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Langues:
Anglais (officielle), Bantou (Luganda, Swahili), Nilotiques (Acholi,
Lango) |
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L’Ouganda a
toujours été un carrefour entre la vallée du Nil, les grands lacs, la
cuvette congolaise et l’océan Indien, d’où sa population composite.
On y trouve en effet plus
d’une trentaine d’ethnies différentes, issues de groupes bantous et de
populations nilotiques. La population est à majorité catholique
(49,6 %), mais il y a aussi des protestants (28,7 %) et des musulmans
(15,1 %).Elle est essentiellement rurale (88 %). Les principales ville
sont Kampala, Jinja et Mbale |
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Situé sur l'Equateur, dans la région des Grands lacs
(dont le Victoria), l'Ouganda est l'un des plus petits pays africains.
Constitué d'un vaste plateau d'une altitude d'environ 1 000 m et
couvert de savanes semi-désertiques au nord, il n'en possède pas moins
des montagnes parmi les plus hautes d'Afrique à ses frontières Est (Mt
Elgon : 4 321 m) et Sud-ouest (Ruwenzori : 5 119 m). C'est aussi en
Ouganda que le Nil prend sa source.
Après avoir subit la dictature d'Amin Dada et un violent conflit
intérieur dans les années qui suivirent, l'Ouganda a retrouvé un
certain calme depuis, même si ça et là
subsistent encore quelques mouvements armés internes (au nord-ouest)
et surtout de vives tensions aux frontières de l'Ouest
avec ses voisins |
HISTOIRE
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avant le XIXe siècle : métissage des
populations locales bantous et de populations venues du nord. Le pays
est alors divisé en plusieurs petits états
. mi XIXe siècle : arrivée des premiers européens (anglais) qui seront
bien accueillis.
. 1894 : la région devient un protectorat britannique.
. mi XXe siècle : désir d'indépendance de plusieurs provinces.
. 1962 : indépendance avec l'unifications des différents états sous le
nom d'Ouganda.
. 1966 : suite a un coup d'état, Milton Obote devient premier ministre
puis président de la république. |
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1971-79 :
Idi Amin Dada au pouvoir; son régime dictatorial fera aux
alentours de 300 000 morts.
. 1979 : Amin Dada est renversé par l'opposition et l'armée
tanzanienne. Celui-ci s'exilera ensuite en Arabie Saoudite.
. 1980-85 : Obote élu à nouveau président après son retour d'exil. Dès
1981 le NRA, dirigé par Museveni, entre en guérilla contre son
gouvernement.
. 1985 : coup d'état militaire qui porte Museveni au pouvoir l'année
suivante. Début de guérillas au nord et à l'est du pays menées par les
partisans de Milton Obote.
. 1990 : début de la guerre civile au Rwanda voisin menée par les
Tutsis réfugiés en Ouganda.
. 1996 : réélection de Museveni. L'Ouganda envahit le Zaïre afin d'y
mener Kabila au pouvoir.
. 2000 : rejet par référendum populaire du multipartisme au profit
d'un système qui "tolère les partis politiques mais leur interdit
toute activit
2003 : mort d'Amin Dada en Arabie Saoudite. |
CLIMA
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.
Prévisions pour les jours à venir
et moyennes mensuelles.
Assez peu de variations climatiques selon les régions, mais par contre
des différences de températures selon l'altitude. Dans les hauteurs au
sud-ouest du pays, les nuits peuvent être plus que fraîches. Deux
saisons des pluies (avec de fortes chaleurs) en gros partout dans le
pays entre mars et début juin puis d'octobre à décembre. Ce sont les
périodes à éviter pour visiter le pays, ne serait-ce déjà que parce
que nombre de pistes ne sont pas ou peu praticables; y compris avec un
4x4. Les abords des lacs (Victoria, Albert...) sont généralement aussi
plus arrosées que l'intérieur. |
http://www.abm.fr/
fiche/ougan1.html
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D’une superficie de 236 860 km²,
L’Ouganda se situe en Afrique du Centre Est. Il est limité au nord par
le Soudan, à l’Est par le Kenya, au sud par la Tanzanie et le Rwanda
et à l’ouest par le Zaïre.
Sir Winston Churchill a résumé au mieux ce qui ressort
de ce pays : « Les paysages sont différents, la végétation est
différente, le climat est différent, et, plus que tout, la population
est différente de partout ailleurs ». L’Ouganda est saturé de couleurs
et de paysages. Son histoire, sa diversité ethnique, sa faune et sa
flore, en font une destination inoubliable. |
1,4 millions d’enfants déplacés
par les conflits dans la région des Grands Lacs, ont été victimes de violences
sexuelles sous différentes formes. Le rapport de l’organisation humanitaire
World Vision,
intitulé
The futur in our hands : Children
displaced by conflicts in Africa’s Great Lakes région
publié lundi à Kampala, la capitale ougandaise, dénonce ces atrocités. Il est
basé sur l’analyse de 304 questionnaires distribués à des enfants âgés de 10 à
18 ans vivant en RD Congo, Tanzanie, Burundi, Rwanda et au nord de l’Ouganda où
l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) aurait une grande responsabilité dans
ces crimes. En effet, le mouvement rebelle ougandais aurait enrôlé des garçons
pour combattre et les dilles pour être femmes de soldats |
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Les jeunes filles soldats, enrôlées dans les forces
armées rebelles et gouvernementales du continent africain, sont les
oubliées des après-guerres. Essentiellement en raison du sexisme qui
préside à l’élaboration des programmes de réinsertion des enfants soldats,
selon les auteurs de Où sont les filles ?, une étude
basée sur les conflits mozambicain, sierra léonais et angolais. Le
processus de désarmement au Liberia, qui a repris le 16 avril, après
quatre mois d’interruption, ne devrait pas déroger à la règle.
