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Entérobactéries

Structure antigénique : on distinguera surtout les antigènes O et H, plus rarement K

Les entérobactéries regroupent un ensemble de bactéries commensales, opportunistes ou pathogènes du tube digestif.
Ce sont des bacilles gram- aéro-anaérobies, qui présentent une grande diversité, aussi bien dans les caractéristiques biologiques in vitro (capacités d'adaptation), que dans les caractéristiques de culture in vitro (utilisation pour l'identification de critères biochimiques, sérotypiques et génotypiques).
On trouve des entérobactéries, et en particulier des salmonelles, chez tous les vertébrés (y compris reptiles et poissons). Leur répartition est
mondiale
.

 

La famille des Enterobacteriaceae comprend de nombreux genres bactériens répondant à la définition suivante

Bacilles à Gram négatif

Aéro-anaérobies

Mobiles ou immobiles

Facilement cultivables

Fermentant le glucose

Réduisant les nitrates en nitrites

Dépourvus d'oxydase

La famille certains comprend 130 espèces actuellement répertoriées. Les espèces les plus communément isolées en bactériologie clinique appartiennent aux genres Citrobacter, Enterobacter, Escherichia, Hafnia, Klebsiella, Morganella, Proteus, Providencia, Salmonella Serratia, Shigella, Yersinia.

MORPHOLOGIE

Ce sont des bacilles à Gram négatif de 2 à 3 micromètres de long sur 0,6 de large.

Les Proteus sont très polymorphes : formes longues et filamenteuses ou petits bacilles droits  (Protée est un dieu de la mythologie grecque qui changeait de forme à volonté).

Les espèces mobiles - les plus nombreuses - le sont grâce à une ciliature péritriche.

Certaines sont immobiles (Klebsiella, Shigella, Yersinia pestis).

Les Klebsiella sont capsulées.

La plupart des espèces pathogènes pour l'homme possèdent des fimbriae ou pili communs qui sont des facteurs d'adhésion

CULTURE

Les entérobactéries se développent rapidement in vitro sur des milieux "ordinaires". La température optimale de croissance est 37°C mais la culture est possible entre 20° et 40°C. Leur temps de division varie de 20 à 40 minutes.

Sur gélose, les colonies sont lisses et régulières et atteignent 2 millimètres de large sauf celles des Yersinia qui sont plus petites. Les Proteus ont tendance à envahir la gélose et à y former un tapis uniforme. Les Klebsiella forment des colonies souvent tès muqueuses, larges, grasses et luisantes.

En milieu liquide, les entérobactéries occasionnent un trouble uniforme du bouillon.

CARACTÈRES ANTIGÉNIQUES

Les entérobactéries possèdent différents antigènes :

un antigène commun dénommé ECA (pour Enterobacterial Common Antigen) ou antigène de Kunin. Cet antigène n'existe que chez les entérobactéries et, de ce fait, a un intérêt taxonomique. Sa présence chez les Yersinia a permis d'inclure ce genre dans la famille des entérobactéries.

les antigènes O ou somatiques, correspondent aux polyosides fixés sur les lipopolysaccharides (LPS). Ils sont thermostables et résistent à l'alcool . Les bactéries portant des antigènes O sont agglutinées par les anticorps correspondants ; les agglutinats sont fins, lents à se constituer et difficilement dissociables par agitation (agglutination "corps à corps").

l'antigène R correspond au polysaccharide du coré central. La disparition de l'antigène O le démasque et rend les souches "rough" (colonies rugueuses) auto agglutinables dans l'eau physiologique, plus sensibles aux substances bactéricides du sérum, plus facilement phagocytées et donc moins pathogènes.

les antigènes H ou flagellaires n'existent que chez les souches mobiles. Constitués de protéines spécifiques dénommées flagelline, ils sont thermolabiles et inactivés par l'alcool. Ils provoquent une agglutination floconneuse (accolement des bactéries par leurs flagelles), rapidement constituée mais facilement dissociable par agitation (rupture des flagelles).

les antigènes de surface comprenant :

les antigènes K, capsulaires, de nature polysaccharidique. Chez les Escherichia coli, les Shigella ou chez certaines Salmonella et Citrobacter (alors appelés Vi), ils masquent l'agglutination par les anticorps anti O qui peut être restituée après chauffage de la souche car ils sont détruits par ébullition. les antigènes d'adhérence ou adhésines de nature protéique, portés par des pili communs (encore appelés fimbriae).

