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ÎLE FÉROÉ
Superficie : 1398,85 km² (6% cultivés)
Population : 46 000 habitants (Féringiens
ou Féroïens). Densité : 32,4 hab./km²
Espérance de vie :
74,1 ans pour les hommes ; 80,8 pour les femmes. Soit 1 an 1/2 de + qu'au
Danemark !
Capitale : Tórshavn (16 000).
Autres villes : Klaksvík, Vestmanna, Tvorøyri.
Îles : 18, dont 1 est inhabitée.
Les îles principales :
Stremoy (375 km²), Esturoy, Vágar, Suðuroy, Sandoy et Borðoy.
Périmètre total : 1 117 km. Aucun point n'est à + de 5 km de la mer.
Point culminant :
Slættaratindur 882 m
Falaises les plus hautes d'Europe (800 mètres). Altitude moyenne : 300 m.
Productions :
pêche (morue, hareng, baleine), construction
navale, agriculture : pommes de terre,
élevage de moutons, pétrole non exploité.
Le paysage des Îles Féroé :
raboteux et très vert,
un paysage spectaculaire. Aucun arbre. Landes, prairies, marais.
Climat : tempéré,
venteux et frais.
Humidité constante.
Les températures tournent autour
de 4ºC en hiver (doux) et
de 18ºC en été (frais).
280 jours de pluie par an.
Jour le + long : 19h40
Jour le + court : 5h
Les Îles Féroé sont l'un
des derniers coins d'Europe où l'on trouve encore ce que la plupart des
gens passent leur vie à rechercher ailleurs : un vrai sentiment de
proximité avec ce qui les entoure, au creux de la nature, dans une réelle
paix de l'âme. La situation géographique particulière de ce chapelet
d'îles a permis d'y préserver la culture et la langue originelles.
L'ignorance publique à leur égard résulte du fait qu'elles se situent aux
marges septentrionales du connu, qu'elles ne se laissent pas enfermer dans
un concept touristique du style "feu et glace" comme pour l'Islande.
Secrètes, à l'écart des flux touristiques, elles présentent cette rare
qualité d'être épargnées par les nuisances modernes. Tout respire
l'authenticité. Pas de folklore abâtardissant, même le jour de la fête
nationale, mais une singulière et sereine simple
Les migrations en direction et en
provenance des îles Féroé ont beaucoup varié.
Jusqu'au début du XXe s., l'archipel connaissait une émigration
régulière, mais relativement faible.
Vers la Première Guerre mondiale, cette émigration augmenta et
atteignit
un niveau infiniment plus élevé que par le passé,
en même temps que les variations devenaient beaucoup plus fortes.
Au début des années 1950, les entreprises féroïennes subirent une
crise sérieuse et certaines années,
l'émigration nette atteignit le chiffre encore jamais vu de 500 à 600
personnes,
ce qui représenta, sur une période de cinq ans, de 1951 à 1955, une
émigration nette de 1,3 % de la population.
La situation se stabilisa quelque peu pendant les dix années
consécutives,
mais à la fin des années 1960, l'émigration était de nouveau élevée. |
ÎLE FÉROÉ
Données historiques
Les îles Féroé furent
vraisemblablement connues des moines
irlandais dès l'an 500. De 700 à 800
environ, des ermites venus d'Écosse s'y installèrent, mais ils les
abandonnèrent au début du IXe
siècle, lorsque les incursions des pilleurs vikings atteignirent les îles
Féroé. Dès lors, les îles devinrent un relais maritime pratique reliant
les routes entre la Scandinavie et les colonies vikings d'Islande, du
Groenland et, pour une brève durée, d'Amérique du Nord. Les habitants
actuels des îles Féroé sont donc les descendants d'immigrants
norvégiens, qui
avaient eux-mêmes remplacé une petite population d’origine écossaise et
irlandaise. Jusqu'en 1380, les îles Féroé ont appartenu à la Norvège.
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danesa |
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Olavsøka, la
Saint-Olav
C'est la fête nationale des Féroé (Olavsøka,
les 28 et 29 juillet).
Elle remonte à l'année 1030, quand Olaf Haraldson a reçu une blessure
mortelle à Stilkestad en Norvège.
Désormais, c'est la date à laquelle les Féringiens se retrouvent dans
leur identité culturelle.
