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Un royaume hors du temps, jamais colonisé, et qui
a su préserver sa culture et ses traditions,
- Un accueil authentique et chaleureux dans les villages,
- De très beaux paysages de montagnes,
- Des festivals religieux d'une splendeur sans égale. |
Blotti au pied de l'Himalaya, le Bhoutan demeure l'un des pays
les plus mystérieux de la planète. Rares sont les visiteurs ayant eu
la chance de parcourir les chemins enchanteurs de cette forteresse
bouddhique de l'Himalaya. Au Bhoutan, vous découvrirez :
- Un royaume hors du temps, jamais colonisé, et qui a su préserver
sa culture et ses traditions,
- Un accueil authentique et chaleureux dans les villages,
- De très beaux paysages de montagnes,
- Des festivals religieux d'une splendeur sans |
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| Quatre-vingt cinq
pour cent de la population du Bhoutan pratique l'agriculture de
subsistance : élevage de bétail et du yack, culture de la pomme de
terre, des légumes, des oranges, des pommes, du maïs, du riz, du
millet, du blé, du sarrasin, de l'orge, de la cardamome et de la
moutarde. Récemment la production de bière, de miel et de fromage
s'est développée dans la vallée fertile de Bumthang. |
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Le
Bhoutan
a longtemps été
un pays inconnu de l'Occident et mystérieux. Jusque dans les années
1970, quelques rares visiteurs occidentaux avaient pu pénétrer dans la
pays: les premiers furent deux Jésuites portugais en 1627, suivis par
quelques envoyés britanniques au 18ème, 19ème et début du 20 ème
siècle, puis par quelques photographes et journalistes à partir des
années 50.
Le
pays avait réussi à échapper à la grande vague colonialiste du 19ème
siècle et préservait farouchement son indépendance en pratiquant une
politique d'isolation vis-à-vis de l'Occident.
Mais cette volonté ne fut pas la seule raison qui contribua à
préserver le Bhoutan. Il faut se tourner vers la géographie |
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Superficie
47 000 km2 |
Pays limitrophes
Inde (605 km de frontières), Chine
(470 km de frontières) |
Régime politique
Monarchie (roi Jigme Singye Wangchuck) |
Religion(s)
Bouddhisme (75%), Hindouisme (25%) |
Population
2185 000 h. (2003) |
Espérance de vie
54 ans |
Langue(s)
Dzongkha (langue officielle),
dialectes tibétains et népalais |
Capitale
Thimphu |
Monnaie
Ngultrum |
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Située
dans la région reculée de l'Himalaya oriental, le petit Royaume montagneux
du Bhoutan (de la taille de la Suisse) est
bordé au sud par l'Inde et au nord, par la région autonome du Tibet de la
République populaire de Chine. Le pays est lié au Tibet sur les plans
historique et culturel, et à l'Inde sur le plan économique. Le niveau de
vie de la population a beaucoup progressé depuis que le Bhoutan a amorcé
un plan de modernisation au début des années 1960. Aujourd'hui, une route
moderne relie la capitale de Thimbu à la ville frontière de Phuentsoling
située dans les plaines de l'Inde. Le transporteur aérien national, Druk
Air, assure un service vers l'Inde, le Népal, le Bangladesh et la
Thaïlande, et est la seule à desservir le Bhoutan.
L'histoire
ancienne du Bhoutan est imprégnée de tradition et de mythologie
bouddhistes. L'histoire récente du royaume débute par une monarchie
héréditaire, qui a été fondée au XXe siècle et a conservé la
politique isolationniste du pays. C'est sous le règne du troisième roi que
le Bhoutan est sorti de son passé médiéval et a commencé à établir des
relations avec les pays occidentaux.
Malgré le processus de
modernisation, le Bhoutan a conservé une politique de développement
prudente et mesurée afin de préserver son identité nationale.
