'égide de la Commission des Nations
unies pour les réfugiés afghans. Les écoles privées mettaient
l'accent sur l'éducation religieuse en raison de leur aversion
profonde envers le communisme et l'athéisme, considérés comme la
cause de la chute du gouvernement, en 1978. La Commission établit
des écoles allant du niveau primaire au niveau élémentaire ainsi
qu'une école secondaire. Cependant, elles n'ont rejoint qu'un faible
nombre d'enfants réfugiés.
Sous le régime taliban, seules quelques écoles religieuses ont été
réouvertes dans les régions rurales. L'université de Kaboul demeure
fermée, cependant, quelques écoles de garçons ont été ouvertes."
Capitale
: Kaboul Population : 24 322 000 Superficie : 652 090 km2 Monnaie(s) : 1 CAN$ = 38792 Afghani (AFA) Fête nationale : Jour de l'Indépendance, le 19 août Langue(s) : Patchouli, dari, turc (y compris l’ouzbek
et le turkmène), 30 langues mineures
L’Afghanistan, officiellement
appelé Émirat islamique d’Afghanistan,
est un pays de l'Asie du Sud-ouest bordé au nord (en Asie
centrale) par le Turkménistan, l'Ouzbékistan,
et le Tadjikistan, à l’extrême nord-est par la Chine, à
l’est et au sud par le Pakistan et à l’ouest par l'Iran.
C’est donc un pays situé aux limites du Proche-Orient et de
l’Asie, dont la plus grande superficie est couverte par de
hauts plateaux ou de hautes montagnes faisant partie de la
chaîne de l'Himalaya
D'une superficie de
652090 km², l'Afghanistan compte 25 millions d'habitants.
Ce pays d'Asie centrale entouré au sud et à l'est par le Pakistan et la
Chine, à l'ouest par l'Iran, au nord par le Turkménistan, l'Ouzbékistan et
le Tadjikistan, est un lieu privilégié d'affrontement entre grandes
puissances régionales.
Est une association
humanitaire indépendante de tout groupe politique,
religieux ou économique. Fondée en 2001 par Ehsan
Mehrangais, elle s’est donnée pour mission la protection
et l’éducation des enfants des rues en Afghanistan.
Au cœur de l’Asie centrale, l’Afghanistan a toujours été
une zone de passage et de conquête, de la Route de la
soie à Alexandre le Grand, de Gengis Khan à Tamerlan.
Depuis les Événements du 11 septembre et les
bombardements américains, les médias se sont tournés
vers ce pays déjà accablé par plus de vingt ans de
guerre.
Ce dossier retrace l’histoire de l’Afghanistan depuis
1965 jusqu’à la chute des Talibans, à travers des
extraits d’archives et des documentaires exclusifs : «
Voyage en Afghanistan » de Joseph Kessel, reportages de
« Cinq colonnes à la Une », témoignages et entretiens de
diplomates, d’écrivains, poètes et cinéastes
25
années de guerre ont jeté beaucoup
d’enfants, orphelins ou issus de familles pauvres, dans la rue. On
estime qu’ils sont plus de 50.000 à travailler dans les rues de Kaboul.
Ce sont autant d’enfants quotidiennement confrontés à la faim, aux
maladies, à la violence, à la drogue, à la prostitution et à
l’esclavagisme. Ramasseurs de papiers, vendeurs d’œufs, porteurs d’eau,
cireurs de chaussures, ces enfants, souvent orphelins et sans contact
avec l'école, sont élevés par la rue
C’est pour cela qu’Afghanistan
Demain, soutenue par de nombreux donateurs privés et
institutionnels, œuvre à la mise en place de centres d’accueil de jour
et de maisons familiales, apportant, ainsi, éducation et soutien
psychologique à ces enfants démunis
Le site Afghana.Org
donnera une information libre et indépendante sur
l'Afghanistan, et défendra les valeurs des droits de
l'homme et de la démocratie en Afghanistan
Le pays compte très
peu d'industries. Un petit nombre d'ateliers fabriquent des
produits textiles et quelques usines produisent du ciment, des
allumettes et des produits alimentaires. Il y a également
quelques mines de charbon, de cuivre, d'or et de sel. Le
sous-sol est riche en mineraux, mais de nombreux dépôts sont
inexploités. L'Afghanistan est un des plus grands producteurs au
monde de lapis-lazuli, une pierre précieuse.
