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ALGERIE 

L'Algérie a été peuplée, dès l'aube des temps. Les vestiges de la présence humaine en Algérie remontent à 400000 ans, âge attribué aux restes de "l'Atlanthrope", découverts dans les sédiments du lac préhistorique Ternifine, en Oranie.

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Cette ville vous fera rêver à travers ses plages, ses massifs, ses ruelles, son accueil.
Comme Philippeville ( Skikda ), Collo a connu des jours de splendeur au temps des Romains. Sa rade bien abritée par la presqu’île d’EL-Jarda, avec des fonds de 25 mètres, était un abri sûr pour les bateaux de pêche ou de trafiquants qui venaient y aborder. Aussi, cette cité privilégiée à tant de points de vue, a eu une population nombreuse, qui, aux dires des historiens du Moyen Âge, était comparable à celle de Cirta « Constantine ».
Lorsque les Français prirent possession de la ville, ils trouvèrent une inscription portant qu’elle était COLONIOE MINERVIAE CHULLU :
Chullu fut tout d’abord une ville punique. Les auteurs anciens la mentionnent : Pline, Plolémée, l’itinéraire d’Antonin, Juluis Honorius et le géographe Ravenne.
A l’époque de Trajan, la ville était importante puisqu’elle devint Colonie. Elle formait avec Rusicada, Mileun et Cirta la confédération « Respublica IIII Coloniarum » qui fut dissoute au III ème siècle.
C’était la Chulli Municipium d’Antonin et la Hops Magnus de Ptolémie, d’où son nom actuel de Collo.
Au moment de la conquête, Collo avait deux ports, dont l’un était constitué par un étant qui se trouvait au Sud de la ville, et qui était séparé de la mer par une barre de sable de cent mètres.
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Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Eglise Latine et le plus gra,nd esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident.

Capitale: Alger
Population: 32,3 millions (est. 2004)
Langue officielle:  arabe classique
Groupe majoritaire: variétés d'arabe (83,2 %) mais particulièrement l’arabe algérien (60 %)
Groupes minoritaires: langues berbères (27,4 %), arabe classique et français, hausa, tsigane et tadaksahak
Langue coloniale: français
Système politique: république unitaire
Articles constitutionnels (langue): préambule et art. 3 de la Constitution de 1996
Lois linguistiques: les ordonnances no 66-154 et no 66-155 du 8 juin 1966 sur la justice; l'ordonnance du 26 avril 1968 sur la connaissance obligatoire de l'arabe pour les fonctionnaires; la circulaire du ministère de l'Intérieur de juillet 1976 sur l'affichage; la loi no 91-05 du 16 janvier 1991 portant généralisation de l'utilisation de la langue arabe; l’ordonnance no 96-30 du 21 décembre 1996

La population de l'Algérie se compose de deux groupes ethniques importants: les Berbères et les Arabes. La plupart des Algériens descendent de ces deux ethnies. L'islam (sunnite), pratiqué par près de 99 % de la population, unifie le peuple algérien; les autres sont des catholiques d'origine française ou des juifs. Il est cependant difficile de déterminer la répartition exacte des Arabes et des Berbères, tant leur population a été mêlée au cours de l'histoire. Historiquement, les Berbères (appelés qabaïl en arabe) forment la plus ancienne des communautés d'Afrique du Nord et plusieurs traits de leur civilisation sont en continuité avec ceux des cultures préhistoriques. Ils occupèrent toute la côte d'Afrique du Nord, entre l'Égypte et l'océan Atlantique. Ce n'est que lors de la conquête arabe au VIIe siècle que les Arabes prirent place aux côté des Berbères des plaines. On sait que pratiquement tous les Berbères se sont islamisés, mais ceux habitant les montagnes ne se sont jamais arabisés

La colonisation française

A cette époque, dans la France de Charles X, la conquête de l’Algérie n’était qu’un prétexte pour chasser les corsaires turcs, alors que le but véritable était le renforcement de son propre pouvoir en France. À l’exception de la Grande-Bretagne, les puissances européennes donnèrent leur accord, car l’expédition française leur permettait de se débarrasser des corsaires barbaresques tout en reprenant le drapeau de la grande croisade chrétienne contre les musulmans. Entre le 11 et le 18 mai 1830, quelque 37 000 hommes répartis dans 675 bâtiments, c’est-à-dire toute la marine française de l’époque, embarquèrent pour conquérir l’Algérie ottomane. Le débarquement eut lieu le 14 juin 1830 à Sidi-Ferruch et, le 5 juillet, les troupes françaises du général de Bourmont firent leur entrée dans la forteresse d’Alger. Moins d'un mois plus tard, Charles X était renversé.