Bien que le royaume soit connu sous le nom de Bhoutan par le monde
extérieur, les gens du pays l'appellent Druk Yul ou « le pays du dragon
tonnerre » et les Bhoutanais s'appellent les Drukpas. La langue nationale
est le dzongkha. La plupart des jeunes parlent aussi couramment l'anglais,
puisque c'est la langue de l'enseignement dans toutes les écoles du pays.
Il existe un certain nombre d'autres groupes linguistiques régionaux et la
majorité des Bhoutanais parlent quatre ou cinq langues.
Les monastères fortifiés
massifs qui ornent la plupart des sommets des collines et des vallées sont
des « dzongs ». Ils servent de sièges aux administrations locales et de
centre à l'autorité séculière et religieuse de chaque district.
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Le Bhoutan a pour principaux partenaires
commerciaux l'Inde et le Bangladesh avec lesquels il a conclu un
accord de libre-échange. L'électricité est son exportation principale
vers l'Inde. Il exporte également du carbure de calcium, des produits
du bois (la Bhoutan Board Company fabrique des meubles en aggloméré),
du ciment (la Dungsam Cement Factory a une capacité prévue de 1 500
tonnes par jour), des produits agricoles (pommes, fruits en conserve,
confitures et de nombreuses variétés de champignons), du ferrosilicium,
des timbres et des huiles essentielles comme la citronnelle |
La prudence et la mesure qui
caractérisent les orientations politiques bhoutanaises se retrouvent aussi
dans la défense de la culture. Influencés depuis des siècles par la
culture tibétaine qu'ils ont adaptée à leur pays et bouddhistes en
majorité, les Bhoutanais sont fiers d'avoir une culture originale et
revendiquent bien haut leur droit à la préserver. L'arrivée de la
technologie permet l'informatisation de l'inventaires des biens culturels
et religieux ainsi que du catalogue de la bibliothèque nationale. Un
logiciel de dzongkha, la langue nationale, existe. L'Institut de
médecine traditionnelle supervise un programme de culture et de traitement
de plantes médicinales. Les arts sont enseignés dans des écoles
spécialisées. Les maisons nouvellement construites doivent présenter des
caractères architecturaux qui s'accorde avec le style du pays. Quant au
bouddhisme du Grand Véhicule, Mahayana , qui est religion d'état,
il joue un rôle prépondérant dans la formation du mode de pensée mais
aussi dans la vie quotidienne. Les religieux exécutent des rituels plus ou
moins complexes lors des cérémonies officielles mais aussi pour les
familles qui font appel à eux en toute circonstance. L'école religieuse
officielle est l'école drukpa kagyupa mais une grande partie du
centre et de l'est du bhoutan est d'obédience nyingmapa. Les deux
écoles adhèrent aux mêmes principes fondamentaux mais se distinguent par
des rituels et des traditions d'enseignement quelque peu différents.
Le défi de vouloir
l'équilibre entre développement et traditions caractérise aujourd'hui le
Bhoutan. Mais le Bhoutan a depuis longtemps relevé un autre défi: celui de
survivre et garder son identité entre deux géants, l'Inde et la Chine.
La préservation des richesses
naturelles du Bhoutan
Le Bhoutan est très en avance
sur bien des pays pour ce qui est de reconnaître l'importance que revêt la
protection de l'environnement. Le fait que le gouvernement ait réussi à
accroître la couverture forestière de 60 à 70 p. 100 au cours des 20
dernières années montre que le pays est fermement déterminé et qu'il est
prêt à sacrifier à ce but les gains en PIB à court terme. Le fonds
d'affectation spéciale pour l'environnement, dont les recettes ont permis
de préserver 23 p. 100 du territoire comme parcs fauniques et comme
sanctuaires, témoigne également de cet engagement. L'extraction minière et
l'exploitation forestière sont contrôlées et ne font pas partie des
priorités du gouvernement bhoutanais.