Les habitants arrivent de partout vers la capitale, pour participer à
toutes sortes de manifestations culturelles.
Le Premier ministre fait ses discours.
Le Merkid, le drapeau national, flotte sur la foule des arrivants.
Dans la ville, tout le monde porte le costume traditionnel.
http://www.ifrance.com |
L ’archipel
des Féroé tomba sous la souveraineté de la
couronne danoise en
1397 par l’union de Kalmar. Avec l’Union, la Norvège apportait
ses vastes
possessions du nord de l’Atlantique, c’est-à-dire les îles Féroé,
l’Islande et le Groenland. En fait, l’union de Kalmar réalisait sous un
seul royaume l'unification du Danemark, de la Suède et de la Norvège et
prévoyait que les trois pays seraient gouvernés par un roi danois. La
reine Margrethe Ire,
régente du Danemark, de la Norvège et de la Suède, fit couronner, en juin
1397, à Kalmar, son neveu Erik de Poméranie, comme roi de l’Union. Ce
dernier ne gouverna personnellement qu’à partir de 1412, et il mécontenta
rapidement les Suédois qui se révoltèrent en 1434. L’Union avec la Suède
prit fin en 1521-1523 lorsque Gustave Eriksson chassa les Danois et se fit
reconnaître roi de Suède. Mais l’Union avec la Norvège dura jusqu'en
1814.
Au cours du XVIIIe
siècle, le danois
devint la langue officielle de l’Église du Danemark, qui imposa cette
langue aux insulaires des Féroé, qui réagirent mal à la domination de la
langue danoise. L’Angleterre occupa l'archipel à partir de 1807, mais les
Féroé et le Groenland furent restitués au Danemark en 1814, lorsque
l'Union entre le Danemark et la Norvège fut abolie. L’archipel des Féroé
devint alors un «département danois».
À la fin du XIXe
siècle, un mouvement nationaliste
vit le jour avec comme objectif de protéger la langue et la culture
féroïenne contre l'influence danoise de plus en plus marquée. En 1940, le
Danemark fut occupé par les Allemands, tandis que les îles Féroé le furent
par les Britanniques. Les Féroïens furent ainsi dégagés de l'autorité
danoise jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Étant donné que le
retour au statut de «département danois» paraissait exclu, le Danemark dut
négocier avec les représentants des Féroé et, en 1948, octroyer à
l'archipel un «statut d’autonomie». En 1946, le Danemark avait refusé aux
Féroïens d’être politiquement indépendants, car le référendum en faveur de
la souveraineté n’avait été «gagné» que par 50,7 % des votes exprimés. En
revanche, deux ans plus tard, il avait consenti aux habitants des Féroé
une large autonomie.
Les Féroé font aujourd’hui encore
partie du royaume du Danemark et continuent de bénéficier de leur
autonomie politique. En effet, les habitants de cet archipel administrent
la plupart de leurs affaires intérieures grâce à leur propre parlement (le
Løgting) et à leur gouvernement autonome (le Landstýri).
Toutefois, les questions concernant les relations extérieures, la défense,
la police et la religion — l'Église au Danemark est une Église luthérienne
d'État —sont demeurées sous la responsabilité du gouvernement danois. Les
Féroïens élisent deux représentants au Parlement danois (le Folketing).
Toutefois, l’archipel ne fait pas partie de l'Union européenne.
Le 17 mars 2000, le gouvernement
féroïen a présenté au gouvernement danois un
projet d'indépendance totale,
tout en gardant le souveraine du Danemark comme chef d'État ainsi que la
monnaie danoise (la couronne). Selon ce projet, le Parlement local, le
Løgting, devra détenir le pouvoir suprême et ne sera plus représenté à
l’Assemblée nationale de Copenhague. Les Féroïens souhaitent également
maintenir une coopération administrative avec le Danemark dans les
domaines de la santé, du social, de la justice et du trafic aérien. Le
gouvernement danois a laissé entendre qu'il ne s'opposerait pas à ce désir
d'indépendance, mais que la sécession avait un prix: l'arrêt de l'aide
annuelle d'environ un milliard de couronnes (soit 134 à 145 millions de
dollars US) et le paiement de la dette de six milliards de couronnes (plus
de 800 millions de dollars). Selon un sondage réalisé par le quotidien
féroïen (ou féringien) Sosialurin et la télévision locale, la
question de l’indépendance politique semble très partagée (45,9 % pour
44,5 % contre). Les autorités danoises espèrent, de leur côté, que les
velléités autonomistes puissent se faire plus sourdes dans un proche
avenir.