- Les forces d'occupation

Contrairement au Maroc et à la Tunisie, la conquête de l’Algérie fut longue. Les Français l'ont soumise village après village, par des méthodes brutales, alors qu'il leur a suffi de signer quelques accords (d'État à État) pour imposer un protectorat au Maroc et à la Tunisie. Par exemple, la résistance conduite par l’émir Abd el-Kader allait durer dix-huit ans. L'armée française d'Afrique finit par occuper tout le pays seulement en 1847, lorsque l’émir Abd el-Kader déposa les armes et se rendit aux forces d’occupation (pour aller se réfugier ensuite au Maroc). Les méthodes utilisées par l’armée française furent souvent brutales, comme en fait foi ce témoignage du lieutenant-colonel L.-F. de Montagnac, officier durant la conquête d’Algérie (Lettres d’un soldat, 15 mars 1843):

Toutes les populations qui n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d'âge ni de sexe: l'herbe ne doit plus pousser où l'armée française a mis le pied [...]. Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes: tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens.

Les villes d'Alger, Constantine, Médéa, Miliana et Tlemcen, berceaux de la civilisation turco-arabe, furent dévastées : des palais et des mosquées furent rasées, tandis que les portes et fenêtres en bois ainsi que les autres motifs de décoration, sans parler des archives, servirent de feu de camp pour les troupes d'occupation. Quant à la colonisation française, elle commença aussitôt après la prise d’Alger, alors que des dizaines de milliers de Français vinrent s'installer en Algérie. Ceux-ci firent main basse sur les terres arabes. Déjà, en 1841, dans ses Notes sur l’Algérie, le député Alexis de Tocqueville (1805-1859) dénonçait ainsi les spoliations dont étaient victimes les «indigènes»:

Un marin qui était là et qui possède des terres reprenait avec vivacité qu'on avait tort de traiter les colons de cette manière; que sans colonie il n’y avait rien de stable ni de profitable en Afrique; qu'il n’y avait pas de colonie sans terres et qu'en conséquence ce qu'il y avait de mieux à faire était de déposséder les tribus les plus proches pour mettre les Européens à leur place. Et moi, écoutant tristement toutes ces choses, je me demandais quel pouvait être l’avenir d’un pays livré à de pareils hommes et où aboutirait enfin cette cascade de violences et d’injustices, sinon à la révolte des indigènes et à la ruine des Européens.

Cela dit, Alexis de Tocqueville ne s'empêchait pas d'ajouter: «Quoi qu'il en soit, on peut dire d'une manière générale que toutes les libertés politiques doivent être suspendues en Algérie.» Bref, malgré certaines réticences, de Tocqueville, comme la plupart de ses contemporains, se faisait l'avocat de mesures radicales dans la conquête de l'Algérie, laquelle apparaissait à l'époque comme une nécessité pour maintenir la France dans son rôle d'expansion coloniale (à l'exemple de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de l'Italie, etc.). En octobre1870, le décret Crémieux finit par accorder la nationalité française aux seuls Algériens de confession juive, une mesure qui heurta les autres communautés, notamment les Berbères

Le 4 juin 1958: «Je vous ai compris. Et je déclare qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants, il n'y a que des Français à part entière. Moi, de Gaulle, à cela, j'ouvre la porte de la réconciliation.» En 1959, de Gaulle confia à un journaliste: «L'Algérie de papa est morte et, si on ne le comprend pas, on mourra avec elle.» Le président de la République était convaincu que la souveraineté algérienne était la seule issue au conflit et il allait continuer d'en persuader les Français.

SOURCE

Les colons et certains immigrés français purent dominer la société algérienne et imposer leur langue qui devint quasi exclusive dans l'administration, l'enseignement et l'affichage. En 1930, le gouvernement colonial célébra avec faste le Centenaire de l'Algérie française. Bien qu'ils disposaient d'écoles, et de services publics efficaces, la majorité des Pied-noirs vivaient en dessous du seuil de pauvreté comparé à la métropole mais leur niveau de vie n'était en aucun cas comparable à celui des Algériens d'origine ou de culture musulmane qui ont souvent pu être comparés à des esclaves tant il est vrai qu'ils étaient pratiquement dépourvus de toutes garanties sociales ou juridiques et constituaient une population presque sans droits. Les riches européens n'étaient cependant qu'une très faible minorité.

Le 8 mai 1945 ont lieu des manifestations d'Algériens dans plusieurs villes de l'Est du pays (le Constantinois) de manière concomitante avec la liesse de la victoire. Ces manifestations préparées de longue date devaient se dérouler autour de monuments aux morts et les manifestants devaient réclamer l'indépendance de l'Algérie. A Sétif, les emblèmes de l'indépendance et les pancartes sont arborés car la promesse avait été faite que la victoire contre le nazisme coinciderait avec l'émancipation de la nation algérienne du joug colonial. La manifestation tourne à l'émeute : 27 européens sont assassinés (103 trouveront la mort dans les jours suivants). La répression de l'armée française pour le moins disproportionnée est à la mesure de la peur suscitée dans les milieux européens. Celle-ci, conduite par des troupes hétéroclites et pas toujours bien encadrées (les meilleurs éléments de l'armée sont alors en France et en Allemagne) est d'une extrême brutalité : officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les musulmans. Chiffre sous-estimé et probablement plus proche des 20 000 à 30 000 selon l'historien Benjamin Stora. Le gouvernement algérien annonce pour sa part un total de 45 000 morts. (lire l'article Massacre de Sétif

 
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L'ancienne Thevesti devint une importante ville romaine après la chute de Carthage en 146 av.J.-C. Elle se développa jusqu'à tenir 30 000 habitants sous Trajan, fut pillée par les Vandales au 5e siècle, reconstruite par le général byzantin Salomon en 535, prise par les Berbères en 597 et finalement par les Arabes en 682.