Infecciones producidas por otras enterobacterias

Infecciones producidas por Citrobacter

El género Citrobacter tiene tres especies, C. amalonaticus, C. diversus y C. freundii. Son bacterias móviles, fermentadoras de la glucosa con formación de gas, con reacción positiva al rojo de metilo, negativa a la prueba de Voges-Proskauer, crecimiento en medio de citrato de Simmons y en presencia de KCN y capacidad de hidrolizar la urea lentamente y débilmente35 .

Las especies del género Citrobacter producen casi de forma exclusiva infecciones hospitalarias en pacientes debilitados. Las neumonías y las infecciones del tracto urinario son las localizaciones más frecuentes. En neonatos, C. diversus se ha relacionado con meningitis y abscesos cerebrales. Se han descrito casos de endocarditis y bacteriemia nosocomiales en pacientes con importantes enfermedades de base o en el postoperatorio inmediato.

La resistencia a diversos antibióticos es habitual en las especies de Citrobacter, por lo que es usual que la elección del tratamiento se base en los estudios de sensibilidad antimicrobiana.

Infecciones producidas por Edwardsiella

Dentro del género Edwardsiella se conocen tres especies, E. tarda, E. hoshinae y E. ictaluri, aunque sólo la primera de ellas se ha relacionado con infecciones en seres humanos. Son bacterias móviles, que producen gas por la fermentación de la glucosa, generan ácido sulfhídrico y muestran positividad a la reacción del indol, a la de la lisina-decarboxilasa y a la de la ornitina-decarboxilasa1 .

Clínicamente, E. tarda se ha asociado con cuadros de gastroenteritis similares a los causados por Salmonella, aunque con una mayor duración de la diarrea. Se han descrito bacteriemias, abscesos hepáticos, meningitis e infecciones de partes blandas producidos por este microorganismo.

E. tarda muestra sensibilidad a la mayoría de antimicrobianos, aunque no está demostrada su utilidad en los casos de gastroenteritis no complicadas

Infecciones producidas por Shigella

Microbiología

Las especies del género Shigella son bacilos gramnegativos no móviles ni encapsulados. No fermentan la lactosa. El género Shigella se divide en cuatro grupos en función de similitudes serológicas y de reacciones de fermentación: A (S. dysenteriae), B (S. flexneri), C (S. boydii) y D (S. sonnei). Excepto S. sonnei, con un solo serotipo, hay un total de 40 serotipos, en base a los antígenos O, en los diferentes grupos

Infecciones producidas por Proteus, Morganella y Providencia

Las especies de los géneros Proteus, Morganella y Providencia son bacilos gramnegativos no fermentadores de la lactosa, muy móviles, con capacidad para desaminar la fenilalanina rápidamente y con un crecimiento en ondas muy característico en los medios de cultivo sólidos. Esta última propiedad es una consecuencia de su extraordinaria motilidad por la existencia de gran número de flagelos por célula. Las características bioquímicas comunes son la positividad de la reacción del rojo de metilo, la negatividad de la prueba de Voges-Proskauer, la posibilidad de crecimiento en presencia de KCN y la escasa producción de gas. Las especies que producen infecciones en humanos son P. vulgaris, P. mirabilis, P. myxofaciens, M. morganii, P. alcalifaciens, P. stuartii y P. rettgeri1 .

