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Candida  Eléments du diagnostic des mycoses

Mycologie 

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Candida albicans est l'ascomycète (levure) pathogène le plus répandu, responsable de la candidoses, maladie des muqueuses de la bouche (muguet chez le jeune enfant), du vagin (vaginite) et des voies alimentaires (mycoses généralisées). D'autre part, des plaques blanchâtres au niveau du palais, une affection fréquente chez les nourrissons surviennent. Des infections plus sérieuses touchent le coeur (endocardite), le sang (septicémie) et le cerveau (méningite). Candida albicans est un parasite les voies respiratoires, digestives et génitales. C'est le résidant habituel de la peau et de certaines muqueuses.

Ce n'est qu'à la suite de perturbations de l'équilibre de la flore microbienne vaginale, par certains facteurs (antibiothérapies, hormonothérapies, etc.) que ces levures se développent de façon très importante, provoquant une violente réaction inflammatoire.

Candida albicans produit un pseudomycélium et des blastophores. Dans les milieux de culture appropriées on peut voir se développer des chlamydospores, c'est-à-dire des spores asexuées capables de résister aux conditions environnementales défavorables.

Chez la plupart des gens, cet organisme est saprophyte (donc non pathogène. Si l'hôte est affaibli par une bactérie comme la pneumonie, ou si des bactéries rivales sont éliminées (utilisation d'antibiotiques) alors Candida albicans peut devenir virulent

Les candidoses

Les champignons (levures) du genre Candida peuvent provoquer des infections superficielles touchant les muqueuses et la peau et des infections viscérales : elles peuvent se limiter à un organe ou disséminer à travers l'organisme. Parmi les 200 espèces de Candida connues, seule une vingtaine est responsable d'infections humaines. Les levures Candida sont souvent responsables d'infections nosocomiales systémiques.

LES CANDIDA
Il existe plus de 35 espèces de Candida mais Candida albicans est le plus souvent isolé (85 % des cas), les autres espèces (C. glabrata =
Torulopsis glabrata 5 %, C. tropicalis, C. parapsilosis et C. kruseï) plus rarement
Torulopsis glabrata serait responsable des rares cas de résistance aux imidazolés; traitement par des ovules d'acide borique (600 mg/jour - 14 jours)
Candida albicans se retrouve en faible concentration au niveau des muqueuses du tube digestif et du vagin : la forme saprophytaire (blastospore) est retrouvée chez environ 20 % des femmes asymptomatiques et peut être considérée comme faisant partie de la flore vaginale physiologique. L'état pathogène se traduisant par la transition et la multiplication en forme de pseudo-filamen
ts.

Torulopsis glabrata

Levures de forme variable rondes à allongées.
Reproduction par bourgeonnement multilatéral.
Le pseudomycélium peut être absent, rudimentaire ou abondant.
Parfois présence de vrai mycélium.
Levures non pigmentées. Fermentation + ou (-). Uréase (-).
Inositol non assimilé. Créatinine non assimilée.

Habitat

Rarement isolée dans la nature.
Saprophyte du tube digestif et de l'appareil urinaire humain.
Retrouvée fréquemment au niveau des muqueuses génitales.

Pouvoir pathogène

Provoque des vaginites, des infections urinaires et des septicémies
( 3ème Candida en fréquence après Candida albicans et Candida parapsilosis ).

Diagnostic

Il repose :
- sur l'examen direct: présence de petites levures qui ne filamentent pas,
- sur la culture qui pousse rapidement sur milieu de Sabouraud sans Actidione,
- sur l'absence de pseudomycélium sur RAT ou PCB,
- sur l'étude de l'assimilation des sucres ( seuls le glucose et le tréhalose sont assimilés ).

Colonies blanches, crémeuses, plates et brillantes, pouvant pousser à 37°C.
Présence de levures rondes ou ovalaires de petite taille qui ne donnent pas de pseudomycélium mais qui bourgeonnent.
Sur milieu pauvre ( RAT ou PCB ): absence de pseudomycélium.
Ne pousse pas sur milieu à l'Actidione.
- Fermentation des sucres : ne fermente que 2 sucres, le glucose et le tréhalose.
- Assimilation des sucres : n'assimile que le glucose et le tréhalose.
Colonie rose sur Tétrazolium.

