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CENTRAFRIQUE

La República Centroafricana dispone también de reservas en diamante y oro.

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Centrafrique : la ville de Birao désertée par ses habitants

Pour échapper aux combats opposant les forces armées centrafricaines aux rebelles, les milliers de civils qui avaient dû fuir la ville sont actuellement trop inquiets pour revenir chez eux.

Plus de 600 maisons ont été incendiées au cours des combats de début mars, a déploré une autorité locale. « Toutes ces maisons ont été incendiées par les rebelles pendant leur retraite », a indiqué le préfet de la ville, le colonel Mathieu Mobiliawa.

Aujourd’hui, les rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) exigent l’ouverture de négociations avec le gouvernement au sujet du partage du pouvoir en RCA.

En novembre 2006, la rébellion s’était emparée de cinq villes : Birao, la capitale de la région, Sam-Ouandja, Ouanda-Djalle, Ouadda et Ndele. En décembre, avec l’appui des troupes françaises, l’armée centrafricaine avait repris le contrôle de ces villes, mais les affrontements entre les éléments de l’UFDR et les forces armées centrafricaines s’étaient poursuivis par la suite dans la région.

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La complexité linguistique de l'Afrique noire est telle que, dans nombre de pays, ce sont des langues étrangères comme le français ou l'anglais qui permettent la communication entre les différentes populations. La Centrafrique est l'un des rares pays à disposer d'une langue quasi nationale. Celle-ci, le sango, est à l'origine une langue commerciale utilisée le long de l'Oubangui. Formé à partir d'emprunts aux divers idiomes locaux, le sango existait avant l'arrivée des européens (sous le nom de dendi), mais ce sont les échanges avec les colonisateurs qui favorisèrent son extension à la fin du XIXème siècle. La langue elle-même s'enrichit de nombreux apports du français. Bien que le français soit langue officielle, le sango est aussi utilisé à la radio nationale

 

L’activité minière est importante.
Le diamant a représenté plus de 60 % des recettes d’exportations en 1995 (40.6 milliards de francs CFA) et 12 % des recettes fiscales. Mais la production officieuse serait de 1 500 000 carats, représentant 15 % du PNB. La contrebande est entre les mains des musulmans du Nord ou Goulas. Les mines sont celles de Bria et de Berberati. Une bourse internationale du diamant a ouvert en 1996 qui en réglemente l’achat, la vente et l’exportation auprès de la banque internationale de Bangui.
L’hydro-électricité couvre 80 % de la consommation du pays avec une production de 80 millions de Kwh en 1994.
L’industrie est dans les mains des occidentaux. Il s’agit du textile, de la savonnerie et des industries agro-alimentaires (bières Castel) qui totalisent 57 % de la valeur ajoutée industrielle

 

La plus grande attraction touristique de la Centrafrique reste sa faune, considérée comme l'une des plus riches, des plus diversifiées et des plus représentatives de l'Afrique.
La présence de cette faune a conduit à la création de nombreux parcs et réserves .
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Plus de 10 000 habitations rasées, 212 000 personnes déplacées, pillages et violences contre la population.Voici le triste rapport que l’association de défense des Droits de l’Homme, Human Rights Watch (RHW), a publié vendredi sur la situation dans le Nord de la République Centrafricaine. En plus d’une situation humanitaire catastrophique et d’une répression gouvernementale féroce, HRW décrit la passivité de l’armée française déployée sur place

JS

Les hommes politiques centrafricains envisagent de confier leurs institutions financières à des ressortissants français afin de mettre fin au tribalisme et à la corruption qui ronge leur pays. Pour certains participants au Dialogue national, le redressement du pays passe par le retour des « Blancs »... ou des expatriés.