Le mur de la ville à gauche fut construit par Salomon au 6e siècle. Ci-dessous à gauche, on me voit près de la porte de la ville du côté intérieur . Ci-dessous à droite, le temple de Minerve construit au 3e siècle

  • Vidéo Folkloric Amazigh music from Kabylie, Algeria (North Africa)- Group Zorna

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Site dédié à la ville de Collo en Algérie, il vous présente la ville de Collo en vidéos, photos,, son histoire, des infos utiles, adresses d’hôtels et de restos sympas
"Bienvenue à Collo" a été créé dans le seul but d'offrir une vision d'ensemble sur notre si beau pays l'Algérie. Ma mission n'est pas de concurrencer d'autres sites, mais de présenter notre beau patrimoine au reste du monde. Si vous avez des idées, des infos, des coups de coeur, ou même des coups de gueule, je reste à votre entière disposition.

Le climat est de type méditerranéen au nord, désertique au sud, l'hiver, sur les villes côtières, la température varie entre 8 et 15 °C Au centre, il neige souvent, surtout dans les montagnes de Kabylie et des Aurés la température avoisine les 5 °C voire -5 °C. Quant au sud, la température est de 15 à 28 °C. L'été commence tôt en Algérie ; à partir du mois de mai, les températures grimpent à 25 °C au nord et 30 °C au sud. Les mois les plus chauds sont bien entendu juillet et août : il y fait 35 °C sur les côtes, de 35 à 40 °C sur les terres et, au Sahara, de 40 à 45 °C.

Environ 90 % des Algériens vivent dans le Nord, près de la côte et environ 1,5 millions de nomades vivent dans le Sud, dans le désert La population descend des Berbères auquels se sont joints des Arabes à majorité musulmane sunnites. Lislamsunnite est la religion dominante en Algérie.

  • Population : 32 129 324 habitants (2004, CIA factbook). 0-14 ans: 34,21 %; 15-64 ans: 61,72 %; + 65 ans: 4,07 %

  • Densité : 13 hab./km²

  • Espérance de vie des hommes : 71,22 ans

  • Espérance de vie des femmes :74,34

Le nom Algérie vient directement de l'arabe Aljaza'ir, l'archipel nom des îles qui se dressaient face au port d'Alger et qui font partie de sa jetée actuellement, et a été étendu par la suite pour désigner tout le pays (ordonnance de 1842, prononcé en arabe algérien Dza'yer ou Jaza'yer selon les régions).
Une autre explicaton serait plus allégorique : la côte fertile de l'Algérie, coincée entre le vaste sahara et la Mediterranée apparaîtrait comme une île de vie, Aljaza'ir.

GENERALITES STATISTIQUES ET CHIFFRES CLE DE L'ALGERIE
Tout connaître sur l'Algérie

2 381 741 Km2, 4 fois la France - le pays se présente comme un immense désert Placée au coeur des grands moments qu'à connus la Méditerranée au cours de son histoire, l'Algérie a su trouver dans ses fils, depuis le royaume numide et l'épopée de l'Islam jusqu'aux guerres coloniales, les hérauts de la liberté, de l'unité et du progrès en même temps que les bâtisseurs d'Etats démocratiques et prospères dans les périodes de grandeur et de paix. 

Le 1er Novembre 1954 aura été un des sommets de son destin. Aboutissement d'une longue résistance aux agressions menées contre sa culture, ses valeurs et les composantes fondamentales de son identité que sont l'Islam, l'Arabité et l'Amazighité.

Le 1er Novembre aura solidement ancré les luttes présentes dans le passé glorieux de la Nation.
L'Algérie du nord - moins de 1/6 du territoire - est formée de 3 zones parallèles au rivage, s'étalant du nord au sud :
l'Atlas tellien, long de 1 000 km et large de 125 km, entre mer et hautes plaines, est composé des monts de Tlemcen, l'Ouarsenis, les monts du Sahel d'Alger, le massif du Djurdjura avec le Lalla Khadidja qui culmine à 2 308 mètres, les monts du Constantinois. Ces chaînes sont entrelacées et coupées de vallées et de plaines : plaine du Sig, vallée de l'oued Chélif, plaine de la Mitidja au sud d'Alger, plaine côtière d'Annaba drainée par l'oued Seybouse.les Hautes plaines de Sétif et de Constantine où coule le Rummel ; les Hauts plateaux, vastes zones steppiques qui présentent des dépressions comme celles des chotts el-Chergui et el-Hodna.enfin l'Atlas saharien formé lui aussi d'une succession de monts : massif des Ksours (1 200 mètres d'altitude), le Djebel Amour, les monts des Ouled Naïl (1 500 mètres), les Aurès, les Ziban.
Ces reliefs dominent le Sahara, soit 2 millions de Km2 faits de vallées sèches telle que celle de l'oued Saoura, des immensités sablonneuses du Grand Erg occidental et du Grand Erg oriental, de plateaux comme le Tademaït, le Tas-sili, le Tanezrouft, de montagnes telle que le Hoggar, massif volcanique culminant au mont Tahat à 3 010 mètres.