El género Klebsiella está formado por un grupo de bacterias con dos especies que producen enfermedades en el hombre, K. pneumoniae y K. oxytoca. K. pneumoniae tiene tres subespecies denominadas K. pneumoniae subsp. pneumoniae, K. pneumoniae subsp. ozaenae y K. pneumoniae subsp. rhinoscleromatis. Las especies del género Klebsiella son bacterias inmóviles, negativas con el indol (excepto K. oxytoca), positivas con la reacción de Voges-Proskauer, capaces de crecer en KCN y en medios con citrato como única fuente de carbono. Todas las especies fermentan la lactosa y ninguna es productora de ácido sulfhídrico1 .

Y. pestis es un bacilo gramnegativo, pleomórfico e inmóvil. Con las tinciones de Giemsa o Wayson tiene un aspecto bipolar en forma de "alfiler de seguridad". Es un parásito intracelular facultativo que mantiene su virulencia por la producción de antígenos V y W, capaces de resistir la fagocitosis intracelular, y por la formación de una cápsula de lipopolisacáridos que lo protege de la fagocitosis por parte de los neutrófilos33 .

JS


Le nom d'entérobactéries a été donné parce que ces bactéries sont en général des hôtes normaux ou pathologiques, suivant les espèces microbiennes, du tube digestif de l'homme et des animaux.

Elles semblent plus spécifiquement adaptées à l'homme ou l'animal; certaines sont
responsables d'infections humaines parfois sévères (fièvre typhoïde, dysenterie bacillaire, peste).
Enterobacteries

D'autres groupes pourtant prolifèrent en abondance dans l'environnement (sol-eaux). Elles participent aux grands cycles de dégradation des matières organiques ou sont étroitement associées aux plantes chez lesquelles elles peuvent déterminer des altérations nuisibles dans le domaine agro-alimentaire (nécroses, dégénérescence ou ramollissement tissulaire, pourriture molle, etc ...

Les Entérobactéries sont présentes dans de nombreux éco-systèmes, en particulier l'intestin qui leur a donné son nom mais aussi dans l'environnement (eau, sol). Elles peuvent être saprophytes, commensales ou pathogènes. Le cas d'E. coli est typique puisque cette bactérie est retrouvée dans les eaux souvent en provenance d'une contamination fécale, dans l'intestin et certains E. coli sont pathogènes chez l'homme ou l'animal.

Morphologie : habituellement typique de type bacilles à Gram négatif de 2-4 µ X 0,4-0,6 µ, mobiles (péritriches) ou immobiles (Klebsiella), quelquefois capsulés (Klebsiella)
Culture : poussent facilement sur les milieux usuels en 24 h à 37 °C en aérobiose et en anaérobiose

Leurs exigences nutritionnelles sont, en général, réduites. La plupart se multiplient en milieu synthétique avec une source de carbone simple comme le glucose.

Structure antigénique : on distinguera surtout les antigènes O et H, plus rarement K

Antigènes O = Ag de paroi toujours présents

Antigènes H = Ag flagellaires

Antigènes K = Ag de capsule ou d'enveloppe

- thermostables (résistants 2 heures à un chauffage à 100°C);

- une fraction protéinique qui rend le complexe antigénique;

- une fraction polyosidique qui détermine la spécificité de l'antigène;

Antigènes O = antigènes de la paroi des entérobactéries.

très toxiques (1/20 de mg suffit pour tuer la souris en 24 h): une fraction lipidique qui, liée au polyoside, est responsable de la toxicité (endotoxine): Injecté à l'homme ou à l'animal, l'antigène 0 provoque de la fièvre, une leucopénie suivie de leucocytose avec lymphopénie et éosinopénie (cf fièvre typhoïde et choc endotoxinique).

Antigène H = Antigène flagellaire

 - de nature protéique

- antigène thermolabile, détruit par l'alcool à 50 % et par les enzymes protéolytiques ;

Les entérobactéries : tests de contamination fécale

De leur présence va dépendre la
qualité sanitaire d'une eau ou d'un produit alimentaire. Une eau n'est potable, un aliment n'est consommable que s'ils sont exempts de contamination fécale, Ces micro-organismes sont susceptibles de proliférer dans les fèces (selles).

