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Découvrir la faune et la flore surprenantes de la mer Rouge sans bouger de chez soi.

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Le tigrina est la langue majoritaire; c'est la langue parlée par 53 % de la population, notamment dans la région d'Asmara, la capitale.

C'est la la langue maternelle des habitants des hauts plateaux du centre du pays, en majorité chrétiens orthodoxes. Le trigina est fragmenté en plusieurs variétés dialectales qui diffèrent sensiblement de la langue tigrina officielle. Comme langue seconde, le tigrina peut être parlé par 25 % des autres Érythréens
 

Ils ont quitté le camp éthiopien de Dedessa ce mercredi, à bord d’une trentaine de bus. Il leur faudra avaler plus de 1 000 km avant de retrouver leur pays, l’Erythrée. Ils sont 1 568 prisonniers de guerre à avoir été libérés par le gouvernement éthiopien. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui supervise leur rapatriement prévoit qu’ils atteindront le Mereb, le fleuve qui court entre les deux pays, vendredi. " Nous les attendons en Erythrée vendredi ou samedi. Ils auraient dû arriver plus tôt mais ils ont pris 8 heures de retard au départ ", note Hanna Simon, ambassadeur d’Erythrée en France.

 


Nouvelle porte d'entrée sur un jeune Etat en construction, Massawa est un petit port qui paraît bien décidé à prendre la relève d'Assab, ancien port éthiopien déclaré de facto ville fantôme par le gouvernement érythréen. Bientôt relié par l'ancienne ligne de chemin de fer réhabilité, Massawa est en passe de devenir le poumon économique d'une Erythrée, fière de sa récente indépendance acquise par les armes. Derrière les arcades criblées de balles et ses palais éventrés par les bombardements, une ville s'active. Autour de la pêche notamment et des activités portuaires en constante progression. Pourtant le port érythréen a gardé une certaine douceur de vivre et réserve encore d'étonnantes rencontres à l'ombre de ses ruelles. Une escale que l'équipage de Portes d'Afrique a eu le temps de découvrir pendant trois semaines, dans l'attente des réparations sur CFAO Technologies

 

Elle est discrète et pourtant vitale. Massawa, principale ville portuaire de l'Erythrée, fait peu parler d'elle et pourtant elle est le troisième port de la mer Rouge, après Djedda en Arabie Saoudite et Hodeida au Yémen. Construite sur un îlot de corail, la ville offre l'image d'une ville meurtrie. Dévastée par un tremblement de terre en 1921, puis pilonnée par l'armée éthiopienne pendant la guerre d'indépendance, la ville conserve néanmoins une architecture pétrie d'influences arabe, turque et italienne

 

photo Thomas Goisque
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Découvrir la faune et la flore surprenantes de la mer Rouge sans bouger de chez soi... C’est possible avec le livre de Gianni Guadalupi et Giorgio Mesturini, La magie de la mer Rouge, chez Nathan. Une plongée en technicolor dans cette mer qui borde quatre pays africains et séduit tous les plongeurs de la planète. Dépaysant

Pour rédiger cet ouvrage, nous avons navigué depuis l’Egypte vers le Soudan jusqu’au célèbre archipel des Dahlak, en Erythrée. De là, nous avons mis le cap en direction des côtes du Yémen, pour remonter vers les récifs d’Arabie Saoudite, jusqu’à atteindre l’étroit et profond golfe d’Aqaba. » On aurait aimé être du voyage... Pour se consoler, pas d’alternative : prendre un vol direct pour Sharm el-Sheikh en Egypte ou, plus simplement, se délecter des photographies sublimes rapportées par Giorgio Mesturini et se laisser porter par les textes de Gianni Guadalupi. Les deux talentueux Italiens livrent dans La magie de la mer Rouge, tous les secrets de cette langue de mer longue de 2 000 km, qui s’étend entre la péninsule d’Arabie et le continent africain.

 

1 568 prisonniers de guerre érythréens ont été libérés mardi par le gouvernement éthiopien dans le cadre de l’accord de paix signé en décembre 2000. La Croix-Rouge coordonne en ce moment leur rapatriement.
 