OUGANDA
Nom :
République de l'Ouganda
Superficie totale : 236 040 km2
Population (2002) : 24,6 millions
Monnaie (moy. 2002) : 1 $US = 1 798 nouveaux shillings
ougandais
Capitale : Kampala
Espérance de vie (2001) : femmes 44,7 ans (2002); hommes
43,0 ans
Taux d'alphabétisation (2001) : femmes 54 % (2000);
hommes 74 %
Nbre de personnes atteintes du VIH/sida (2001) :
600 000
Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes (2001) :
5 %
Indice du développement humain des Nations Unies (2002) :
150e sur 173 pays
Contexte:
Contexte:
L'Ouganda a réalisé de bonnes performances économiques au
cours de la dernière décennie et a réussi à diminuer la pauvreté et lutte
efficacement contre le VIH/sida. Toutefois, l'Ouganda reste parmi les pays les
plus pauvres du monde.
Cet ancien territoire du Bouganda devint protectorat
britannique au XIXe siècle puis une monarchie constitutionnelle en 1900.
L'Ouganda deviendra une république indépendante en octobre 1962. Après une
période troublée, marquée par les dictatures d'Idi Amin et de Milton Obote, qui
ont fait près d'un demi-million de morts, l'Armée de Résistance Nationale,
dirigée par Yoweri Museveni, l'actuel président, a pris le pouvoir en 1986,
apportant une certaine stabilité au pays.
Plébiscité en 1996 et réélu en 2001, le président Museveni
jouit d'un bon soutient parmi la population mais son leadership est en perte de
vitesse, en raison du problème de la sécurité intérieure dans le nord du pays,
du manque de démocratisation et de l'engagement de l'Ouganda en République
démocratique du Congo (RDC) de 1998 à 2003.
LIENS UTILES
Lonely Planet
(version anglaise)
Wikitravel: la
version «voyage» de Wikipédia; version en anglais, plus complète.
World66.com:
un guide de voyage web fait par les voyageurs sur le même principe que
Wikitravel.
World Travel Guide: les Guides Colombus, en anglais.
Office du tourisme
ougandais: site officiel, en anglais.
Uganda Wildlife Authority:
site officiel pour, entre autres, l'accès aux parcs nationaux ougandais; toutes
les informations sur l'hébergement, les tarifs, etc.
Uganda Travel Guide:
portail touristique, en anglais.
Enter Uganda: portail
d'informations et portail touristique, en anglais.
Kampala Online:
portail d'informations, en anglais.
My Uganda: idem.
Africa on Web - Ouganda: informations générales sur le pays, en français.
La situation sanitaire en Ouganda reste parmi les pires du
monde et la qualité des services publics reste faible malgré l'accroissement des
dépenses. L'espérance de vie moyenne a baissé de 48 à 42 ans entre 1990 et 2000
à cause du VIH/sida. L'Ouganda est reconnu comme un des premiers pays africain à
lutter ouvertement contre l'épidémie et ses efforts se sont traduits par une
diminution des infections, estimées, en 2001, à 5% de la population active (les
15-49 ans).
Le manque de transparence dans les dépenses publiques
concernant les opérations militaires inquiète certains pays donateurs. Bien que
la sécurité est assurée dans la majeure partie du pays, le gouvernement éprouve
des difficultés dans le nord où il fait face depuis 18 ans à la rébellion
brutale de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA: Lord's Resistance Army). Le
LRA est particulier en ce qu'il n'a pas de buts politiques précis autres que la
violence. Ses exactions comprennent la torture, des enrôlements de force, de
l'esclavage sexuel, des assassinats, etc. Les combat menés depuis 2002 aurait
provoqué 1.4 millions de personnes déplacées.
Busia
Juste à la sortie de Busia, ces babouins semblaient curieux de voir ces
visiteurs sur leur terre mais ils n'ont pas demandé à voir nos passeports.
Kampala
Kampala a resurgi de ses cendres, mais il ne reste que très
peu d'asiatiques en Ouganda sur les 70 000 à qui Idi Amin Dada avait donné 90
jours pour quitter le pays en 1972. Ce grand temple Hindou témoigne de la
prospérité que la laborieuse communauté Indienne avait atteint avant que ses
commerces n'aient été confisqués par Idi Amin et ses complices (pour une valeur
estimée à un milliard de dollars).