L'absence des
bactéries coliformes
, hôtes constants du tube digestif de l'homme et de l'animal, garantira l'absence des pathogènes.  
Pathogènes opportunistes

Leurs représentants sont isolés à partir des matières fécales, des aliments, de l'eau, du sol, des végétaux, des céréales, etc..... Beaucoup d'entérobactéries, d'origine intestinale, peuvent à des degrés divers,
être agressives pour l'homme. On les dit "pathogènes opportunistes". La fréquence de leurs manifestations pathologiques est en augmentation, car souvent due à l'existence chez ces espèces de plasmides de résistance aux antibiotiques permettant leur sélection et favorisant à leur avantage les dysmicrobismes.
Pathogènes spécifiques

Ce sont les
Salmonella, les Shigella, les Escherichia coli des gastroentérites infantiles (GEI) et les Yersinia (yersiniose, peste).

CARACTÈRES BIOCHIMIQUES

Les propriétés qui définissent la famille doivent être mises en évidence pour affirmer que la souche est une entérobactérie.

Les caractères d'identification sont essentiellement "biochimiques" et utilisent des tests qui étudient le métabolisme protéique (présence d'uréase, production d'indole, dégradation du tryptophane) ou la fermentation des sucres (glucose, lactose, saccharose etc..), la capacité d'utiliser le citrate, la présence d'enzymes (décarboxylases, désaminases), la production d'hydrogène sulfuré ou la formation de gaz.

Le tableau ci dessous résume les caractères d'identification des genres le plus fréquemment rencontrés :

 

Escherichia

Citrobacter

Enterobacter

Klebsiella

Serratia

Salmonella

Shigella

Proteus

Providencia

Gluc

+

+

 +

+

+

+

+

+

+

Lact

+

+

+

+

-

-

-

-

-

ONPG

+

+

+

+

+

-

+/-

-

-

Indole

+

-

-

+/-

-

-

+/-

+/-

+

VP (Acétoïne)

-

-

+

+

+

-

-

-

-

Citr

-

+

+

+

+

+/-

-

+/-

+

Mob.

+

+

+

-

+

+

-

+

+

Urée

-

-

-

+

-

-

-

+

-

PDA

-

-

-

-

-

-

-

+

+

H2S

-

+/-

-

-

-

+

-

+/-

-

* à 20°C seulement

LA PAROI DES ENTÉROBACTÉRIES

Les entérobactéries sont des bacilles à Gram négatif et possèdent donc une paroi dont la structure en trois couches est particulière à ces bactéries. Cette paroi est constituée de l'extérieur vers l'intérieur : d'une membrane externe, d'une couche mince de peptidoglycane et d'un espace périplasmique qui entoure la membrane cytoplasmique.

La membrane externe protège les entérobactéries de l'action des sels biliaires et des ferments digestifs. Elle est constituée d'une double couche lipidique dans laquelle sont inclus des molécules de lipopolysaccharide (LPS) qui comprend 3 parties :

  • . le lipide A qui est l'endotoxine

  • . le core central, polysaccharide de base (constituant l'antigène R) ECBU

  • . les polyosides des chaînes latérales (constituant les antigènes O)

S'y trouvent aussi des protéines diverses dont les porines (Omp pour Outer membrane protein) qui, en se polymérisant, forment des canaux assurant le passage des molécules hydrophiles à travers cette membrane externe par ailleurs très hydrophobe.

Le peptidoglycane constitue une couche rigide, plus mince et plus lâche que chez les bactéries à Gram positif. Il est composé de chaînes linéaires de polyosides reliées entre elles par des peptides. L'assemblage et le remodelage du peptidoglycane sont sous la dépendance de transpeptidases et de carboxypeptidases qui fixent les bêta-lactamines et sont pour cette raison dénommées PBP (pour Penicillin binding proteins) ou PLP (pour Protéines de liaison aux pénicillines).

Dans l'espace périplasmique s'accumulent des enzymes qui dégradent les substances prélevées dans le milieu extérieur et nécessaires au métabolisme de la bactérie. On y trouve également les bêtalactamases capables d'hydrolyser les bêtalactamines.