Quelques femmes sont
enseignantes et un certain nombre d'hommes travaillent dans le
commerce. Les populations nomades pratiquent l'élevage des
moutons, des chèvres, des bovins, des ânes et des chevaux
Le pays dans son ensemble présente une
géographie tourmentée, un climat aux variations extrêmes. (... S)a
population est essentiellement rurale, la plupart des villes ne dépassent
pas les 100 000 habitants. Seul Kandahar, au nord du désert, compte 230
000 personnes et Kaboul, situé dans le massif montagneux, hébergeait avant
les événements entre 800 000 et un million d'habitants. Pays de résistants
farouches et de caches souterraines multiples, le peuple connaît l'art de
l'esquive et de la guerre.
La vie culturelle afghane repose
sur des pratiques artistiques et artisanales traditionnelles.
Les bijoux en or et en argent, les fameux tapis afghans et
divers articles de cuir continuent à être fabriqués à domicile.
La tradition des contes est très répandue
La musique est surtout
représentée par des ballades, des danses et des chants
traditionnels. L'attan est la danse nationale. Les danseurs font
un large cercle, tapent dans leurs mains en accélérant les
mouvements de leurs pieds suivant le rythme de la musique
Le sport national est le buzkashi,
au cours duquel deux équipes de cavaliers, appelés chapandoz,
s'affrontent
Composition ethnique du pays: Pachtous (38%),
Tadjik (25%), Hazara (19%), Ouzbeks (6%), autres - Aimaks, Turkmènes,
Baloch et autres - (12%)
Religions: musulmans sunnites (84%), chiites
(15%), autres (1%)
Langues: pachtou (35%), perse afghan (dari)
(50%), langues turques (principalement ouzbek et turkmène) (11%), une
trentaine de langues minoritaires (principalement le balochi et le pashai)
(4%), tendance marquée au bilinguisme
Il existe d'autres fêtes
islamiques, comme l'Aïd-e-ada, qui honore Abraham pour le
sacrifice de son fils; Ashura, une fête chiite rappelant le
martyre de l'Imam Husayn; Roze-Maulud, l'anniversaire du
prophète Mahomet.
Langues: pachtou (35%), perse afghan
(dari) (50%), langues turques (principalement ouzbek et
turkmène) (11%), une trentaine de langues minoritaires
(principalement le balochi et le pashai) (4%), tendance marquée
au bilinguisme
L'Afghanistan est un pays
essentiellement montagneux : les trois quarts environ de sa surface sont
constitués de hautes terres.
Les vallées
fluviales du nord (bassin de l'Amou-Daria) ainsi que différentes régions
désertiques, souvent couvertes de sable, au sud (Registan) et au sud-ouest
(cuvettes du Sistan) sont les seules zones de basse altitude du pays.
Le plus haut
massif montagneux se trouve au nord: c'est l'Hindu Kush, prolongement
méridional des chaînes du Pamir et qui se ramifie vers le sud et l'ouest
en une succession de chaînes de montagnes, jusqu'à la frontière iranienne
et aux plaines désertiques du sud. Le massif de l'Hindu Kush, qui compte
de nombreux hauts sommets, culmine au Tirich Mir (sur la frontière
pakistanaise) à 7 680 m d'altitude. De nombreux cols infléchissent par
endroits ces hautes chaînes, rendant possibles les communications entre
les différentes régions afghanes : le col Shibar (2 987 m) relie la région
de Kaboul au nord du pays; la célèbre passe de Khyber (1 030 m) traverse
les monts Sulayman, ouvrant ainsi au nord-est un accès vers le Pakistan.