Ils ont quitté le camp éthiopien de Dedessa ce mercredi, à bord d’une trentaine de bus. Il leur faudra avaler plus de 1 000 km avant de retrouver leur pays, l’Erythrée. Ils sont 1 568 prisonniers de guerre à avoir été libérés par le gouvernement éthiopien. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui supervise leur rapatriement prévoit qu’ils atteindront le Mereb, le fleuve qui court entre les deux pays, vendredi. " Nous les attendons en Erythrée vendredi ou samedi. Ils auraient dû arriver plus tôt mais ils ont pris 8 heures de retard au départ ", note Hanna Simon, ambassadeur d’Erythrée en France.

Selon le CICR, qui préfère rester discret sur le déroulement des opérations, les prisonniers sont en bonne santé malgré quelques cas de malaria. Le gouvernement d’Addis-Abeba a annoncé que les prisonniers libérés mardi étaient tous des militaires. " A notre connaissance, il n’y a que 1 200 militaires. Les autres sont des civils ", précise Hanna Simon.

Guerre des prisonniers

L’Ethiopie affirme donc s’être pliée à ses obligations concernant les prisonniers d’une guerre qui l’a opposée à l’Erythrée de 1998 à 2000. Obligations définies par l’accord de paix signé le 12 décembre 2000 à Alger. En revanche, elle accuse Asmara de détenir encore des prisonniers éthiopiens ou de les avoir fait disparaître. " L’Erythrée n’a plus de prisonniers de guerre ", insiste Hanna Simon. " Nous avons libéré les derniers en août dernier. C’est vrai qu’il reste aujourd’hui 29 anciens militaires éthiopiens sur notre sol mais c’est parce qu’ils ont refusé de regagner leur pays. "

Le 29 août, 279 prisonniers éthiopiens avaient retrouvé leur pays natal sous les auspices du CICR qui indiquait alors que " les derniers prisonniers de guerre éthiopiens enregistrés et régulièrement visités par nos membres ont été libérés et rapatriés

Nom : État d'Érythrée
Superficie totale : 121 320 km2
Population (2002) : 4,4 millions
Monnaie (moyenne 2002) : 1 $US = 13,5 nafkas
Capitale : Asmara
Espérance de vie (2001) : femmes 59,1 ans (2002); hommes 54,1 ans
Taux d'alphabétisation (2001) : n.d.
Nbre de personnes atteintes du VIH/sida (2001) : 55 000
Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes (2001) : 2,8 %
Indice du développement humain des Nations Unies (2002) : 157e sur 173 pays

Contexte:

L'Érythrée est officiellement redevenu un état indépendant le 25 mai 1993. Son histoire contemporaine est marquée par une longue lutte armée pour cette indépendance. Depuis le XIXe siècle, l'Érythrée a successivement connu la colonisation italienne (1881-1941), l'administration britannique (1941-52), et l'annexion à l'Éthiopie (1952-91).

En guerre de 1998 à 2000, l'Érythrée et l'Éthiopie n'ont toujours pas normalisé leurs relations, ni démarqué leur frontière commune. L'Éthiopie refuse d'accepter le tracé décidé par la Commission frontalière neutre établie suite aux Accords d'Algers. La force de maintien de la paix des Nations Unies (la MINUEE) veille toujours à l'application des accords de paix. En janvier 2004, l'honorable Lloyd Axworthy, ancien ministre des Affaires étrangères du Canada, a été désigné Envoyé spécial des Nations Unies pour l'Éthiopie et l'Érythrée afin de faciliter la mise en application du tracé de la Commission

En guerre de 1998 à 2000, l'Érythrée et l'Éthiopie n'ont toujours pas normalisé leurs relations, ni démarqué leur frontière commune. L'Éthiopie refuse d'accepter le tracé décidé par la CommissionCarte du pays frontalière neutre établie suite aux Accords d'Algers. La force de maintien de la paix des Nations Unies (la MINUEE) veille toujours à l'application des accords de paix. En janvier 2004, l'honorable Lloyd Axworthy, ancien ministre des Affaires étrangères du Canada, a été désigné Envoyé spécial des Nations Unies pour l'Éthiopie et l'Érythrée afin de faciliter la mise en application du tracé de la Commission frontalière et de ranimer les relations entre ces pays.