La membrane cytoplasmique est constituée, comme toutes les membranes cellulaires, d'une double couche phospholipidique hydrophobe dont la perméabilité est rendue sélective par la présence de protéines dénommées perméases. De nombreuses enzymes et notamment celles qui interviennent dans le métabolisme énergétique sont insérées dans cette membrane. S'y trouvent aussi, sur sa face externe, les transpeptidases et carboxypeptidases nécessaires à la synthèse du peptidoglycane.

Les entérobactéries sont-elles pathogènes ?

Oui, serait-on tenté de répondre puisque ce sont les bactéries les plus fréquemment isolées chez les malades,

Non, au contraire, puisque nous accueillons ces bactéries sans dommages : le colibacille ne constitue-t-il pas l'espèce dominante de la flore commensale aérobie de nos intestins ?

En fait, il en est des relations hôte-entérobactéries comme de toute relation : il y a des hauts et des bas .

Différentes raisons, tenant tant à l'hôte qu'à la bactérie, expliquent cette versatilité.

  • Dépendent de l'hôte : les modalités d'entrée du microbe, la présence de certains récepteurs tissulaires d'adhésion, l'état des tissus atteints, les pathologies associées, l'efficacité du système immunitaire.
  • Dépendent de l'(entérobactérie : l'importance de l'inoculum, le pathovar auquel elle appartient que définissent, les facteurs de virulence (capacités d'adhésion, de multiplication, élaboration de toxines et sans doute bien d'autres facteurs à découvrir).

"C'est de l'union entre la bactérie et l'organisme que dépend la mise en route du processus infectieux..." (V. de Lavergne - La Maladie infectieuse - 1951).

La pathogénicité est une notion très relative et isoler une bactérie d'un individu ne fait pas la preuve d'une infection ... encore moins d'une maladie ! En général, il y a beaucoup plus de "porteurs sains" que de malades ... et le médecin doit se garder de découvrir et traiter des malades qui n'en sont pas.

Pour le bactériologiste, cependant, les entérobactéries sont des germes d'un prodigieux intérêt : nombreux genres, nombreuses espèces, nombreux biovars, sérovars et lysovars font de ces bactéries de passionnants sujets d'étude.

L'antibiologie, la biologie moléculaire, le génie génétique et avec elles toute la bactériologie moderne leur doivent beaucoup. Les entérobactéries méritent respect et considération

Les entérobactéries opportunistes:
- peuvent provoquer des infections digestives par déséquilibre de flores dans le cas d'un dysfonctionnement digestif (occlusion, stress..)
- peuvent provoquer des infections extradigestives dans le cas de circonstances favorisantes (infections nosocomiales, complication de plaies..): on observe alors des infections urinaires ou respiratoires (en particulier par les bactéries du genre Klebsiella).
- peuvent provoquer des infections graves, digestives, respiratoires ou urinaires, chez les individus immunodéprimés (Proteus, Klebsiella..).

Les entérobactéries pathogènes (exprimant des facteurs de virulence telles que des toxines, des facteurs d'attachement..) peuvent provoquer des gastrentérites sévères. C'est le cas en particulier de nombreuses bactéries du genre Shigella (chez l'homme surtout), de Salmonella ou de certaines souches d'E. coli. Les individus sensibles sont généralement les jeunes individus (colibacilloses néonatales..), tandis que les adultes sont des porteurs asymptomatiques.
Certaines souches provoquent une atteinte générale importante (fièvre, abattement..) en raison du pouvoir pathogène des endotoxines (salmonellose, shigellose..). Ces infections peuvent être responsables d'avortements en cas d'atteinte d'une femelle gestante (salmonellose des ruminants).
Certaines souches provoquent de diarrhées sévères en détruisant la muqueuse et en créant des lésions hémorragiques, en raison de la production de toxines de différents types (en particulier Shiga toxin de Shigella, toxines EPEC et ETEC d'E. coli). L'atteinte massive de l'intestin grême conduit à un état de choc, la mortalité est élevée et la guérison peut être longue. Les colibacilles sont également responsables d'infections urinaires et de mammites.
Les toxines sont relativement stables, et peuvent provoquer -surtout chez l'homme- des toxi-infections alimentaires à partir de laits et viandes contaminées, même en l'absence de bactéries viables.
Les bactéries les plus pathogènes provoquent des infections systémiques et des septicémies (homme: S. typhi, agent de la fièvre typhoïde et Y. pestis, agent de la peste). Les épidémies de peste (historique) sont déclenchées dans de très mauvaises conditions d'hygiène par la transmission des bactéries par piqure de puces à partir de rats (réservoirs naturels).