 

Plus de 10 000 habitations rasées, 212 000 personnes déplacées, pillages et violences contre la population.Voici le triste rapport que l’association de défense des Droits de l’Homme, Human Rights Watch (RHW), a publié vendredi sur la situation dans le Nord de la République Centrafricaine. En plus d’une situation humanitaire catastrophique et d’une répression gouvernementale féroce, HRW décrit la passivité de l’armée française déployée sur place

Le nouveau régime centrafricain souhaite exploiter au maximum la filière diamant qui constitue la deuxième source de revenu du pays après le bois. Mais avant de pouvoir accroître la production du précieux minerai, le gouvernement doit assainir le secteur, marqué par la fraude jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, si l’on n’en croit le ministre des Mines.

Nom du pays : République centrafricaine
Superficie : 622 984 km2
Population (2002) : 3,8 millions
Monnaie (moyenne de 2002) : 1 $US = 697 francs CFA
Capitale : Bangui
Espérance de vie (2001) : Femmes : 45,1 ans (2002); Hommes : 42,1 ans
Taux d'alphabétisation (2001) : Femmes : 52,4 % (1995); Hommes : 68,5 %
Nbre de personnes atteintes du VIH/sida (2001) : 250 000
Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes (2001) : 12,9 %
Indice du développement humain de l'ONU (2002) : 165e sur 173 pays
source:

Depuis son accession à l’indépendance le 13 mai 1960, la République de Centrafrique n’a jamais connu la stabilité. Entre le régime dictatorial du Président-Maréchal, puis Empereur Bokassa, les coups d’Etat militaires, les mutineries et la présidence Patassé, le pays a sombré dans la corruption pendant que se renforçait le tribalisme au sein de l’armée. Son économie, exsangue, a poussé à maintes reprises le Président François Bozizé à réclamer la reprise immédiate de la coopération économique avec les pays et bailleurs de fonds, sans attendre le retour à la légalité constitutionnelle.

Aujourd’hui, selon Jean Fernand-Gbagbo, un habitant de Bangui, la collaboration avec l’ancienne colonie est vue par beaucoup comme un « mal nécessaire ». « Nous avons pourtant des hommes capables et diplômés, explique-t-il, mais le problème qui se pose est un problème de mentalité et de moralité. Pendant longtemps, l’accès aux postes sensibles s’est fait par accointances, avec une carte politique. Et les gens pensent que les Français seront moins sensibles aux pressions politiques que les nationaux ».

La solution des expatriés

En guise de compromis, le vice-président du Bureau du Dialogue national, le pasteur Josué Binoua, a proposé de « confier la direction des régies financières aux expatriés ». Une proposition très appuyée par les délégués. « Beaucoup ont joui des vols, des détournements, des pillages, et lorsqu’il s’agit de mettre un terme à des pratiques pour harmoniser la gestion de la chose publique, ils s’y opposent. Nous disons ’non’ et que cela finisse. Qu’on fasse venir les expatriés », a conclu un délégué des assises.

Reste à savoir si ces derniers prendraient le risque de quitter la France, la Belgique, les Etats-Unis ou encore le Canada, pour leur pays d’origine. « Les Centrafricains de l’étranger ne manquent pas de patriotisme, explique Jean Fernand-Gbagbo. La plupart du temps, ce sont les hommes politiques de Centrafrique qui les ont découragés et les ont poussés à quitter leur pays ».

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CENTRAFRIQUE

dont la capitale est Bangui, doit son nom pour des raisons historiques et à sa position géographique, située au coeur de l'Afrique; le pays se présente comme un vaste territoire de 622 984 km2 bordé par cinq pays : le Soudan à l'Est, le Tchad au Nord, le Cameroun à l'Ouest, la République du Congo et la République démocratique du Congo (ex Zaïre) au Sud. Sa position, à cheval sur deux grandes zones climatiques, sahélienne au Nord et équatoriale au Sud, en fait un pays aux ressources naturelles variées, propice à des cultures diversifiées, à la pêche et à l'élevage. Traversée de nombreux cours d'eau, abritant une forêt dense humide étendue, favorisée par un sous-sol riche en diamants, or et, autres minéraux, la RCA ne manque pas d'atouts et son potentiel devrait être suffisant pour couvrir les besoins de sa population. Cette dernière est estimée aujourd'hui à 3,3 millions d'habitants dont 63% rurale et urbaine à 37%.