Principaux lacs et cours d'eau :
L'Afghanistan est arrosé par quatre
principaux cours d'eau : l'Amou-Daria, qui longe la frontière du
Tadjikistan au nord; le Kabul rud, affluent de l'Indus, coule vers l'est;
le Helmand, plus long fleuve du pays, arrose le centre et le sud du pays;
le Hari rud, qui prend sa source comme le Helmand dans les reliefs
centraux, coule vers les basses régions de l'ouest. Seul le Kabul rud,
affluent de l'Indus, coule vers la mer d'Oman. Les autres cours d'eau se
déversent dans des lacs ou des mers fermées (l'Amou-Daria alimente la mer
d'Aral), ou se perdent par évaporation dans les cuvettes désertiques du
nord de l'Afghanistan et du Turkménistan.
Climat :
Malgré sa latitude, l'Afghanistan
connaît des conditions climatiques dures et contrastées, dues à la
conjugaison de deux éléments déterminants : la présence de nombreux hauts
reliefs, et sa position enclavée à l'intérieur du continent asiatique. Les
amplitudes thermiques sont considérables : les températures peuvent passer
du gel au petit matin à presque 38 °C à midi. On relève des températures
allant en été jusqu'à 49 °C dans les vallées septentrionales. Dans l'Hindu
Kush, à moyenne altitude, des températures de -9 °C sont courantes en
hiver.
Le pays connaît de grandes disparités climatiques régionales : Kaboul
(située à 1 795 m) connaît des hivers froids mais des étés agréables;
Jalai-Kut (à 585 m d'altitude) bénéficie d'un climat subtropical, tandis
que celui de Kandahar (1 006 m) est tempéré. L'Afghanistan est un pays
aride. La moyenne des précipitations annuelles est de 305 mm, mais elles
peuvent être quasiment inexistantes dans les cuvettes désertiques du sud (Registan,
Sistan), qui sont de surcroît soumises à de fréquentes tempêtes de sable.
Environnement :
L'Afghanistan souffre d'une surexploitation généralisée des pâtures et
d'une érosion des sols, le tiers des terres autrefois arables étant
aujourd'hui à l'abandon.
La guerre civile
a laissé derrière elle un cortège de bombes et de mines non explosées,
n'épargnant ni les régions peuplées, ni le milieu rural, et le déminage
est désormais un préalable à l'établissement et à la gestion de zones
protégées. Il est impossible, à l'heure actuelle, de déterminer clairement
les effets réels de la guerre et de la pauvreté extrême sur la
biodiversité du pays. Des études antérieures avaient recensé plus d'une
centaine d'espèces différentes de mammifères, dont la panthère des neiges,
la gazelle et le cerf de Bactriane, tous menacés, et plus de 380 espèces
d'oiseaux, dont environ 200 se reproduisent dans le pays. L'Afghanistan
dispose déjà des bases d'un système de zones protégées, avec notamment ce
qu'il reste des réserves de chasse traditionnelles, trois zones réservées
à la faune sauvage et un parc national, bien que celui-ci n'ait jamais
obtenu de statut juridique.
Gazney
Herat Towers
Herat Mosque4
Religions
L'islam est la religion de presque tous
les Afghans mais, en dépit de son rôle unificateur, il n'est pas parvenu à
surmonter les différences entre ethnies. Les musulmans sunnites sont
majoritaires. Minoritaires, les chiites se trouvent surtout parmi les
Hazaras et certaines communautés au sein desquelles le persan est utilisé.
Quelques sikhs et hindous sont concentrés dans les principales
agglomérations.
L'islam domine la vie culturelle de la plupart des musulmans afghans, de
la naissance jusqu'à la mort. Son importance dans la vie politique s'est
considérablement accrue depuis que le mouvement des talibans sunnites a
pris le contrôle de la majeure partie du pays et s'est emparé de Kaboul,
en septembre 1996. Depuis leur arrivée au pouvoir, les talibans ont
renforcé les principes islamiques gouvernant l'Afghanistan. Le
gouvernement et la société sont désormais le reflet de la stricte
interprétation de la loi religieuse par les talibans.