Infecciones producidas por Yersinia

El género Yersinia incluye las especies Y. pestis, responsable de la peste, Y. enterocolítica e Y. pseudotuberculosis. Las yersiniosis son zoonosis que afectan a roedores, cerdos y pájaros, siendo el hombre un hospedador accidental.

Infecciones producidas por Y. pestis

Epidemiología y patogenia

La peste bubónica es una enfermedad de distribución mundial y ha producido a lo largo de la historia numerosos episodios epidémicos y pandémicos. En la actualidad se describen casos esporádicos o pequeños brotes epidémicos en países en desarrollo de Asia y África. Los reservorios naturales del microorganismo son los roedores urbanos o salvajes, transmitiéndose entre ellos a través de la picadura de las pulgas o de la ingestión de tejidos de animales contaminados. El hombre es un hospedador accidental cuando es picado por las pulgas infectadas de los roedores. Sólo rara vez, en los brotes epidémicos, existe transmisión de persona a persona34 .

Después de la inoculación de Y. pestis en la piel, por picadura de la pulga, la bacteria emigra hacia los ganglios linfáticos locales. El microorganismo es fagocitado por los neutrófilos y monocitos del hospedador, resistiendo la destrucción intracelular por la producción de la envoltura antigénica. En los ganglios se produce una reacción inflamatoria en pocos días, con tumefacción muy dolorosa, necrosis y supuración, que caracterizan la forma bubónica de la enfermedad. Precozmente puede haber paso de bacterias a la sangre, peste septicémica, que sin una terapéutica adecuada ocasiona múltiples lesiones purulentas, hemorrágicas y necróticas en la mayoría de los órganos, generalmente acompañadas de shock y coagulación intravascular diseminada, que causa el fallecimiento en poco tiempo. La afectación pulmonar, peste neumónica, provoca una neumonía fulminante que, por vía inhalatoria, puede dar lugar a una diseminación devastadora de persona a persona.

Manifestaciones clínicas

Peste bubónica. Es la forma más frecuente de la infección y se produce tras un período de incubación entre dos y ocho días de la picadura del insecto. Clínicamente, aparecen adenopatías regionales en la zona de la picadura, muy dolorosas y a veces fluctuantes, acompañadas de fiebre alta, escalofríos y cefalea. Los bubones tienen una forma ovalada o redonda y un tamaño entre 1 y 10 cm; la piel que los recubre está edematosa, eritematosa o hemorrágica, siendo extremadamente dolorosos a la palpación. En general, no se observa lesión cutánea distal al bubón. La ingle es la zona más afectada, observándose con menor frecuencia bubones en las regiones cervical y axilar. La mitad de los pacientes presentan síntomas gastrointestinales en forma de náuseas, vómitos y diarreas, que pueden ser sanguinolentas33,34 .

Peste septicémica. Es en general el resultado de la diseminación hematógena de la infección a partir del bubón. Más raramente ocurre por inoculación directa sin producción previa de adenopatías, comportando esta circunstancia un retraso del diagnóstico y una mortalidad superior. En esta forma clínica el paciente se halla febril y gravemente enfermo, falleciendo en pocos días por shock y coagulopatía intravascular diseminada si no se instaura tratamiento apropiado. Se produce una vasculitis que ocasiona lesiones purpúricas, hemorragias y necrosis en múltiples órganos. En los casos de sepsis fulminante la bacteriemia es tan prominente que la tinción de Gram de la capa fibrinoleucocitaria de la sangre puede mostrar la existencia de Y. pestis.