Superficie : 622 984 km2

La República Centroafricana es independiente desde el 13 de Agosto de 1960. Ella beneficia de una amplia red hydrográfica alimentada por las abundantes lluvias tropicales y cubierta en su parte sur por una espesa selva tropical; este pais propiamente agricultor-ganadero, dispone también de reservas en diamante y oro.

 - Musique centrafricaine moderne
La musique centrafricaine moderne existe même si elle est inconnue sur le plan international. L'absence d'une politique culturelle a ghettorisé la musique moderne centrafricaine qui s'apparente à la rumba congolo-zaïroise. Cette musique est née dans les années 50, période où la rumba cubaine et le high-life venus du Ghana faisaient fureur en Afrique centrale. La République Centrafricaine n'était pas demeurée insensible au nouveau courant puisque les musiciens de l'époque reprenaient à Bangui des morceaux populaires cubains et ghanéens qui étaient diffusés sur le puissant émetteur de radio Brazzaville installée par les colons français. Parmi les pionniers centrafricains, l'on peut citer : Jean-Marc LESOI, Jean MAGALET, Dominique EBOMA, Prosper MAYELE, BEKPA, et Jimmy ZAKARI surnommé Jimmy de l'hawaïenne par les zaïrois. Ces figures ont participé à la création de la rumba congolo-zaïroise compte tenu du fait que Jimmy ZAKARI avait évolué tantôt à Brazzaville et tantôt à Kinshasa où il fut le professeur de guitare du célèbre musicien zaïrois Franco LUAMBO.
Paulo KAMBA (Congo), Jimmy ZAKARI (Centrafrique) et WENDO (Zaïre) sont les précurseurs de la rumba congolo-zaïroise. Le manque de moyens de production et de promotion a mis sous silence la musique centrafricaine. A l'intérieur du pays, les groupes se forment et disparaissent par manque de structuration et de soutien. Quelques orchestres populaires agrémentent les soirées banguissoises dans les principaux dancings de la place : MUSIKI, CANON STARS, SUPER STARS, COMMANDO JAZZ, TROPICAL FIESTA et les ZOKELA... Les difficultés rencontrées par les artistes ont contraint certains à l'exil où ils trouvent une occasion de faire connaître leur musique à l'étranger. C'est ainsi qu'on trouve à Paris les chanteurs comme Charlie PERRIERE, Sultan ZEMBELLAT, Laskin NGOMATEKE, Baba BY-GAO, Léa LIGNANZI, Léonie KANGALA, Frédéric KANGALA, Delmas KELOU et Judes BONDEZE qui se produisent en concert et en disque.
La musique moderne centrafricaine véhicule le sango qui est la langue nationale et officielle parlée par toute la population. La musique représente un atout dans ce pays puisqu'elle véhicule le sango pour éduquer, sensibiliser la population et favoriser la promotion de la langue qui n'est pas enseignée dans les écoles (exception de rares établissements primaires à titre expérimental). La majorité des úuvres centrafricaines sont écrites et chantées en sango. Si la musique moderne centrafricaine fait figure de parent pauvre, elle est cependant une richesse inexploitée de nos jours. Son rayonnement mondial - ce qui se fait suffisamment déjà bien avec la musique polyphonique des Pygmées Aka - peut être un facteur déclencheur de la découverte du pays encore méconnu. A l'heure où le développement culturel n'est pas prioritaire dans plusieurs pays africains, les artistes centrafricains doivent compter sur leurs propres moyens afin de faire connaître leur art.
Pour sa part, le groupe Maïgaro* avec Sultan ZEMBELLAT prend une initiative : faire des animations, participer à des rencontres culturelles, faire découvrir la musique centrafricaine sous forme de disques compacts, cassettes.