Vision Divine God bless all of the afghani
people
À table
La cuisine afghane subit l'influence d'Asie centrale et
d'Asie du Sud, ainsi que de la Chine et de l'Iran. Les plats les plus
courants comprennent les différentes variantes du palau (du riz mélangé à
de la viande et/ou des légumes), le qorma (sauce à base de légumes), le
kebab (viande cuite à la broche), l'ashak (pâte fourrée de poireaux) ou le
mantu (pâte fourrée de viande) et le nan (pain au levain). Tomates,
épinards, pommes de terre, pois, carottes, concombres et aubergines sont
également très utilisés. Les yaourts et autre produits laitiers
constituent les produits de base de l'alimentation. La canne à sucre,
toutes sortes de fruits (frais et séchés) et les noix sont employés dans
les desserts et servent d'amuse-gueule. Qu'il soit vert ou noir, le chai
(thé) est la boisson la plus populaire. La plupart des Afghans n'ont pas
les ressources nécessaires pour consommer régulièrement de la viande, mais
ils n'en aiment pas moins le bœuf, le mouton, le poulet et toutes sortes
de gibiers. Le régime alimentaire urbain est généralement plus varié qu'à
la campagne, mais les pénuries y sont parfois sévères. La loi islamique
interdit toute consommation d'alcool et de viande de porc.
Vie
en société
La
poignée de main est un moyen de salut courant parmi les hommes, qui sont
souvent très expressifs dans leur manière de se saluer entre amis. Le
salut officiel se fait souvent avec la main droite placée sur le cœur. Un
homme ne serre pas la main d'une femme, pas plus qu'il ne la touche d'une
quelconque façon en public. Les saluts varient selon les régions et les
groupes ethniques, mais le salut arabe est universellement utilisé et
accepté. On répond à Assalaam alaikum ("Paix sur toi") par Waalaikum
assalaam ("Paix sur toi également"). Un salut commun en dari est Khubasti
? ("Comment allez-vous ?"), l'équivalent en pachto étant Singa ye ?. "Au
revoir" se dit Khoda hafiz.
Lors de certaines occasions officielles, on aura recours à un titre
académique ou professionnel. Hajji ("pèlerin") est réservé à ceux qui ont
effectué un pèlerinage à La Mecque, en Arabie Saoudite. Le statut social
peut également servir à déterminer le titre à utiliser (comme Khan, qui
signifie "monsieur"). On désigne respectueusement certaines personnes en
employant uniquement un titre (par exemple, Hajji Khan, qui veut dire
"monsieur le pèlerin"). Le plus souvent, pourtant, les titres sont
combinés à des noms. Les parents sont souvent appelés par le biais d'un
prénom d'enfant, comme Madar-e ("mère de") Mohammed ou Baba-e ("père de")
Alam. Les amis utilisent entre eux certains noms et sobriquets.
Les visites à la famille, aux amis et
aux voisins sont la première activité sociale en Afghanistan. Les
rencontres ont lieu le plus souvent entre personnes du même sexe. Les
maisons possèdent généralement une pièce spéciale (hujra) où les hommes
invités sont reçus par leur hôte. Les femmes vivent dans les autres
parties de l'habitation. On sert du thé aux invités, ou quelque chose à
manger, en fonction du moment de la journée. Il est de coutume de boire au
moins trois tasses de thé.
Beaux-arts
La
vie culturelle afghane repose sur des pratiques artistiques et artisanales
traditionnelles. Les bijoux en or et en argent, les fameux tapis afghans
et divers articles de cuir continuent à être fabriqués à domicile. La
tradition des contes est très répandue.
Musique
La
musique est surtout représentée par des ballades, des danses et des chants
traditionnels. L'attan est la danse nationale. Les danseurs font un large
cercle, tapent dans leurs mains en accélérant les mouvements de leurs
pieds suivant le rythme de la musique.
Bibliothèques et musées
Les
quelques rares bibliothèques de grande importance sont situées à Kaboul.
Le musée de Kaboul, le plus grand du pays, est surtout réputé pour sa
collection d'anciennes reliques bouddhiques.
Infrastructures
Gouvernement
La
Constitution provisoire négociée en 1993 prévoyait qu'un président et un
conseil de direction gouvernent en tandem avec un Premier ministre et un
gouvernement issus des 205 membres du parlement. La Cour suprême agissait
conformément à la chari'a (loi islamique).