Peste neumónica. La afectación pulmonar se observa en el 10%-20% de los casos. La neumonía se produce tras la diseminación del microorganismo por vía hematógena desde el bubón. Aparece tos, dolor torácico y taquipnea a los pocos días de la infección, con mínimos infiltrados pulmonares bilaterales. El esputo es purulento y contiene gran número de bacilos, por lo que esta forma clínica tiene una elevada contagiosidad. La neumonía primaria por inhalación es rara y se produce por exposición a un paciente con tos y peste. Su curso es rápidamente fatal y puede ocasionar la muerte en horas o días. La peste neumónica es una infección invariablemente mortal si no se instaura tratamiento antibiótico antes de 24 horas del inicio de la sintomatología.

Otros síndromes. Rara vez, de forma tardía, se produce una meningitis tras un tratamiento inadecuado de la forma bubónica. El pronóstico es muy grave y se suele observar en el líquido cefalorraquídeo pleocitosis neutrófila y microorganismos característicos por tinción de Gram de la muestra. Se han descrito casos de faringitis, asociadas a linfadenitis cervical, con aislamiento de Y. pestis del exudado faríngeo.

Tratamiento

La mortalidad de la peste no tratada supera el 50%, en ocasiones de forma fulminante, por lo que es obligatorio el inicio rápido del tratamiento antibiótico, tras la toma de muestras para cultivo. La terapia de elección es la estreptomicina durante 10 días. Si no puede utilizarse este antibiótico, la alternativa es la tetraciclina. En los casos de meningitis o si existe shock, que puede disminuir la absorción por vía intramuscular, se puede usar cloramfenicol por vía intravenosa.

La peste es una de las cuatro enfermedades cuarentenables, junto con el cólera, la viruela y la fiebre amarilla, por lo que todos los casos se deben comunicar a los organismos nacionales e internacionales responsables de la salud pública. Sólo hay que realizar aislamiento respiratorio estricto de los pacientes con tos u otros síntomas de neumonía, hasta 48 horas de iniciado el tratamiento antibiótico. Debe tenerse precaución en el manejo, por parte del personal sanitario, de las muestras infectadas. Existe una vacuna útil para personas con peligro de exposición en áreas endémicas.

Infecciones producidas por Y. enterocolitica e Y. pseudotuberculosis

Microbiología

Aunque se han descrito más de 50 serotipos de Y. enterocolitica, en el ser humano producen infección casi de forma exclusiva los serotipos O3, O8 y O9. El serotipo I de Y. pseudotuberculosis produce el 80% de los casos de infección en el hombre. La virulencia de ambas especies depende de la producción de los antígenos V y W, que permiten su supervivencia intracelular. Y. enterocolitica produce una enterotoxina, con probable relación con los síntomas intestinales que ocasiona, y ambas especies son capaces de elaborar una endotoxina de lipopolisacáridos33 .

Epidemiología y patogenia

Y. enterocolitica es un agente poco habitual de diarrea y dolor abdominal de distribución universal, con mayor prevalencia en el norte de Europa. En América los serotipos más aislados son el O3 y el O8 y en Europa el O3 y el O9. La transmisión de la enfermedad se produce tras la ingestión de agua o alimentos contaminados o bien, en alguna ocasión, por contacto con animales infectados o con pacientes. El reservorio natural del microorganismo lo constituye gran número de animales salvajes o domésticos. Pueden producirse brotes epidémicos de la infección por consumo de alimentos contaminados, ya que la bacteria es muy resistente, sobrevive durante meses a 4 ºC y se multiplica a temperatura ambiente. Casi todos los casos se observan en niños menores de 10 años. Y. pseudotuberculosis se encuentra en muchos animales, por lo que el mecanismo de contagio es similar al descrito para Y. enterocolítica. Se observa sobre todo en los países escandinavos y la mayoría de los pacientes tienen entre cinco y quince años con un claro predominio del sexo masculino.