Le tourisme est un secteur de
croissance très prometteur au Bhoutan, mais les Bhoutanais font preuve
d'une grande prudence dans la manière dont ils exploitent leur produit
touristique. Le nombre de touristes restera probablement d'environ 5 000
par an. Le tourisme prend la forme de forfaits tout compris à un coût
prédéterminé de 200 $US par jour. Le gouvernement concentre davantage ses
efforts sur les créneaux comme l'écotourisme et le tourisme culturel.
L'approche adoptée il y
a plusieurs années par le roi Jigme Singye Wangchuck, préconise une mesure
holistique du développement humain. Elle repose sur quatre principes
fondamentaux auxquels le gouvernement attache une importance égale :
– croissance et développement
économiques ;
– conservation et promotion de la culture ;
– sauvegarde de l'environnement et
utilisation durable des ressources naturelles, et ;
– bonne gouvernance responsable.
Pour le premier ministre du royaume
bhoutanais, « la poursuite du "Bonheur
national brut" a produit de riches dividendes pour notre peuple. »
« Le Bhoutan, ajoute-t-il, a atteint un progrès économique soutenu sans
compromettre l'intégrité de notre environnement et de notre culture. Nous
avons été en mesure de conserver bien plus des 60% de superficies émergées
sous couvert forestier requises par nos lois.
Nous avons exploité des voies plus durables
de croissance économique comme l'essor des installations hydroélectriques
et des ressources d'écotourisme, tout en renonçant délibérément aux gains
économiques à court terme de la coupe et de la vente de bois d'œuvre.
En conséquence, nous sommes en mesure de
créer des revenus considérables tout en protégeant les bassins versants et
l'habitat de la flore et de la faune.
De même, nous avons accordé l'attention qui
lui est due à la conservation de nos riches traditions et de notre culture
que nous estimons fondamentales pour préserver l'identité et l'âme de
notre peuple. »
Une ambassadrice itinérante de l'onu, Misako
Konno, raconte comment elle a eu le sentiment de redécouvrir le vrai sens
de la richesse lors de sa visite au Bhoutan : « Pendant la semaine que
j'ai passée au Bhoutan, qui a débuté dans la capitale Thimpu, je me suis
toujours déplacée dans une charrette tirée par un cheval. J'ai peiné
pendant des heures sur des routes de montagne aux virages en épingle à
cheveux. La gentillesse qui se lisait sur le visage des gens rencontrés au
détour des routes m'a frappée et c'est ce qui m'a fait penser à la
philosophie bhoutanaise du "bonheur national brut", qui ne concerne pas
seulement les gens, mais aussi la nature en général.
Les Bhoutanais détestent tuer des créatures
vivantes, ce que leur interdit leurs convictions religieuses, et cela se
voit dans la manière dont ils coexistent mais aussi dans le respect qu'ils
portent aux plantes, aux animaux, aux animaux et autres formes de vie.
Pour moi, le Bhoutan est un pays digne où
les gens vivent heureux; c'est un pays développé en termes écologiques.
»
À la lumière de l'expérience bhoutanaise, le
BNB
apparaît comme un indicateur de bien-être économique durable beaucoup plus
englobant que le PIB
ou l'ISP
(Index of Social Progress).
Ce pays qui pratique avec sagesse une politique de "développement sans
hâte" offre, à une échelle évidemment fort réduite par rapport à nos
économies occidentales, un exemple inspirant de gouvernance capable de
concilier des objectifs en apparence incompatibles:
poursuite d'un développement économique qui
contribue au mieux-être de la collectivité, développement des personnes et
des communautés, le respect de la culture et des traditions, le tout, dans
une perspective de développement durable.

SOURCE
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LES
AMIS DU BHOUTAN
Présentation de l'association
L' Association "
Les Amis du Bhoutan" Loi 1901 a été fondée en 1987 pour promouvoir une
meilleur connaissance du Bhoutan dans les pays francophones ainsi que pour
aider les Bhoutanais de passage en Europe.
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