Le régime politique actuel en Érythrée est celui d'une république constitutionnelle. Toutefois, dans les faits, le pays est soumis à un régime de parti unique peu respectueux des droits humains et dirigé de façon autoritaire par le président Isaias Afwerki. Une Constitution a été promulguée en 1997 mais les premières élections législatives, initialement prévues en décembre 2001, ont été reportées sine die.

L'économie de l'Érythrée subit encore les effets du conflit avec l'Éthiopie et des relations tendues avec le Soudan. Sa croissance est irrégulière et, en moyenne, négative depuis 1999. Les pronostics pour 2004 sont favorable avec une croissance nette du PIB de 2-3 % , mais le taux d'inflation est anticipé à 7 % (une baisse par rapport au 22% de 2000). La diaspora est une source non négligeable de devises. Les variations climatiques ont un impact majeur sur la production agricole, qui fait vivre près de 75% de la population bien que le secteur primaire (agriculture et ressources naturelles) ne représente que 20% du PIB. Les dépenses militaires s'élèvent à 33% du PIB. Les orientations prises jusqu'ici par le gouvernement érythréens rendent ses relations difficiles avec les bailleurs de fonds internationaux et les pays donateurs.

Selon la Banque Mondiale, près de 69% des Érythréens vivent en dessous du seuil de pauvreté. La sécurité alimentaire n'est pas acquise et le pays dépend de l'aide internationale. Selon le gouvernement, plus de 40% de la population, soit 1,7 million de gens, auront besoin de cette assistance en 2004. La guerre a aussi eu un impact au niveau social: plus de 60,000 personnes déplacées n'ont pas encore pu réintégrer leur résidence. L'espérance de vie à la naissance n'est que de 57 ans. Le taux de scolarisation global n'est que de 27%, avec 43% d'analphabétisme chez les adultes. Le taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes est de 2,8%.

 

Après le Soudan, quel soulagement d'être dans un endroit libre de toute oppression religieuse, où les Coptes, les Catholiques, les Protestants et les Musulmans peuvent coexister harmonieusement.

Érythrée est un pays nouvellement indépendant qui s'est séparé de Éthiopie en 1993, deux ans seulement avant ma visite. Le territoire qui est maintenant l'Érythrée avait appartenu à l'ancien mais discontinu Empire d'Abyssinie depuis ses débuts légendaires au 10ième siècle avant JC. Une partie de sa côte avait été occupée par diverses forces musulmanes depuis le 7ième siècle jusqu'à ce que les Italiens s'y installent en 1869 et l'occupent finalement dans sa totalité comme une colonie agricole à la fin du siècle dernier. Les Italiens y ont construit des routes, des chemins de fers, des ports et des plantations mais aussi des écoles et des hôpitaux. Mussolini a envahi Éthiopie à partir de l'Érythrée en 1936 mais il a été vaincu par les Alliés en 1941. Érythrée est alors passée aux mains des Anglais jusqu'à la décision de l'ONU de la fédérer avec Éthiopie en 1952.

L'influence des Arabes, des Italiens et des Anglais et un plus grand degré de développement de Érythrée, a rendu les relations difficiles avec Éthiopie, plus grande mais moins développée. Dix ans plus tard, l'annexion de Érythrée par l'Empereur Abyssinien Haile Selassie a entraîné une guerre civile qui durera 30 ans avant d'aboutir à l'indépendance de Érythrée

Ancient St-Mary's Coptic church
 


Voici l'ancienne église copte de Sainte Marie près de la nouvelle Kiddisti Mariam copte (Cathédrale de Sainte Marie).