L'Algérie est parmi les pays les plus riches du continent africain. Elle est la deuxième puissance économique en Afrique avec un PIB annuel de 102.2 milliards USD en 2005, après l'Afrique du Sud avec 165.5 milliards USD
L'Algérie est un important producteur de gaz naturel et de pétrole , elle dispose aussi de réserves importantes de fer au Sud-Ouest, ainsi que d'or, d'uranium et de zinc à l'extrême Sud. Le pétrole et le gaz naturel, exploités par la société nationale Sonatrach, sont les principales sources de revenus

Source: khaoula.com

LA DESERTIFICATION EN ALGERIE

L'Algérie, c'est 2 millions de Km2 de désert et plus de 381 740 Km2 à dominance climatique semi-aride et sub-humide.

Au Sahara, les infrastructures et les zones d'implantation, villes, villages et oasis sont régulièrement menacées par des problèmes d'ensablement, de dépérissement de palmeraies, de tarissement de sources et de salinisation des sols.

La situation au Nord n'est pas meilleure. En montagne, les incendies et l'érosion hydrique détruisent forêts et sols. Les plaines les plus fertiles, envahies par le béton ou soumises à la pollution industrielle et l'érosion, perdent leur capacité agricole.

La désertification est donc partout présente en Algérie. Toutefois, ce sont les plus affectés. 20 millions d'hectares sont ainsi soumis à :

  • une exploitation irrationnelle des parcours soumis aux besoins accrus du cheptel (12 millions de têtes qui vivent dans la steppe). Cette action engendre une baisse de l'offre fourragère et la régression de la productivité des parcours de 120-150 UF/ha en 1978 à moins de 60 UF/ha actuellement,
  • une céréaliculture aléatoire et mécanisée induisant la dégradation des sols fragiles à l'érosion éolienne. Par cette voie, on assiste à une perte de superficies de parcours estimée entre 300 000 et 350 000 ha/an.

La steppe est aujourd'hui incapable d'assurer l'alimentation d'un cheptel en surnombre d'où un surpâturage que sont pu enrayer les compléments fourragers venus du Nord.

Il est à souligner que les revenus du pastoralisme ont été drainés vers le Nord du pays, accroissant ainsi le déséquilibre socio-économique de ces régions.

Enfin l'absence d'instrumentation juridique dans la gestion des ressources pastorales, a milité en faveur du processus de dégradation générale de la steppe et constitue la clé de voûte de toute cette problématique.


source: enda.sn

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Tebessa

la ville romaine de Tebessa à presque 100 km au sud d'Alger. Voici la porte originale de la ville datant du 6e siècle

Réalisé par Mme. Inal, maître de Conférences à l'Université d'Alger.

L'Algérie a été peuplée, dès l'aube des temps. Les vestiges de la présence humaine en Algérie remontent à 400000 ans, âge attribué aux restes de "l'Atlanthrope", découverts dans les sédiments du lac préhistorique Ternifine, en Oranie.

Contrairement au Maroc et à la Tunisie, la conquête de l’Algérie fut longue et particulièrement violente puisqu'elle s'est traduite par la disparition de près du tiers de la population algérienne. L'armée française l'a soumise village après village, alors qu'il a suffi de signer quelques accords pour imposer un protectorat au Maroc et à la Tunisie mais il faut préciser que ce qui caractérise la colonisation de l'Algérie et tient lieu de particularité est qu'il s'agit d'une colonie de peuplement.
La France a fait venir des colons pour exploiter les terres et les autochtones afin de lancer la machine économique de l’empire français et d'envoyer outre mer des éléments sociaux potentiellement dangereux pour l'ordre social.
Les indigènes de culture musulmane ou issus de cette culture étaient sous le régime de l'indigénat et pouvaient en théorie accéder à la citoyenneté française en renonçant à leurs traditions. Patrick Weil, directeur de recherches au CNRS, note toutefois que le "musulman" algérien, originaire d'un département français, était juridiquement inférieur à un étranger dans la mesure où il était soumis à une procédure beaucoup plus complexe pour obtenir le statut de citoyen français
wikipedia.org

L'Atlanthrope était un contemporain, et un parent, du Simanthrope et du Pithécanthrope de Java. Des ossements ont été retrouvés au milieu des outils de pierre taillée qu'il fabriquait. Des outils du même type ont été retrouvés sur d'autres sites attestant la présence de l'homme primitif.

A cette époque, l'Algérie était peuplée d'éléphants dont certaines espèces se maintiendront jusqu'à l'époque historique, mais aussi des rhinocéros, de phaccochères, d'hippopotames, de girafes, de bubales... "Ce sont les rives du Tchad et du Zambèze, transportées dans le Maghreb et au coeur du Sahara ; c'est un paysage de savanes tropicales, d'oueds pérennes, de lacs et de marais dans lesquels se déroulent les civilisations du paléolithique inférieur".