1800 : Ngoura, le leader des Kogobili, fonde la nation Zandé

1820 :
Selon certains auteurs, c'est aux environs de 1820 que le peuple Baya pourchassé dans le nord -ouest par les Foulbé de l'Adamawa s'établit sur le sol centrafricain (Les travaux de fouilles archéologiques menés notamment par Pierre Vidal et Etienne Zangato dans les secteurs de Bouar tendent à prouver une plus longue présence des populations sur le sol centrafricain)

1825 : Le peuple Mandjia s'établit au nord de l'Oubangui

1830 :
Le début de l'émigration du peuple Banda partant de Fertit vers le sud et l'ouest.
Dans la région nord-est du territoire de Centrafrique, le prince banguirmien, Omar, appellé Djoungoultoum, fonde la province du Dar-el-Kouti.

1850 : la nation Zandé atteint son apogée avec la dynastie Angoura.. C'est également l'apogée de la nation Bandia avec la dynastie Abaya.

 

- le parc national Manovo-Gounda-Saint-Floris (17400 km2). Classé patrimoine mondial par l'Unesco en 1988, il présente diverses curiosités dont la faune, les chutes de Matakil et la mare de Gata qui offre l'une des plus fortes concentrations d'hippopotames au monde;
- le parc national Dzanga-Ndoki, situé au sud-ouest du pays etroyaume des gorilles;
- la réserve spéciale de Dzanga-Sangha, sanctuaire des éléphants, buffles nains, bongos, ibis et perroquets, dans une riche et exubérante forêt à moins de 500 km de l'Equateur.
La Centrafrique est réputée dans le monde entier pour ses safaris chasse. Mais, elle est aussi le pays des papillons dont elle compte une impressionnante collection.

En plus de la faune, le pays dispose de sites remarquables : plusieurs chutes impressionnantes comme celles de Boali, à 100 km de Bangui, des monuments historiques, des musées, des grottes, des sources thermales, des gravures rupestres, l'artisanat, sans oublier les mégalithes de Bouar qui, selon les archéologues, sont des pierres levées qui ont été érigées il y a plus de 2500 ans !

La Centrafrique vous invite à découvrir cette multitude de richesses et de curiosités qui ne laisseront pas indifférents les visiteurs avides de connaissances et d'aventures.

Population : 3 210 000 habitants (1995)
Superficie : 622 984 km2 (3 % des terres cultivées)
Densité absolue : 5,2 hab./km2
Capitale (Bangui) : 597 000 habitants
Acct./an.moy.pop. 78 000 hab. (2.6 %)
Langues parlées : français, sango.

Territoire sous-peuplé, la République Centrafricaine possède trois zones climatiques : le sud ou zone de la forêt, le centre ou zone de la savane arbustive et le nord ou zone de la savane herbeuse.
La République Centrafricaine est le château d’eau du Tchad, c’est là que prennent leur source le Logone et le Chari.

AGRICULTURE
Premières activités : coton, café et tabac.
La production de coton progresse avec pour objectif les 50 000 tonnes de coton-graine en l’an 2000. Cette culture est très dépendante des cours mondiaux. Le café exporté a rapporté 14.5 milliards de francs CFA en 1995. 72 000 tonnes d’arachide ont été produites en 1995.
L’élevage est composé de 2.8 millions de têtes de bovins en 1994. Il se concentre à l’ouest du pays, zone montagneuse. Le cheptel porcin est de 480 000 têtes.
L’exploitation du bois est primordiale. Elle occupe une petite part des exportations (environ 15 %).
La pêche, exclusivement en eau douce, a fourni 13 000 tonnes de poissons en 1994, soit 4.1 kilos par habitant.
La balance agricole, y compris le bois, était excédentaire de 9 millions de dollars en 1994, soit 0.8 % du PNB.

La plus grande attraction touristique de la Centrafrique reste sa faune, considérée comme l'une des plus riches, des plus diversifiées et des plus représentatives de l'Afrique.
La présence de cette faune a conduit à la création de nombreux parcs et réserves.