La especie-forma Candida glabrata (Meyer y Yarrow, 1978), clasificada inicialmente como Cryptococcus glabratus por Anderson en 1917 y reclasificada en 1938 como Torulopsis glabrata por Lodder y De Vries, se define como una levadura productora de colonias lisas de consistencia blanda y de color crema, constituidas por células de 2,5-5 µm X 3,5-4,5 µm de diámetro. Presentan formas individuales ovoides, incapaces de formar seudohifas o seudomicelio o, como máximo, pueden formar una cadena corta de levaduras ovoides. La gemación es multilateral, no produce cápsula ni artrosporas, y tampoco se han descrito esporas sexuales. Se trata de una levadura haploide, a diferencia de Candida albicans. El interés por esta levadura reside en que es considerada como un patógeno emergente, con la particularidad de que un número considerable de cepas pueden ser resistentes in vitro a los antifúngicos triazólicos.

FACTORES DE VIRULENCIA

La ausencia de algunos factores de virulencia, como la producción de seudohifas, consideradas como estructuras que incrementan la adherencia y penetración del hongo en los tejidos, conduce a considerar que C. glabrata es menos virulenta que otras especies, como C. albicans o C. tropicalis. Este hecho es cierto cuando se utilizan modelos experimentales en animales de laboratorio; sin embargo, existen evidencias que demuestran una rápida diseminación de las infecciones por aquélla en los enfermos inmunodeprimidos, en quienes también se produce una elevada tasa de mortalidad. Aunque el conocimiento de los marcadores de virulencia en esta especie es escaso, algunas investigaciones han demostrado que C. glabrata produce proteinasas y que la hidrofobicidad de su superficie celular es similar a la de C. albicans, lo que asegura su capacidad de adherencia a las células del huésped. Otros factores relacionados con una mayor virulencia, como el cambio en el fenotipo de las colonias, muy estudiado en C. albicans, también puede producirse en C. glabrata.

Algunas alteraciones del huésped que contribuyen al desarrollo de las infecciones por esta especie son la disminución en los niveles de IgA secretora vaginal, una menor respuesta inflamatoria y, sobre todo, una disminución cuantitativa o cualitativa de los linfocitos T, hecho que explica su mayor frecuencia en los paciente con sida, trasplantados y con neoplasias

IDENTIFICACIÓN DE LA ESPECIE

Candida glabrata crece con facilidad a 37 ºC en el medio de agar glucosado de Sabouraud, con o sin antibióticos, pero no se desarrolla en presencia de cicloheximida (actidiona). En aquel medio origina, en 24-48 h, unas colonias lisas, no adherentes, de color blanco o cremoso, más o menos brillantes e indiferenciables de la mayoría de otras especies de levaduras del mismo género. En medios cromogénicos, como el CHROMagar®, las colonias aparecen de color lila a púrpura. Se utilizan los mismos método de identificación que para otras levaduras del género Candida. Los datos negativos, en cuanto a la ausencia de seudohifas o clamidosporas cuando se siembra la cepa en medios pobres, como el agar-crema de arroz o el agar harina de maíz, junto con la morfología y el tamaño reducido de los blastoconidios (3-4 µm) orientan hacia esta especie, pero solamente las pruebas bioquímicas del auxonograma y zimograma confirman la identificación.

Los sistemas manuales o automatizados de identificación suelen ser suficientemente discriminativos, ya que el patrón bioquímico de la especie la diferencia claramente de otras especies del género Candida. Este patrón puede resultar más semejante al de Candida krusei, aunque son de difícil confusión porque C. krusei presenta una morfología macro y microscópica muy diferente. Se han descrito algunos métodos rápidos, como el basado en la hidrólisis rápida de la trealosa (Pelltroche-Llacsauhanga et al, 1999). Este método permite la identificación de C. glabrata en tres horas, con una especificidad y sensibilidad del 99%.

