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Langues: Anglais,
Kpelle, Bassa, Gio, Kru, Am
Groupes ethniques: Kpelle, Bassa, Gio, Kru, Am
Religions: Chrétienne 60%, Musulmane 20% |
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30 juin
– La
reprise des combats à Monrovia en dépit du cessez-le-feu d'Accra et le
risque d'une catastrophe humanitaire « à une échelle encore plus
grande que celle de Bunia », en République démocratique du Congo, ont
amené le Secrétaire général de l'ONU à adresser un cri d'alarme au
Conseil de sécurité et à lui demander d'autoriser de toute urgence
l'envoi au Libéria d'une Force multinationale conduite par un Etat
membre de l'ONU
source:Libéria/Afrique
de l'Ouest |
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« Si la situation nous échappe totalement, les
conséquences peuvent être terribles, non seulement pour le Libéria
mais pour les pays voisins, la Sierra Leone et la Côte d'Ivoire », a
prévenu Kofi Annan. |
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« Approximativement un tiers de la population,
un million de personnes environ, cherche refuge dans la ville déjà
surpeuplée de Monrovia où les services humanitaires et de santé ont
atteint leurs limites. Pratiquement toutes les opérations
internationales de secours ont cessé dans la capitale et dans la
quasi-totalité du pays. » Une catastrophe humanitaire « pourrait se
produire à une échelle encore plus grande que celle de Bunia en
République démocratique du Congo », prévient le Secrétaire général.
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JS |
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1er
quotidien francophone panafricain sur Internet
1er portail développant l'information de 52 pays
1er carrefour Internet des cultures du Sud |
Mardi 1er juin, Arte consacre son
Thema aux enfants-soldats. Il ne faut pas rater l’excellent documentaire
de François Margolin, Les petits soldats, tourné au
Liberia entre octobre 2003 et janvier 2004. Le réalisateur français y
livre des témoignages terrifiants où la frontière entre bourreaux et
victimes a rarement été aussi mince.
LIBERIA
Nom :
République du Libéria
Superficie totale : 111 370 km2
Population (2002) : 3,28 millions
Monnaie (moyenne 2002) : inconnu
Capitale : Monrovia
Espérance de vie (2001) : femmes 53,3 ans (2002); hommes
50,3 ans
Taux d'alphabétisation : femmes 22,4 % (1995 est.);
hommes 53,9 %
Nbre de personnes atteintes du VIH/sida (2001) :
125 000
Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes (2001) :
9% (2001est.)
Indice du développement humain des Nations Unies (2002) :
non classé*

Contexte:
Le Libéria est un État failli, où
le gouvernement ne fournit pas les biens et services de base nécessaires à
une vie saine et sans danger. Le pays a connu une guerre civile de sept
ans, de 1989 à 1996. Charles Taylor a été élu président en 1997. La
bataille a repris en 1999, lorsque des groupes ayant perdu la guerre
civile ont conjugué leurs efforts et ont commencé à lancer des attaques
dans le Nord. En 2003, la guerre s'est considérablement intensifiée,
s'amplifiant dans tout le pays. Une force d'intervention internationale
est arrivée au Libéria en août 2003, mais des combats sporadiques se
poursuivent. Le 11 août 2003, Taylor s'est exilé au Nigéria et le
vice-président, Moses Blah, est devenu président. Des pourparlers de paix
ont lieu à Accra, au Ghana.
Il n'existe pratiquement aucune
activité économique au Libéria. L'infrastructure du pays n'a pas été
reconstruite après la guerre. Monrovia, la capitale, n'est pas alimentée
en électricité ni en eau courante. Le pays fait l'objet des sanctions
imposées par le Conseil de sécurité des Nations Unies depuis mars 2001
pour avoir fourni des armes aux rebelles sierra-léonais maintenant
disparus en échange de diamants « de la guerre » ou « du sang ».
Suivant l'exemple Britannique de
Freetown, la "American Colonization Society" a établi la colonie de
Monrovia en 1824 pour rapatrier des esclaves d'Amérique libérés et a nommé
le territoire environnant Libéria.
En 1848 le Libéria est devenu un
pays indépendant avec une constitution semblable à celle des USA. Les
frontières ont été fixées par des traités avec les Britanniques et les
Français en 1892 et 1911, mais le gouvernement n'a eu un contrôle effectif
du territoire qu'en 1940. Dès le début, le pouvoir a été dans les mains
d'une prospère élite Américano-libérienne bien organisée autour du parti "True
Whig" et de l'ordre des francs-maçons. Cette élite est rapidement devenue
corrompue et s'est enrichie de l'exploitation du caoutchouc, du minerai de
fer et des revenus tirés de l'enregistrement de bateaux étrangers pendant
que les tribus indigènes, qui comprenaient 95 pour cent de la population,
avaient peu à dire dans l'administration du pays et encore moins dans le
partage de ses richesses.
En 1980 un sous-officier indigène
du nom de Sam Doe a réussi un coup d'état, tué le président et
publiquement exécuté 13 de ses ministres du parti True Whig. La dictature
militaire qui a suivi a été encore plus corrompue et plus brutale que le
régime des Américano-libériens. Le pouvoir était maintenant entièrement
entre les mains de la petite tribu Krahn de Doe qui ne représentait que
seulement 2% de la population. Toute opposition était brutalement réprimée
et à la fin de la décennie, la sauvagerie de Doe était comparée à celle de
l'Ougandais Idi Amin Dada.