Cela dit, le 26 mai 2001, la
population des îles Féroé était appelée à se prononcer sur un projet
concernant la souveraineté de son archipel. Ce projet de référendum
comportait quatre points:
1) transfert des
compétences de Copenhague aux autorités insulaires, au plus tard en
2012;
2) création d'un fonds pour financer la période de transition;
3) réduction et élimination progressive des subventions du
Danemark;
4) organisation d'un nouveau référendum sur la création, au plus
tard en 2012, d'un État indépendant.
Selon le gouvernement danois, la
proposition du gouvernement féroïen (féringien) irait «trop loin», car
elle conduirait «à la sortie des îles Féroé du royaume du Danemark». Quoi
qu'il en soit, c'est à la population féroïenne (féringienne) de se
prononcer sur les rapports entre les îles Féroé et le Danemark.
Les négociations en cours avec
les autorités autonomes féroïennes sur le statut à venir des îles Féroé à
l’intérieur ou à l’extérieur du royaume danois se poursuivent. Le
gouvernement danois a pour principe que l’avenir des îles Féroé appartient
à la population féroïenne (féringienne) elle-même. Pour peu que la
population féroïenne (féringienne) exprime le souhait d’obtenir la
souveraineté au dehors de l’unité du royaume, le gouvernement est prêt à
négocier pour trouver une solution raisonnable pour les deux parties. Le
gouvernement a pour principe que les subventions en bloc versées par le
Danemark aux îles Féroé soient réduites au fur et à mesure que les
autorités féringiennes prendront en charge les tâches qui leur
appartiennent.

SOURCES:
Musique dans les grottes
Les falaises aux oiseaux (Vestmannabjorgini) recèlent de plusieurs
grottes et cavités, à l'acoustique étonnante.
Et là, un musicien sort son saxo ou sa clarinette pour un moment
magique.
Fámjin
Selon une légende, le nom de ce village viendrait du mot français
"femmes" :
il y a fort longtemps un bateau français passait au large et fut
heurté par un gros poisson.
Une femme et sa fille étant tombé à la mer, un marin sauta pour les
sauver, et tous trois échouèrent sur cette plage, fondant une famille.
Au point de vue politique, l’archipel des Féroé,
comme le Groenland, est rattaché au royaume du Danemark, mais jouit d’une
grande autonomie politique pour les affaires locales et est représenté par
deux députés au Parlement danois de Copenhague. De plus, les îles Féroé
ont leur propre drapeau, leurs timbres et délivrent un passeport
particulier. Les îles Féroé ne font pas partie de l'Union européenne.
Historiquement, on peut dire que les îles Féroé et le Groenland font
partie de l'«union régale danoise» (Rigsfællesskab).
Elles ont un gouvernement autonome dans toutes les
affaires à l'exception de la défense et des affaires étrangères. l'économie
est toujours basée sur la pêche, elle reste donc très dépendante des
fluctuations des prix du poisson. Les Féroïens doivent donc élargir leur
économie à d'autres secteurs et tout d'abord aux usines de conditionnement
du poisson
http://www.scandinavica.com
The
Nordic Community Online. Complete and structured guide to the Scandinavian
and Baltic countries
Les îles Féroé,
escale de deux jours. Un joli coin au beau milieu de l'Atlantique nord. De
la lande, des moutons, des tourbières, des oiseaux, de petits villages de
type scandinave au bord de la mer, du vent, de la fraîcheur (c'est un
euphémisme!), du brouillard.
Les principales
espèces de poissons vivant autour des Féroé sont la morue, l‘aiglefin et
le lieu noir ; on y pêche aussi, en quantités plus limitées, le saumon
doré, le tacaud norvégien, le flétan, la lotte et le sébaste, qui sont
tous des poissons de fond. Autres espèces importantes : le merlan bleu, le
saumon et le hareng. La plupart des prises effectuées dans les eaux
féringiennes sont celles de pêcheurs locaux qui les déchargent dans
l‘archipel où elles sont conditionnées
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