Como se ha comentado anteriormente, también se han aplicado técnicas de identificación rápida utilizando métodos moleculares de amplificación por PCR. Este método podría tener su utilidad para identificar la especie de Candida directamente de los hemocultivos, tal y como propusieron Hee Shin et al en 1997. Otros métodos moleculares utilizados para la identificación de esta especie incluyen el polimorfismo de fragmentos de restricción (RFLP), la electroforesis en gel de campo pulsátil, el RAPD (Random Amplifyed Polymorphic DNA) y otras pruebas con DNA. Sin embargo, estos métodos tienen actualmente más aplicación para estudios de epidemiología molecular que para el diagnóstico clínico.

JS

Dans la nature, les champignons microscopiques sont des organismes adaptables à des conditions extrêmes. Leur principale fonction est de recycler les débris organiques. Il n’existe probablement aucune substance capable d’éliminer radicalement les champignons. On en retrouve dans l’alcool et même dans des solutions contenant de l’acide sulfurique. Des centaines de milliers d’espèces se développent naturellement, et la plupart sont saprophytes, mais quelques espèces sont parasites et responsables de la destruction de certaines variétés d’arbres comme les ormes. Des champignons thermophyles sont rencontrés dans certaines grottes à des températures pouvant atteindre jusqu’à 50° ou plus; à l’inverse, des champignons cryophiles vivent sur les glaciers dans l’Antarctique.

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Candida albicans

Le Candida albicans, qui nous intéresse ici, est donc une levure saprophyte[xii] des muqueuses qui se reproduit par bourgeonnement cellulaire asexué. Une cellule-mère peut former de nombreux bourgeons dans diverses directions. Lorsqu’un bourgeon est assez gros, il s’étrangle et se sépare de la cellule-mère pour former une cellule-fille. La paroi cellulaire conserve une petite cicatrice. On trouve à l’état normal le Candida albicans aussi bien sur la peau que sur les muqueuses des individus sains. Ceci explique qu’on puisse le rencontrer en faible abondance, dans les cavités buccales, les muqueuses génitales et l’intestin de tout individu. Toutefois, aucun symptôme n’est lié à sa présence. Candida albicans fait partie, en particulier, des composants normaux de la flore intestinale. 

Le Candida albicans a la particularité de pouvoir passer de la forme levure (cellules arrondies ou ovoïdes, groupées en petits amas) à la forme de moisissure (les cellules s’allongent alors et se développent  pour prendre l’aspect de filaments, de pseudo-hyphes, de pseudo-mycéliums), et vice versa. Grâce à ce dimorphisme, il se soustrait aux mécanismes de défense liés à l’immunité cellulaire. Rarement une seule forme existe. On peut dire que la forme levure est la forme saprophyte, et vit en symbiose avec l’organisme hôte, alors que la forme moisissure mycélienne est la forme parasite et donc pathogène et susceptible de provoquer des symptômes. Lors du passage d’une forme à l’autre, le champignon subit des modifications de forme et de synthèses enzymatiques qui correspondent en fait à une adaptation de survie à un milieu devenu défavorable.

Alors que la forme levure est non-invasive, la forme mycélienne (qui est l’aspect que prend la moisissure) est capable de pénétrer la muqueuse. Au niveau de la muqueuse gastrique et intestinale par exemple, elle est capable de s’infiltrer jusqu’au vaisseaux sanguins et lymphatiques profonds et de permettre ainsi la pénétration sanguine de nombreuses substances intestinales dont la plupart sont antigéniques[xiii]. De plus les candidas sécrètent de nombreuses toxines. On connait en effet 79 substances chimiques différentes sécrétées par les différentes espèces de Candida albicans. Chaque espèce de Candida albicans pouvant en sécréter environ 35 différentes.

Cette capacité particulière de transformation et de sécrétion provoque une confusion de notre système de défense qui cherche à repérer les formes et à identifier les toxines. Devant un adversaire si versatile, le nombre d’anticorps fabriqués vis-à-vis des nombreuses toxines est important, mais devient rapidement inutile. Par contre, cet excès d’anticorps provoque l’apparition de syndromes allergiques. Le sujet atteint se met à devenir intolérant aux parfums, aux produits de nettoyage, aux odeurs de peinture ou d’essence, à la fumée de cigarette, aux anesthésiques locaux, au soleil....