Depuis la prise de Kaboul par le mouvement des talibans, en septembre
1996, le président siège dans la ville de Faizabad dans le nord est du
pays. La milice taliban avec l’appuie des militaires pakistanais et les
mercenaires d’Oussama Ben Laden occupent les régions sud, ouest et une
grande partie du nord du pays. Une oppression permanente et une politique
de terreur organisée est exercé envers les populations civile. Les forces
gouvernementales sont entrain de mener une guerre de résistance dans les
différentes régions du pays. En hiver 1998, une force politico-militaire
sous le nom du Front Uni Nationale et Islamique pour le Salut
d’Afghanistan, représentant l’ensemble des composants ethniques
d’Afghanistan a été crée au sein de la direction de l’Etat afghan.
Économie
L'agriculture
emploie plus de la moitié des actifs et fournit une nourriture
essentiellement destinée à la consommation nationale. La majeure partie de
l'industrie est sous le contrôle de l'État. On y exploite du charbon, du
sel, du cuivre, des lapis lazuli, de la barytine et du talc. Les
principaux postes à l'exportation sont le gaz naturel, le textile, les
tapis, les fruits et les noix. L'ex-Union des républiques socialistes
soviétiques (URSS) était le premier partenaire commercial du pays. Depuis
le retrait de l'aide soviétique, l'économie s'est désintégrée et
l'infrastructure économique tombe en ruines. La violence permanente
dissuade les investisseurs et les aides étrangères. Le négoce illicite
transfrontalier avec le Pakistan et la contrebande d'armes constituent
l'essentiel du commerce. Ainsi, plus de la moitié de la population vit
dans la pauvreté. La monnaie est l'afghani.
Transports
et communications
La
principale route de l'Afghanistan, la Ring road, forme un large "U" en
partant d'Herat vers le sud, jusqu'à Kandahar, puis en remontant au
nord-est, jusqu'à Kaboul, avant de se diriger vers le nord, via le tunnel
de Salang, pour atteindre Kondoz et Mazar-é Charif. Des routes pavées
partent de ces principales villes en direction des cités frontalières les
plus proches. On peut ainsi aller de Kaboul, via Jalai-kut jusqu'à la
Passe de Khyber, à la frontière pakistanaise. Toutefois, ces routes ont
été sérieusement endommagées pendant les combats, ce qui rend leur
utilisation difficile. S'en écarter est dangereux à cause des mines. Du
fait de la nature montagneuse du pays, l'accès à de nombreuses régions est
quasiment impossible au moyen d'un véhicule motorisé. Les gens se
déplacent donc à pied, à dos d'animal, ou se servent de charrettes tirées
par des chevaux. Bus et minibus sont utilisés sur les principales voies de
transit. Peu de personnes possèdent une voiture. Il n'existe aucune voie
ferrée, mais une compagnie aérienne nationale offre un service minimum.
Les radios sont plus répandues que les télévisions. Celles-ci ont été
interdites par les talibans depuis leur arrivée au pouvoir. Le réseau
téléphonique est limité.
Enseignement
L'enseignement
a été gravement perturbé en Afghanistan, notamment dans les zones rurales.
Le taux d'alphabétisation est très bas. Selon une estimation de 1995, il
s'élève à 31,5% (1995) pour la population totale et à 15% pour les femmes.
De nombreux universitaires, enseignants et étudiants ont fui le pays ou
ont été tués au cours de la guerre des moudjahidins contre l'occupation
soviétique (1979-1989), et les programmes scolaires ont changé dans les
années quatre-vingt pour refléter l'idéologie communiste. Le programme
communiste a été remplacé, mais les faibles taux d'inscription et les
ressources limitées demeurent d'importants problèmes. Les talibans ont mis
un terme à l'enseignement pour les filles.
Santé
Les services de santé sont extrêmement
limités. En 1989, il n'y avait qu'un seul docteur pour 6 690 habitants. On
ne trouve d'hôpitaux que dans quelques villes, encore ne sont-ils pas bien
équipés. La plupart des installations sont fournies par des organisations
de secours international. Les zones rurales sont complètement dépourvues
de soins médicaux modernes. De fait, le taux de mortalité infantile est
estimé à 147 ‰ (1997), tandis que l'espérance de vie moyenne se situe à 46
ans (1997).