El tubo digestivo es la puerta de entrada de la enfermedad, que precisa de un inóculo de 109 bacterias para su desarrollo. La infección produce ulceración mucosa del íleon terminal, necrosis de las placas de Peyer y adenopatías mesentéricas. Puede producirse sepsis y aparición de lesiones supurativas en diferentes órganos. La estimulación linfoide importante que ocasiona esta infección provoca en ocasiones una poliartritis reactiva, un síndrome de Reiter (en pacientes con haplotipo HLA-B27), un eritema nudoso, una uveítis u otras enfermedades autoinmunes.

Manifestaciones clínicas

Los niños menores de cinco años presentan generalmente una enterocolitis, que dura de una a tres semanas, con fiebre, diarreas y dolor abdominal. Se observan heces sanguinolentas y el microorganismo está presente en ellas hasta después de un mes de la resolución de los síntomas. Los niños mayores y los adolescentes tienen fiebre y dolor en la fosa ilíaca derecha, un cuadro indistinguible de la apendicitis aguda, causados por la existencia de una ileítis terminal y adenitis mesentérica. Los adultos presentan síntomas gastrointestinales leves y posteriormente pueden desarrollar alguna de las enfermedades autoinmunes mencionadas, sobre todo la poliartritis reactiva y el eritema nudoso. Los enfermos con diabetes, anemia grave, hemocromatosis, cirrosis hepática o neoplasia, o bien, los de edad avanzada pueden padecer una sepsis por Y. enterocolitica. La sepsis se ha relacionado también con estados de sobrecarga férrica, como la talasemia y el tratamiento con desferrioxamina. Los pacientes con sepsis presentan abscesos viscerales múltiples o meningitis y endocarditis asociadas34 .

Tratamiento

La infección en los niños suele ser autolimitada y precisa de tratamiento sintomático. La sepsis por Y. enterocolítica, con una mortalidad de hasta el 50%, debe tratarse con gentamicina o con cloramfenicol. Los casos de sepsis por Y. pseudotuberculosis se han de tratar con ampicilina, estreptomicina o tetraciclina, a pesar de lo cual la mortalidad puede alcanzar el 75%1 .

E. coli es una enterobacteria generalmente móvil, reductora de nitratos, catalasa-positiva y oxidasa-negativa y, en su mayoría, fermentadora de la lactosa. Otras pruebas bioquímicas para su identificación son la positividad al indol y al rojo de metilo y la negatividad a la reacción de Voges-Proskauer, a la ureasa y a la fenilalanina-desaminasa

Epidemiología

E. coli es un colonizante habitual del tracto digestivo de los animales y del hombre. Produce infección en personas sanas, siendo la puerta de entrada más común la vía urinaria, o en pacientes debilitados o inmunodeprimidos, en los que puede colonizar la piel y las diferentes mucosas y ocasionar una variedad de síndromes clínicos. Es el agente causal más frecuente de las infecciones desarrolladas durante la estancia hospitalaria de los enfermos.

La forma habitual de contagio es la fecal, aunque en infecciones hospitalarias puede existir una transmisión a través de los fómites o por vía aérea. Los portadores sintomáticos o asintomáticos, madres y personal de las guarderías, son los que transmiten la enfermedad en la mayoría de los casos de diarreas infantiles en estos centros.

Patogenia

E. coli es una bacteria presente de forma usual en el tracto digestivo humano. La infección del tracto urinario se produce por el paso del microorganismo a la zona periuretral y con posterioridad a la vejiga a través de la uretra. Desde esta localización se ocasionan la mayoría de las bacteriemias por E. coli e incluso otros síndromes clínicos, como osteomielitis, abscesos o meningitis. En pacientes inmunodeprimidos, en especial en los neutropénicos con mucositis importante o en los cirróticos, puede haber un paso directo desde el tubo digestivo a la sangre. Por último, en los enfermos colonizados en el tracto respiratorio superior puede haber una migración, mediante microaspiraciones de
secreciones faríngeas, hasta las vías respiratorias inferiores ocasionando episodios de neumonías.

Sources

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Dernière modification : 16 mai 2010
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