Vers la fin de 1989, plusieurs
centaines de membres des tribus Gio et Mano qui avaient été maltraitées
par Doe, se révoltés dans le nord-est sous la conduite de Charles Taylor
qui avait été accusé de détournement par Doe pendant qu'ils travaillaient
ensemble. La tribu Gio a très vite formé ses propres forces rebelles sous
la conduite de Prince Johnson et une sanglante guerre civile à trois
fronts a commencé. Il a fallu sept ans de guerre inter-tribale et de
cessez-le-feu systématiquement rompus pour que les efforts combinés des
pays Africains voisins et de l'ONU arrivent à imposer un répit et à
organiser des élections qui ont été gagnées en juillet 1997 par Charles
Taylor avec 75% des voix.
Le Libéria avait de nouveau une
forme démocratique de gouvernement après presque vingt ans de dictature et
de guerre civile, mais il était maintenant physiquement ravagé et
économiquement ruiné avec une dette extérieure de 2 milliards de dollars
et aucune assurance réelle que les intérêts de chefs corrompus ne
prendraient pas à nouveau le dessus sur ceux du pays et de son peuple.
Monrovia
La démocratie veut dire peu de
choses pour le libérien moyen qui ne sait pas ce que c'est réellement (à
part le fait d'avoir à voter de temps en temps). Soixante-deux pour cent
de la population est analphabète et seulement un quart des enfants d'âge
scolaire vont à l'école. La solidarité familiale et tribale est de loin
plus importante que les notions abstraites sur la façon dont la gestion
des fonds publics par les politiciens et les fonctionnaires devrait être
rigoureusement distincte de celle de leurs ressources personnelles. Au
meilleur de leurs connaissances, la corruption est la norme car c'est tout
ce qu'ils ont vu depuis des générations. La plupart acceptent que c'est
une prérogative de tout fonctionnaire de demander des pots-de-vin à tous
les niveaux du gouvernement.
Monrovia
Il est difficile d'imaginer le
potentiel de violence qui se cache derrière cette vue paisible du Fleuve
Mesurado que j'ai prise de la fenêtre de mon hôtel.
Il y a actuellement une forme
démocratique de gouvernement mais il n'y a aucune communauté réelle
d'intérêt entre les deux douzaines de tribus qui vivent dans le pays. Au
contraire, la tradition politique du Libéria, comme dans beaucoup d'autres
pays Africains, est celle d'une l'oppression de la majorité par une
minorité corrompue qui s'accroche au pouvoir par tous les moyens possibles
jusqu'à ce qu'elle en soit violemment expulsée.
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La mayoría de los liberianos proceden de los grupos mande, kwa y vai,
subdivididos en cerca de 30 etnias. De ellas, las más significativas
son mandingo, kpelle, mendo, kru, gola y bassa (los vai se destacan
por haber creado una de las pocas escrituras silábicas africanas
originales). Los descendientes de libertos estadounidenses "repatriados"
son apenas 5% de la población. |
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En 1848 le Libéria est devenu un pays
indépendant avec une constitution semblable à celle des USA. Les
frontières ont été fixées par des traités avec les Britanniques et les
Français en 1892 et 1911, mais le gouvernement n'a eu un contrôle
effectif du territoire qu'en 1940. Dès le début, le pouvoir a été dans
les mains d'une prospère élite Américano-libérienne bien organisée
autour du parti "True Whig" et de l'ordre des francs-maçons. Cette
élite est rapidement devenue corrompue et s'est enrichie de
l'exploitation du caoutchouc, du minerai de fer et des revenus tirés
de l'enregistrement de bateaux étrangers pendant que les tribus
indigènes, qui comprenaient 95 pour cent de la population, avaient peu
à dire dans l'administration du pays et encore moins dans le partage
de ses richesses. |
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Le Libéria,
république indépendante depuis 1847, a connu la guerre civile de 1989
à 1996 et de 1999 à 2003, qui fit près de 250,000 morts et plus d'un
million de réfugiés durant cette période. |
Le Liberia
est soulagé d’un poids. Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé,
lundi, qu’il solderait les arriérés de paiements que ce pays d’Afrique de
l’Ouest a contractés auprès du FMI, de la Banque Mondiale et de la Banque
africaine de développement. Après un processus difficile, le FMI a obtenu
que ses membres paient 842 millions de dollars pour soulager le Liberia.
Un geste qui doit débloquer les mécanismes internationaux d’effacement de
créances de l’Etat.
« L’avancée
réalisée aujourd’hui (lundi, ndlr) constitue une étape déterminante pour
mettre le Liberia sur la voie d’un apurement total de sa dette », indique
un communiqué citant
Dominique Strauss-Kahn,
le nouveau directeur général du FMI qui avait signifié son envie
d’appliquer une politique en faveur de l’Afrique. L’ex-ministre français
des Finances précise que le FMI finalise un plan triennal de
développement, soutenu par le Fonds mondial, qui aidera le Liberia à
lutter contre la pauvreté et à faire face à ses autres engagements
financiers
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