 Les champignons comprennent les levures et les moisissures. Les levures sont des champignons unicellulaires dont les dimensions sont de 4 à 6 µ. Leur multiplication est rapide dans un milieu riche en sucre ou en amidon, et elles peuvent plus facilement croître en milieu acide (pH voisin de 4). Les moisissures croissent à partir d’une graine (spore) qui pousse, s’étire en longs filaments (appelés les hyphes), dont la configuration finale est connue sous le nom de mycélium.

Les candidoses sont des maladies insidieuses, pratiquement inconnues il y a 50 ans, mais qui touchent actuellement des millions de personnes dans le monde. Non traitée, cette affection peut s'étendre et détériorer progressivement et gravement la santé en contribuant à l' affaiblissement du système immunitaire.

Ce sont des levures caractérisées par des éléments unicellulaires, bourgeonnement par blastopores ou formation d'un pseudo ou d'un véritable mycélium.

On compte actuellement 35 espèces de Candida. Ces levures sont généralement saprophytes de la peau et des muqueuses. Elles peuvent devenir pathogènes dans certaines conditions : défaillance de l'immunité, traitements prolongés par les antibiotiques, corticoïdes, immuno-dépresseurs.

Les candidoses sont dues à un champignon de type levure, dont le plus commun est le Candida albicans.
Cette levure vit normalement en saprophyte dans l'intestin humain ou animal en se nourrissant de matières organiques en décomposition. Elle est généralement sans danger, tant que l'équilibre bactérien qui contrôle sa multiplication n'est pas altéré. Dans certaines conditions pourtant, elle peut se multiplier de manière excessive et envahir tout l'appareil digestif (bouche, intestin, anus). Après dissémination par voie sanguine, elle peut même se propager dans tout l'organisme (bronches, peau, vagin, etc...) sous forme de muguet ou de mycoses.

D'une manière générale, on trouve des candidas dans :

  1. l'asthme, la rhinite, l'urticaire (atopie)

  2. la candidose buccale, intestinale, vaginale

  3. l'atteinte viscérale, aux poumons, aux reins ...

  4. les mycoses de la peau et des ongles

  5. les candidoses généralisées, au niveau de la peau et des muqueuses.

D'une manière plus précise :

  1. Affections localisées, cutanées et muqueuses (muguet, perlèche, glossite, intertrigo), des ongles (onyxis et périonyxis), oesophagiennes et intestinales (vulvo-vaginite, balanite, cystite), oculaires (irido-cyclite), broncho-pulmonaires etc.

  2. Affections généralisées à type de septicémie de l'adulte ou de septicopyohémie du nourrisson.

Il est important de distinguer deux stades de l’agression par le Candida Albicans

C. albicans est un organisme vivant à l'état naurel dans la bouche et le tube digestif de l'être humain. On le retrouve chez 80% de la population, et il n'entraine habituellement aucune maladie ou symptôme en particulier
A l'état saprophyte (inofensif)
il est présent sous forme de levure
Sous diverses conditions il se transforme en champignon et devient pathogène. Il se présente alors sous une forme de filaments
  1. On peut dire que la forme levure est la forme saprophyte. En quantité "normale" elle vit en symbiose avec l'organisme, en excès, elle devient nocive par imperméabilisation des parois intestinales,

  2. La forme moisissure (mycélienne) est la forme parasite pathogène. Elle est capable de traverser la muqueuse digestive et de passer dans la circulation lymphatique et sanguine.

Aspect typique de Candida albicans à l'état frais
Aspect typique de Candida albicans à l'état frais

Dans les derniers 15-20 ans on a pu observer une remarquable augmentation de beaucoup de pathologies psychosomatiques, et de plus en plus de manifestations de l'infection par Candida. Différents facteurs sont responsables de cette situation, et en particulier l'alimentation moderne dégradée, trop raffinée et trop sucrée, l'utilisation exagérée des antibiotiques, l'abus de remèdes pour le système nerveux central (tranquillisants, somnifères), la pilule contraceptives, les remèdes contre l'ulcère (cimetidine...) une concentration de plus en plus importante de métaux lourds comme le cadmium ou le mercure (amalgames dentaires, poissons polluées, pollution de l'air, de l'eau...), l'utilisation dans le domaine alimentaire de conservant et colorants, l'utilisation sans limites des pesticides, herbicides et antibiotiques dans l'agriculture, etc, etc...