La civilisation Atérienne, dont le centre d'épanouissement est le site de Bir-El-Ater, au sud de Tebessa, constitue une autre civilisation reliée à l'ensemble moustérien (paléolithique moyen).

La civilisation Capsienne se situe aux environs du VIIème millénaire avant notre ère. Les capsiens sont les premiers hommes de notre espèce qui se soient manifestés an Afrique du Nord.

Ce type d'Homo-Sapiens vivait dans des campements faits de huttes et de branchages. Partis du sud contantinois, les Capsiens, suivent la ligne des chotts, et se répandent dans l'ensemble du Maghreb. Ils peuvent être considérés comme les ancêtres des Numides, mais ils ne franchiront pas l'Atlas Tellien.

La côte était occupée à cette époque par des Ibéromaurissiens, apparentés au type Cromagnon. Malgré leur faible niveau de culture, ils s'adaptèrent à la civilisation néolithique comme les Capsiens.

Progressivement refoulés, ils se maintiennent pourtant jusqu'à l'époque historique. Les Capsiens, eux, adoptent les industries néolithiques et gardent leur forme de vie.

En Algérie, on assiste, d'une façon frappante, au voisinage immédiat de l'histoire et de la préhistoire. Hérodote et Saluste portent témoignage sur les formes maghrébines de la civilisation néolithique.

Il faut souligner, que c'est au Sahara, que la civilisation néolithique devait connaître ses plus belles réussites. Qu'il s'agisse de peintures du Tassili-N'Ajjers, et du Tassili du Hoggar, qu'il s'agisse de pierres taillées et polies, comme on peut en voir dans la magnifique collection du musée du Bardo, on découvre des oeuvres achevées d'une étonnante perfection technique. Et les frques si importantes sur le plan documentaire, témoignent du goût artistique des Sahariens de la Préhistoire. Certaines pierres sculptées et lissées, qui représentent des animaux, bovidés ou gazelles, ont une puissance d'évocation étonnante.
CARTHAGE

A l'aube de l'histoire, l'Algérie, était peuplé par les Numides qui gardèrent, de la civilisation primitive, la famille Agnatique et l'Aguellid.

Il est probable que c'est cette organisation sociale que trouvèrent les Carthaginois, à leur arrivée, au IX siècle avant J.C.. Les Phéniciens fondèrent Carthage vers l'année 814 avant J.C., et poussèrent leurs bateaux jusqu'en Espagne. Mais la côte africaine de la Méditerranée était très hostile : de nombreux récifs et de hauts-fonds rendaient la navigation très difficile.

Les plus téméraires évitaient de naviguer la nuit. La nécissité de ces haltes explique en partie la création de petits ports le long de la côte, tous les 30 à 40 km, distance équivalent à une journée de navigation.

Ainsi furent fondés les fameux comptoirs phéniciens, qui jouèrent un rôle important dans le commerce et dans les échanges pendant l'Antiquité et au-delà. D'est en ouest, la côte algérienne abritait des comptoirs qui sont devenus : Annaba, Skikda, Collo, Jijel, Bejaïa, Dellys, Alger, Tipaza, Cherchell, Tènes, Bettioua, Ghazaouet ... comptoirs qui seront plus tard les assises des villes puniques, numides et romaines.

Carthage étend son influence sur les populations de l'intérieur, à travers les relations commerciales. Ainsi apparurent des villes, où l'influence punique est incontestable.

TIDDIS

Petite ville numide, à 17 km de Cirta-Constantine, Tiddis recèle d'importants vestiges de cette période. Les fouilles archéologiques ont montré que Tiddis, tout au long de son histoire, a eu une vocation : la poterie. On y a découvert un vaste quartier de potiers, dont les ateliers sont équipés de fours, de douves et la plus belle collection d'outils de toutes les époques, y compris l'époque punique.

Les fouilles ont permis de découvrir des vases puniques et des lampes grecques du V siècle avant J.C..

Dans les tombeaux situés aux abords de la ville - les BAZINAS, sépultures très évoluées - on a trouvé des vases d'un aspect inconnu. Il s'agit d'un décor peint, géométrique, avec des bandes d'oiseaux et des danseurs très stylisés. Bref, de la poterie Kabyle, telle qu'elle est fabriquée aujourd'hui encore par les femmes, sans tours, par des techniques immémoriales...

Tiddis renferme aussi des vestiges anciens, des DOLMENS, sur le versant occidental du plateau ; et, surplombant de part et d'autre le ravin de Kheneg s'élève une cinquantaine de Bazinas au pied de la montagne à l'est.

CIRTA

Appelée SARIM BATIM par les Carthaginois CIRTA, recèle, en plus des restes des civilisations néolithiquescomme la grotte de Bou-Zabaouine, d'importants vestiges de la civilisation punique, ainsi, la stèle d'EL HORFA, qui atteste le maintien des cultes puniques après la chute de Carthage. On peut supposer que les populations de l'intérieur parlaient la langue punique, car Saint Augustin, quelques siècles plus tard, conseillait à ses prêtres d'apprendre le punique, avnt de se rendre dans les villes de l'intérieur et dans la campagne.