ECONOMIE ET COMMERCE EXTERIEUR
La République Centrafricaine avait renoué avec la croissance mais les événements de 1996 ont affaibli l’économie, boudée par les investisseurs et menacée par le FMI qui avait repris son aide.
Avec un PNB par habitant de 340 dollars en 1995, la République Centrafricaine fait partie des pays très pauvres. La monnaie nationale est le franc CFA qui vaut aujourd'hui 0.01 Franc Français.

LINKS

La complexité linguistique de l'Afrique noire est telle que, dans nombre de pays, ce sont des langues étrangères comme le français ou l'anglais qui permettent la communication entre les différentes populations
Malgré une petite population (moins de 3,7 millions d'habitants) et des ressources considérables, la République centrafricaine demeure un des pays les plus pauvres de la planète. Le pays reste très dépendant de l'agriculture et de la foresterie.

 

République Centrafricaine (RCA) ou Centrafrique soit en sängö, Ködörösêse tî Bêafrîka  ou Bêafrîka, dont la capitale est Bangui, doit son nom pour des raisons historiques et à sa position géographique, située au coeur de l'Afrique

Le rapport révèle que la situation en République Centrafricaine n’est pas « oubliée » par la communauté internationale, mais occultée, voire inconnue. La crise dans le nord du pays n’est pas qu’un simple débordement de la crise voisine du Darfour, mais bien un conflit interne dont la responsabilité des troupes gouvernementales centrafricaine est clairement mis en avant par le rapport de l’ONG. « C’est une dynamique tout à fait locale. C’est vrai que la situation au Darfour et à l’est du Tchad exacerbe les tensions en Centre Afrique mais on n’est pas dans une situation comme à l’Est du Tchad. C’est une situation différente où ce sont deux foyers insurrectionnels qui sont locaux avec des revendications locales. Et l’armée envoie ses troupes pour les réprimer, mais répriment surtout les civils. », a expliqué Olivier Bercault. L’armée agit en toute impunité et est responsable de la majorité des exactions. Ainsi, le rapport fait état « de la vaste majorité des violations graves des droits humains perpétrées dans le nord du pays. » dont la charge impute en grande partie aux soldats des forces armées centres africaines (FACA) et de la garde présidentielle (GP).

Les communautés autochtones d’Afrique centrale se battent contre la discrimination

Les communautés de Pygmées sont présentes dans plusieurs pays d’Afrique centrale, y compris en République centrafricaine où ils sont appelés Aka, Babongo au Gabon, Batwa au Rwanda et au Burundi, Mbuti en RDC et Baka au Cameroun.

Bien qu’ils soient reconnus comme étant les premiers occupants des terres et des forêts de ces pays, ils sont toujours dominés par les communautés bantoues voisines. « L’esclavage a été aboli depuis plusieurs siècles, mais nous constatons avec regret qu’il existe encore des régions où nos frères pygmées sont discriminés », a affirmé Gilbert Djombo-Bomondjo, préfet de la Likouala, au nord du Congo.

Pour M. Gilbert Djombo-Bomondjo, plusieurs raisons sont à l’origine de cette ségrégation, notamment l’idée selon laquelle les autochtones sont des citoyens de seconde classe. Les Pygmées se nourrissent de la pêche, de la cueillette et de la chasse et ont une grande connaissance des plantes médicinales.

« Nous vivons dans la nature et dépendons de la forêt, même si l’Etat refuse de le reconnaître », a affirmé le jeune Ababehu-Utauta. Idéalement, ces communautés devraient tirer parti de l’exploitation de la forêt qui, dans certains pays d’Afrique centrale, est la première ou deuxième plus importante ressource nationale. Mais la réalité est toute autre.

« Les communautés autochtones très vulnérables qui vivent dans les zones forestières denses et humides n’ont jamais bénéficié des produits de la forêt, ni des ressources naturelles de leur pays, ni d’une assistance financière durable de leur Etat », a dit Kapupu Diwa, coordinateur général du Réseau des populations autochtones et locales d’Afrique centrale sur la gestion durable des écosystèmes de la forêt

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