Candidoses cutanées et muqueuses

Les infections de la peau et des muqueuses peuvent se produire aussi bien chez des sujets sains que chez des individus immunodéprimés. Elles sont principalement dues à des modifications de l'hydratation, du pH, des concentrations de nutriments ou de l'environnement microbien de la peau et des muqueuses. Les candidoses cutanées se développent dans les zones de transpiration, comme l'aine, les aisselles, les zones interdigitales, et sur les endroits brûlés ou écorchés. Les Candida peuvent infecter différentes muqueuses : la cavité buccale, la muqueuse vaginale et l'œsophage. L'une des candidoses les plus connues touchant la cavité buccale est le muguet qui affecte fréquemment le nouveau-né, les patients traités par antiobiotiques à large spectre et les personnes immunodéprimées, surtout celles atteintes du sida. Les candidoses génitales ou vulvo-vaginites sont également fréquentes et dues dans 80% des cas à l'espèce Candida albicans. Elles ne sont pas considérées comme des maladies sexuellement transmissibles et peuvent être le signe d'un diabète. Les causes de récidives sont nombreuses : les médicaments (cures répétées d'antibiotiques), les oestrogènes, les corticoïdes et immunosuppresseurs, la contraception par stérilet ou diaphragme. Les candidoses de l'oesophage enfin accompagnent souvent l'infection par le VIH. Elles nécessitent des traitements antifongiques dont les modalités et les durées sont adaptées à chaque situation

Candidose buccale chez un patient atteint par un virus HIV du SIDA
Candidose buccale chez un patient atteint par un virus HIV du SIDA

Le candida fabrique de l'acétaldéhyde à partir des molécules d'alcool produites par le sucre.
L'acétaldéhyde réagit sur un neurotransmetteur cérébral, la dopamine, et provoque des symptômes nerveux de type émotionnels tels que dépression, anxiété, peurs, irritabilité, humeur changeante, faiblesse de la mémoire et manque de concentration.

Des anticorps sont sécrétés pour lutter contre les nombreuses toxines, mais, comme nous l'avons vu, le système immunitaire est peu à peu débordé. Il se produit une sécrétion accrue d'histamine. L'apparition d'aldéhydes peut être responsable d'une baisse des lymphocytes T. Cette baisse sensibilise le sujet aux infections en perturbant la réponse normale de son système immunitaire à celles-ci.
En particulier les articulations et les muscles sont touchés. La fatigue est habituelle

Les candidoses systémiques

Les candidoses systémiques relèvent de deux mécanismes différents sur le plan physiopathologique. Elles peuvent en effet être la conséquence de contaminations nosocomiales "exogènes" souvent chez des patients ayant des cathéters intravasculaires (produits de perfusion, transmission manuportée). Elles peuvent aussi être consécutive au passage vers le sang et les organes profonds de levures ayant colonisé des sites digestifs et/ou génito-urinaires "endogènes". Cet évènement est favorisé par la fragilisation des muqueuses après les chimiothérapies et par des traitements antibiotiques prolongés principalement chez les patients hospitalisés en réanimation mais aussi chez des patients neutropéniques (atteints de déficit en certains globules blancs, les neutrophiles). Les facteurs de risque de candidoses systémiques sont nombreux : neutropénie prolongée, allo et autogreffe de moëlle, corticothérapie, chirurgie digestive lourde, réanimation, prématurité, brûlures étendues, … Toutes les localisations peuvent se voir, en particulier les localisations rénales, valvulaires et cardiaques.
Au plan épidémiologique, tous facteurs de risque confondus, l'espèce
Candida albicans est responsable d'environ la moitié des infections. Viennent ensuite, Candida glabrata, Candida tropicalis et Candida parapsilosis. Les autres espèces sont moins fréquentes et leur émergence dépend souvent d'écologies particulières. L'identification de certaines espèces peut modifier la prise en charge thérapeutique en raison de leur résistance intrinsèque à certains antifongiques.
Le diagnostic des candidoses systémiques est souvent difficile et retardé. Il s'appuie sur la notion de fièvre prolongée résistante aux traitements antibiotiques chez un patient à risque de candidémie. Certains tests sérologiques et surtout la découverte d'une hémoculture positive permettent le diagnostic. Le traitement antifongique doit être systématique ainsi que le retrait des cathéters intravasculaires souvent colonisés. La mortalité reste voisine de 40