La civilisation carthaginoise, héllénisée pendant les derniers siècles de son existance, s'est répandue assez profondément dans le pays. Ses influences se retrouvent dans les traditions numides postérieures

LES ROYAUMES NUMIDES

Alors que Carthage rayonnait de toute sa puissance, les Royaumes Numide de Gaia, Massinissa et Syphax, avaient atteint in degré de développement exceptionel sur les plans économique, social et culturel. Bien que peu, ou encore mal connu, cette période reste l'une des plus passionnantes de l'Histoire de l'Algérie.

Faute de repère plus préci, il faut remonter à l'histoire de Carthage pour accéder à la chronologie des Royaumes Numides.

Selon la chronologie chrétienne, et les récits de Virgile dans l'Enéide, Elissa Didon, soeur de Pygmalion, roi de Tyr, fuyant l'oppression de son frère, débarqua avec ses trésors et une poignée de fidèles Tyriens et Chypriotes sur la côte africaine de Tunis, vers 860-870 avant Jésus Christ. Entre le lac et les marais saumâtres, dans la péninsule formée par l'ancienne embouchure et les alluvions du fleuve Madjerda, elle fonda Carthage "Qart Hadast" (ville nouvelle).

C'est aussi dans l'Enéide, que nous trouvons trace du premier personnage historique du territoire occupé par l'Algérie d'aujourd'hui, Hiarbas ou Iarbas, roi de Getulie, ancienne contrée de l'Afrique en bordure de l'Atlas Saharien. Selon Virgile, Hiarbas, fils de Jupiter Amon et d'une nymphe, demanda à Didon de l'épouser. Ayant essuyé un refus, Hiarbas fit la guerre à Carthage.

Justin, dans les histoires Philippiques, résumé de la grande histoire universelle, adaptée par Trogue Pompée d'une oeuvre grecque plus ancienne, nous présenta l'épisode ainsi :

"Des envoyés de Hiarbas, chef de la tribu (Maxyés) arrivèrent à Cathage pour demander la main de Didon au nom de leur maître . . . Mais ils n'osèrent pas brusquer les choses et cherchèrent un détour. Ils feignirent d'être en quête d'un prince qui consentît à enseigner à Hiarbas et à ses sujets les moyens de vivre d'une manière moins barbare . . ."

Hérodote, au V siècle avant J.C., nous a laissé un apeçu sur le cadre de vie et sur les habitudes des Numides :

"A l'Est du fleuve Triton, vivent les Maxyès, peuple de laboureurs sédentaires possédant des maisons. Selon la tradition, une moitié de leur tête est rasée, l'autre moitié arbore une longue chevelure ; ils se teignent le corps au henné. Ils prétendent descendre des Troyens. La région où ils vivent, montagneuse, plus boisée que le territoire des Nomades, plat et sablonneux, comme d'ailleurs le rste de la Lybie vers le Couchant, abonde en fauves et animaux sauvages de grande taille : lions, éléphants, ours, ânes cornés, bracochères, cinochéphales, serpents . . . "

 Hérodote nous renseigne aussi sur l'organisation de l'agriculture et les hauts rendements agricoles de la région.

Il est difficile de déterminer avec exactitude l'origine des Numides, mais l'hypothèse de l'origine troyenne émise par les propos maxyès, est acceptable. Salluste affirme, par ailleurs, que les Massyles et les Massaéysyles auraient été amenés par Hercule, au cours de son périple vers l'Espagne.

Strabon confirme Salluste en ce qui concerne l'authenticité d'Hercule, ce fabuleux roi Assyrien, qui serait venu d'Asie avant Cyrus.

Malgré l'ignorance profonde où nous nous trouvons en ce qui concerne la Numidie jusqu'au IV siècle avant J.C., tout laisse supposer que son développement a suivi le même itinéraire que celui des peuples méditérranéens.

Au plan politique, la Numidie connut des tribus indépendantes, des républiques villageoises, de vastes royqumes dotés d'un pouvoir fort qui s'est superposé qux structures tribales.

Quand la Numidie réapparut au IVe siècle avant J.C., elle formait au couchant; le royaume des Massaeysiles limité par l'Ampsaga (Rhumel) à l'est et par la Moulouya à l'ouest, avec Siga pour capitale et le royaume des Massyles dans la partie orientale du Constantinois, avec Cirta pour capitale.

Hérodote rapporte que des relations commerciales se dévelppèrent très tôt entre Phéniciens et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et dela culture puniques assez profondément dans le pays.

Les Numides apprirent des Phéniciens les procédés agricoles et industriels de la fabrication de l'huile d'olive et du vin, l'exploitation etle travail du cuivre. L'influence culturelle, par contre, fut très li,itée et s'exerça essentiellement par l'inter,édiaire de Carthage; elle ne se manifesta de manière sûre que dans le domaine de l'art, dont nous retrouvons des exemples dans les grands médracens de l'Aurès et de Tipaza.