Regards sur
le passé SOURCE.
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Afghanistan "Le
rôle joué par l'Afghanistan dans l'évolution de la civilisation a été
important dès son origine. L'historien britannique Arnold Toynbee décrit
l'Afghanistan comme l'un des deux principaux carrefours de diffusion
culturelle de la Préhistoire jusqu'à la Renaissance. Cependant,
l'Afghanistan que nous connaissons aujourd'hui a été, depuis
l'Antiquité, constamment victime d'invasions et de conquêtes:
328 av. J.-C.
- Alexandre le Grand envahit l'Afghanistan, puis une partie de l'Empire
perse. Son règne est suivi par la domination des Scythes, des Huns blancs
et des Turcs. 642 ap. J.-C.
- Les Arabes font la conquête de l'Afghanistan et y imposent l'islam. Les
Perses remplacent rapidement les Arabes et contrôlent la région jusqu'en
998 apr. J.-C. 1219
- Invasion mongole sous Gengis Khãn.
1747
- Des tribus afghanes s'unissent pour former
un royaume indépendant sous Ahmad Shah Durrani. 1819
- La guerre civile éclate et dure jusqu'en
1835. La Grande-Bretagne et la Russie se disputent le contrôle de
l'Afghanistan pendant près de 100 ans. 1919
- À la fin de la troisième guerre entre les
Britanniques et les Afghans, l'Afghanistan devient totalement indépendant.
1973
- Mohammed Daoud Khan, de la famille Durrani,
déclare la république en Afghanistan. 1978
- Un coup d'état marxiste entraîne la chute
de la confédération tribale Pushton de Durrani, qui régnait depuis
plusieurs siècles et installe le Parti démocratique du peuple au pouvoir. 1979-1989
- Les Soviétiques occupent l'Afghanistan mais
se heurtent à la résistance populaire. 1992
- L'occupation de Kaboul par les moudjahidine
(guerriers islamistes) entraîne la démission forcée du président Najbullah. 1996
- En septembre, les talibans (musulmans
fondamentalistes) occupent Kaboul, renforçant ainsi leur contrôle sur plus
des deux tiers du pays."
Alors que l'Afghanistan se prépare aux élections qui se tiendront en
septembre, l'enregistrement de plus de 5 000 candidats et de plus d'un
million et demi de nouveaux électeurs sont « des indications tout à
fait positives », indique le Secrétaire général dans son dernier
rapport au Conseil de sécurité
Where 20
years of war has totally crippled the economy, and you must try to
somehow survive day-by-day by scrounging enough food to feed your
children.
Les
Afghans sont divisés en clans. Le pays a été successivement soumis à
la domination mongole et persane, il est resté célèbre par sa
résistance aux envahisseurs
L'Afghanistan produit toujours près de 90% de l'opium mondial, mais la
production va légèrement baisser en 2005, pour la première fois depuis
2001, selon l'ONU, qui a appelé Kaboul à se débarrasser des
responsables gouvernementaux impliqués dans le trafic de drogue
Where 20 years
of war has totally crippled the economy, and you must try to somehow
survive day-by-day by scrounging enough food to feed your children. Where
people do not have the facilities to receive an education.
"L'Allah
ou Akbar, tout tient à cela : ce Nom dont la magie suffit à
transformer notre vide intérieur en espace, et cette ampleur divine qui,
à force d'être inscrite à la chaux sur les tombes ou vociférées à la
pointe des minarets, devient véritablement la propriété de chacun : une
richesse dont les visages portent de furtifs mais d'incontestables
reflets."
L'Afghanistan est divisé en 31 provinces appelées velayat et
dirigées chacune par un gouverneur nommé par le gouvernement central:
Badakhshan, Badghis, Baghlan, Balkh, Bamian, Farah, Faryab, Ghazni,
Ghowr, Helmand, Herat, Jowzjan, Kabol (ou Kaboul), Kandahar, Kapisa,
Konar, Kondoz, Laghman, Lowgar, Nangarhar, Nimruz, Oruzgan, Paktia,
Paktika, Parvan, Samangan, Sar-e Pol, Takhar, Vardak, Zabol