Asmara

Asmara était une petite ville provinciale d'à peu près 400 000 habitants, pas encore habituée à son nouveau statut de capitale d'un pays indépendant, quand je l'ai visitée en 1995. Elle était propre et avait un aspect tout à fait méditerranéen dû à la longue présence italienne. Il y avait beaucoup de cafés et de bars sur la rue principale, appelée Avenue de la Libération et ils servent de la bière et toutes sortes de boissons alcooliques, ce qui était bien apprécié après un voyage au Soudan.

New St-Mary's Coptic church
 

 

Asmara

Et voici la nouvelle Kiddisti Mariam copte (Cathédrale de Sainte Marie) près de l'ancienne église copte de Sainte Marie! J’y suis entré pour voir le service, et personne ne s'est plaint.

Les Érythréens sont de peau noire mais ils ont des traits faciaux délicats qui se rapprochent des normes occidentales de beauté. Ce sont sans conteste du beau monde

Durant des siècles, l’Erythrée fut un des itinéraires commerciaux principaux des périodes antiques de plusieurs royaumes sur la mer Rouge et dû subir plusieurs conquêtes.Les Egyptologues suggèrent que le secteur était probablement le pays sacré de Pount, à laquelle la Reine Hatshepsout envoya une expédition conduite par Senmout

 

 

 

 

 

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L'Érythrée est officiellement redevenu un état indépendant le 25 mai 1993.
Après le Soudan, quel soulagement d'être dans un endroit libre de toute oppression religieuse, où les Coptes, les Catholiques, les Protestants et les Musulmans peuvent coexister harmonieusement.

L'Érythrée devint une colonie italienne en 1889, lors du traité d’Uccialli. Par la suite, les Italiens se servirent de l'Érythrée comme d'un tremplin pour conquérir l'Éthiopie. Pour cette raison, les Italiens dotèrent l’Érythrée d’une infrastructure économique moderne en créant un bon réseau routier, en installant des voies ferrées et en développant le port de Massawa sur la mer Rouge. L'italien devint évidemment la langue officielle de l'Érythrée. Mais l'Italie échoua dans ses tentatives de conquérir l'Éthiopie. Lors de la bataille d'Adoua, le 1er mars 1896, le roi éthiopien, Ménélik II, fit subir aux Italiens une humiliante défaite. Par la suite, l'Italie dut limiter ses ambitions à l’Érythrée, mais ce n'était que partie remise.

En effet, Mussolini partit à la conquête de l’Éthiopie en 1934 et envahit l'Éthiopie, qui devint une colonie italienne jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Mussolini envoya de nombreux Italiens en Érythrée, chargés de construire les infrastructures de l'effort de guerre et la capitale, Asmara, acquit alors un urbanisme fasciste caractéristique. La moitié des Érythréens fut mobilisée dans la logistique ou comme «askari» (complémentaires ou suppléants) de l'armée italienne. Vers la fin du XIXe siècle, des centaines de milliers de paysans italiens ont immigré en Érythrée considérée comme une excroissance de l'Italie.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, les Britanniques s'emparèrent de l'Érythrée en 1941. Néanmoins, quelque 70 000 Italiens décidèrent de demeurer en Érythrée. Les dirigeants locaux en profitèrent pour supprimer l'italien comme langue officielle et le remplacer par deux autres: l'arabe et le tigrina, l'arabe étant la langue religieuse écrite, le tigrina, celle parlée par la majorité de la population.

Après la guerre, l'Italie renonça en 1947 à tous ses droits sur ses colonies africaines. L’Érythrée se retrouva au centre d,Un conflit d'intérêts de la part des grandes puissances de l'époque. Ainsi, pendant que la Grande-Bretagne demandait un partage de l’Érythrée entre le Soudan et l’Éthiopie, les États-Unis étaient favorables à toute solution avantageant l’Éthiopie. Par contre, la France préférait un retour de la tutelle italienne parce qu'elle désirait préserver ses intérêts à Djibouti et éviter la «contagion» nationaliste. Pour sa part, l'URSS prônait l’indépendance immédiate de l'Érythrée. Ayant échoué à se mettre d'accord, les grandes puissances transmirent le dossier à l’ONU en 1948.

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