D'après Polybe, historien grec, né en 200 avant J.C. et connaisseur de l'Afrique pour y avoir séjourné longtemps, le premier roi des Massyles fut Navarase, beau-frère de Hannibal (247-183 avant J.C.) grand général et homme d'Etat carthaginois.

Après la pre,ière guerre punique (264-241 avant J.C.) Carthage dut faire face à la guerre de mercenaires, et fut aidée par la cavalerie numide du prince Navarase.

Au cours des années qui suivirent cette guerre, la puissance carthaginoise s'affaiblit, ce qui permit au roi des Massyles, Gala, grandpère de Massinissa, d'entreprendre la conquête des villes côtières, dont Hippo-Régius, qui devint sa capitale. Il fut reçu triomphalement par la population qui chassa les Carthaginois.

Pendant la deuxième guerre punique (218-202) avant J.C.) Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides.

Alliée à Hannibal, la cavalerie numide se distingua brillamment. Elle parvint à envahir l'Iberia, la Gaule, traversant les Pyrénéees ; puis lesAlpes, contribuant à remporter en 216 avant J.C. la bataille de Cannae, la plus célébre victoire des troupes de Hanninal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique.

La résistance et la robustesse des montures et des cavaliers numides y jouèrent un rôle considérable.

Ladeuxième guerre punique prendra fin avec la bataille de Zama. Cesont les troupes numides de Massinissa, rallié à Scipion, qui contrubuèrent à la défaite deCarthage, contrainte aolrs de reconnaître Massinissa comme roi de Numidie.

Au IIIe siècle avant J.C., la Numidie masséylienne était gouvernée par Syphax qui chercha à helléniser son pays, comme le faisaient à cette époque, les autres peuples de la Méditerranée.

La guerre en Iberia achevée et dans la perspective de la guerre en Afrique, Carthaginois et Romains recherchèrent l'alliance du roi numide.

Scipion décida alors de traverser le détroit de Gibraltar pour négoicer avec Lui. D'après Tite-Live, alors que Scipion entrait au port, Hasdrubal y arrivait aussi. Ainsi, ces deux ennemis se retrouvaient-ils sur le territoire du prince numide flatté de voir les deux plus grandes puissances du monde venir solliciter, en même temps, son amitié.

L'ALGERIE ROMAINE

L'occupation romaine de l'Afrique du Nord, à partir de Carthage, se fit par trois axes principaux :

  • Le premier, suit la côte de la Tunisie du nord au sud, puis il se dirige vers l'est et passe par la Libye ;
  • le second, qui va d'est en ouest, suit la ligne du plateau intérieur, nettement en arrière des massifs côtiers ;
  • le troisième, en diagonale nord-est et sud-ouest, représente la voie de pénétration vers la frontière sud et vers l'Aurès par Ammaedara (Haïdra, Tunisie), Thevesti (Tebessa), Thamugadi (Timgad), et enfin Lambaesis (Lambèse).

Trois de ces villes furent les bases de la légion romaine, qui occupa Ammaedara sous le règne d'Auguste. En l'année 75, elle s'installa à Thevesti, en 81 à Lambaesis, qui devint par la suite son siège définitif avant d'être la capitale de la Numidie. La Numidie n'est pas une province côtière comme l'Ifriqia avec Carthage, et la Maurétanie avec Césarea, mais une province intérieure, face au désert, soucieuse de défendre les provinces africaines contre les dangers qui viendraient du sud.

La Numidie est un territoire miliatire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle de viendera procince indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) en Maurétanie Sétifienne.

La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo). Le reste de l'Algrie forme la Maurétanie Césarienne.

La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hondna et des hautes plaines Oranaises; elle ne pénètre guère à plus de 100 km de la mer. Au-delà de cette band côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine.

Les cités romaines dans la Numidie et la Maurétanie s'érigèrent sur les villes romaines dans la numidie, dont certaines connurent un grand essor et jouirent d'une grande renommée dans ces contrées anciennes.

Hippone, Cuicul, Tiddis, Thevesli, Madouros, Tipaza, Siga, Ténès, et probablement les plus importantes villes romaines eurent comme assises les villes numides elles-même, fondées le long de la côte, sur l'emplacement des comptoirs phéniciens.

Les plus importantes ruines des villes romaines, se trouvent à l'est de la Maurétanie Césarienne, dans les Aurès, et au nord de la Numidie.

Si la sédentarisation s'est faite au temps des phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza . . . témoignent du rôle joué par les Cités africaines.

Dans le monde, seules deux villes, demeurent intactes et témoignent de la perfection urbanistique des cités romaines : Pompéi, en Italie, ensevelie et sauvegardée par les cendres du Vésuve, et Timgad en Algérie, ensevelie et sauvegardée par le sable du désert.

Le plan méthodique de Timgad, au quadrillage régulier, cherche à s'introduire partout, sur la croupe de la ville Numide de Cuicul-Djemila, sur la pente de Tiddis, au-dessus du tracé capricieux de la ville punique et numide d'Hippone la Royale. Les deux rues pricipales, se coupent en angle droit. Les autres leur sont parrallèles. Près du carrefour central, le Forum ets une place fermée, isolée, inaccesible aux voitires, qu'entoure un portique flanqué d'une basilique judiciaire.