Mycose - Candidose vulvo-vaginale
DIAGNOSTIC
La sémiologie et l'aspect des leucorrhées est très souvent suffisant au diagnostic
Un prélèvement vaginal peut être toutefois utile en particulier en cas d'une autre pathologie associée
Le diagnostic est confirmé par l'examen direct NaCl 0.9 % (cellules ovales ou rondes de 26 µm parfois bourgeonnantes accompagnées ou non de filaments mycéliens à bout arrondis ), le pH vaginal et une culture sur gélose de Sabouraud (méthode de référence)

Identification de Candida albicans

http://pedagogie.albicans

Le test de chlamydosporulation sur milieu RAT ou PCB :

le milieu (en petite boîte de pétri) est ensemencé en son centre à l'aide d'une goutte de suspension à analyser qui est ensuite recouverte d'une lamelle. Incubation 48 heures à une température comprise entre 28 et 30°C. La lecture s'effectue par observation directe au microscope du milieu à l'objectif x40, on recherche la présence de psudomycélium + blastospores + chlamydospores caractéristiques de Candida albicans (cliquer sur la photographie pour la visualiser en grand format).

Milieu chromogène Candida ID2

Il s'agit d'un milieu sélectif des levures qui contient un substrat spécifique de Candida albicans couplé à un chromogène. L'utilisation par la levure du susbstrat libère le chromogène qui colore la colonie en bleu. On effectue un isolement sur le milieu directement à partir du prélèvement et l'on incube 24 à 48 heures à 37°C. Sur la photographie ci-dessous on observe un mélange de levures : Candida albicans (colonies bleus) et autres levures (colonies blanches). (cliquer sur la photographie pour la visualiser en grand format).

 

Le test de blastèse ou de filamentation

un bouillon blastèse (sérum) est ensemencé à partir d'une colonie suspecte. Après 3 heures d'incubation à 37°C on effectue un montage d'état frais afin de rechercher des tubes germinatifs caractéristiques de Candida albicans. Attention, ne pas confondre un tube germinatif avec un pseudomycélium (base étranglée).(cliquer sur la photographie pour la visualiser en grand format).

 

Características diferenciales de C. albicans y C. glabrata.


Caractéristique

C. albicans

C. glabrata


Blastoconidios

3-7x3-14 µm

2,5-4,5x4-6 µm

Pseudohifas

No

Chlamydospores

No

Número de cromosomas

7-9, diploide

11, haploide

Asimilación de azúcares

G, S, M, T, GAL, Aa

G, Ta

Color en medios cromogénicos

CHROMagar®

Candida ID®

 

Verde

Azul

 

Lila-púrpura

Blanco

Crecimiento en cicloheximida 0,1%

+/-

-

Virulencia experimental

+++

+

Resistencia triazoles

+

+++

Candida glabrata se aísla cada vez con mayor frecuencia de muestras clínicas, como agente de candidosis vaginal, o produciendo micosis sistémicas graves y candidemia en los enfermos críticos, en inmunodeprimidos y con neoplasias hematológicas o sólidas. En las mujeres afectadas de vaginitis con flujo aumentado, C. glabrata corresponde a la especie cultivada con mayor frecuencia después de C. albicans, variando según las series desde un 0,6 a un 36 %, con una frecuencia media entre el 15 y el 20%. También se han descrito algunos brotes epidémicos en las unidades de cuidados intensivos (UCI), considerados como infecciones nosocomiales. En un estudio realizado en Madrid por Muriel et al, en 2000, a partir de 108 cepas procedentes de muestras ginecológicas, 138 de la UCI neonatal y 71 de las UCI de adultos, C. glabrata fue identificada en el 19,4% de las muestras vaginales (consideradas infecciones comunitarias), en el 27,5% de las muestras neonatales, y en el 29,6% de las UCI de adultos. Estos datos demuestran el carácter predominantemente nosocomial de C. glabrata respecto al comunitario

Source

General Candida and Yeast Information:

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Dernière modification : 16 mai 2010
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