La place, ornée de statues, est le centre politique. Le théâtre en est souvent proche. A Timgad, toute la ville semble implantée en fonction de la colline, où il était possible de creuser la "cavea". L'amphithéâtre, le cirque, sont souvent situés dans les quartiers périphériques ou en banlieue. Dans les rues dallées, et souvent bordées de portiques, on rencontre des temples, des ma'rchés, desthermes. Des places secondairs permettent de créer ne nouveaux ensembles architecturaux.

Aux carrefours se dressent des fontaines ou des nymphées monumentaux alimentés par des aqueducs qui, traversent par des tunnels les montagnes, franchissant les vallées par des arches, amènent de très loin une eau pure et abondante.

En visitant le Musée de Timgad, on est saisi par la splendeur des mosaïques où les motifs géométriques et les rinceaux s'épanouissent en feuillages d'une délicatesse et d'une exubérance inconnues.

Chaque ville a eu ses décorateurs et ses mosaïstes. La différance de style entre ces écoles fait apparaître la vitalité des ateliers locaux. Aucun pavement, dans le monde romain tout entier, ne peut être comparé à la mosaïque des vendanges. Aucune analogie, non plus, à la mosaïque de chasse d'Hippone. On peut conclure, que les Romains n'ont pas importé en Afrique des modèles arrêtés ou des formes fixes.

Ils laissèrent les Africains travailler à leur manière, implanter leur ville selon leur propre génie, répartir à leur gré des monuments dont ils adaptaient les formes, selon le terrain, selon leur commodité, selon leur goût. Les Numides ont,par leur génie créatif, perpétué l'oeuvre de leurs anciens rois.

La prospérité de la ville romaine est dûe à l'agriculture. On peut énumérer longuement les activités industrielles développées à cette époque, mais c'est le sol qui fait vivre l'Afrique. La chasse, même primitive demeure une industrie. Des spécialistes taquent les lions et les panthères pour les jeux du cirque.

L'élevage se développe, les pasteurs élèvent le mouton du type occidental. Les chevaux numides, les Barbes, petits et robustes, restent appréciés et servent à la cavalerie supplétive. A cette époque, l'Algérie est surtout un pays de culture. "C'st le grenier de Rome". Les plantations de vignes et d'oliviers se développent. Des meules aux pressoirs, on arrivera à d'énormes usines comme celle de Tébessa-Khallia, dont les ruines témoignent du caractère intensif de la culture.

Pendant cette période, l'Algérie produisait et exportait des céréales, de l'huile, du vin, les marbres de ses carrières, les fauves de ses forêts.

Elle a formé aussi des hommes illustres, restés à jamais dans l'Histoire :

SAINT AUGUSTIN

Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Église Latine et le plus grand esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident.

Évêque d'Hippone, dès 396, il mourut dans la ville assiégée par les Vandales.

L'influence de Saint Augustin, est sans doute celle qui a marqué le plus la théologie de tous les temps, car son oeuvre a quelque chose d'universel. Toute sa pensée est centrée sur deux problèmes essentiels : Dioeu et le destin de l'homme.

Mais, il y a aussi ces hommes qui ne cessèrent jamais de lutter contre la domination économique, culturelle et religieuse des Romains, et qui ont laissé leur nom gravé dans l'histoire. Parmi eux :

FIRMUS

Firmus, prince berbère mort en 375. Fils du roi Nubel, il s'est dressé contre les vexations des gouverneurs romains; en 372 il souleva les tribus du Djurdjura contre Rome et fut proclamé roi. Il prit Cherchell, mais échoua devant Tipaza. Cependant il résista aux Romains trois ans encore. Persécuté dans les régions de l'Atlas, Firmus se pendit afin de ne pas tomber dans les mains des Romains.

Donat, Optat et d'autres évêques chrétiens, formulèrent, aussi, des revendications qui dépassèrent le cadre strictement religieux.

Source: http://iquebec.ifrance.com/tasacora/histoirealg.htm

TEBESSA

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tlfq.ulavaAu Sahara, les infrastructures et les zones d'implantation, villes, villages et oasis sont régulièrement menacées par des problèmes d'ensablement, de dépérissement de palmeraies, de tarissement de sources et de salinisation des sols.
endaEn plus des arabophones, l’Algérie comprend aussi quelque cinq millions de berbérophones, soit 14 % de la population. Les Berbères sont traditionnellement islamistes, mais ont toujours été réfractaires à l'arabisation. Depuis l’indépendance, l'Algérie a toujours maintenu une politique d'occultation ou d'exclusion explicite du berbère et l'arabisation reste encore le fondement de la politique linguistique du pays.
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2 381 741 Km2, 4 fois la France - le pays se présente comme un immense désert Placée au coeur des grands moments qu'à connus la Méditerranée au cours de son histoire, l'Algérie a su trouver dans ses fils, depuis le royaume numide et l'épopée de l'Islam jusqu'aux guerres coloniales, les hérauts de la liberté, de l'unité et du progrès en même temps que les bâtisseurs d'Etats démocratiques et prospères dans les périodes de grandeur et de paix

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