Les Parcs et Réserves

Les parcs nationaux en Ouganda reflètent sa diversité naturelle : forêts, lacs,
marécages, montagnes, forêts, plaines, savanes, montagnes…
Afin de préserver au mieux ce patrimoine, les 10 parcs nationaux sont gérés par
le Uganda National Park Department depuis 1952.
Impénétrable Bwindi
Parc national d’environ 331km², situé à 560 km de Kampala.
L’entrée principale se trouve à Buhoma et le véhicule tout terrain est
obligatoire.
Bwindi Impenetrable Forest est une vraie jungle africaine, la plus riche en
Ouganda. Son nom qualifie particulièrement bien ce site, puisqu’il est quasi
impénétrable ! Ce qui surprend, c’est le calme qui y règne. Mais entre les
arbres centenaires et leurs fleurs parasites (telles les orchidées), ou les
bambous géants, cette jungle recèle une faune particulièrement riche.
Les
Gorilles de montagne se partagent donc cette zone protégée avec des chimpanzés,
et au moins 8 autres espèces de primates, ainsi que des éléphants, des cochons
et sangliers sauvages, des chauves-souris, plus de 340 espèces d’oiseaux, 14
espèces de serpents, et un minimum de 200 espèces de papillons !
Cette forêt est l’un des rares sanctuaires de gorilles de montagne - le plus
rare) - et l’on retrouve d’ailleurs ici la moitié de sa population mondiale (330
animaux sur 600). Un important programme scientifique de conservation de cette
espèce a été mis en place sur ce site.
A leurs côtés, pas moins de 120 espèces de mammifères vivent à Bwindi, ce qui en
fait l’un des écosystèmes les plus riches d’Afrique.
Kibale Forest
Parc national de 766 km², situé au sud de Fort Portal. Un véhicule tout terrain
est fortement recommandé, plus particulièrement pendant la saison des pluies.
Cette forêt tropicale bordée de marécages et de prairies, est l’un des sites
incontournables pour les éléphants pendant leur migration.

C’est aussi le lieu de résidence d’une importante variété de primates (plus de
12 espèces recensées) incluant des chimpanzés et des Colobus.
On y découvre également plus de 325 espèces d’oiseaux, dont la plupart sont
endémiques à Kibale Forest et 144 espèces de papillons.
Kipedo Valley
Kidepo est l’un des parcs les plus spectaculaires d’Ouganda, avec ses montagnes
et sa savane. Il se situe à proximité de la frontière avec le Kenya et le
Soudan.
C’est le lieu idéal pour les safaris, avec un défilé constant d’animaux sauvages
tels que : éléphants, zèbres, buffles, antilopes, lions, autruches, dik-dik…
Lac Mburo
Ce parc se situe à environ 430 km de Kampala. Sur le trajet depuis cette ville,
on croise de nombreux villages typiques et l’on passe l’Equateur.

Le parc tient son nom d’une légende : deux frères, Kigarama et Mburo vivait dans
une large vallée ; Une nuit, Kigarama rêva que lui et son frère étaient en
danger. Le lendemain, Kiagarama avertit son frère et suggéra de quitter cette
vallée. Mburo ignora cet avertissement et seul Kigarama partit. La vallée fut
inondée jusqu’à former un lac et Mburo périt noyé. Le lac prit son nom et les
collines portent le nom de son frère : Kigarama.
Le nom Mburo est également proche de « Mboro » qui est, en Runyankole, l’arbre
de Cassine, réputé pour ces effets aphrodisiaques.
Ce parc est peuplé d’hippopotames, de zèbres, de hyènes, de léopards, … Ces
marécages couverts de papyrus, offrent des cachettes idéales aux sitatunga, une
espèce d’antilope, ainsi qu’à de nombreux oiseaux (hérons, rapaces, ….).
Les berges de ce lac abritent également des crocodiles.
Parc National Mgahinga
Ce parc, créé en 1991, couvre environ 34 km². Il se situe à proximité de la
frontière avec la République Démocratique du Congo et le Rwanda.
Mgahinga, situé dans des montagnes volcaniques, est couvert de forêt et de
savane d’altitude. Au sommet (4 127 mètres), un petit lac s’est formé dans le
cratère. Une colonie très protégée de gorilles de montagnes vit dans cette
réserve. Elle se partage les lieux avec éléphants, léopards, buffles, ….
L’accès a ce parc est limité afin de préserver l’habitat et la tranquillité de
cette espèce en voie de disparition.
Parc National Mont Elgon
Mont Elgon, qui a le statut de parc national depuis 1993, se situe à environ 260
km de Kampala est à environ 160 km au nord est du lac Victoria.
Mont Elgon, par ses ressources en eau, est une région particulièrement riche.
Elle approvisionne des millions de personnes dans l’est de l’Ouganda et dans
l’ouest du Kenya. Elle sert également de bassin hydrographique pour les lacs
Kyoga, Turkana, Victoria et, éventuellement au Nil.
Mont Elgon est surnommé « Montagne des illusions », en grande partie en raison
d’un nombre impressionnant de voies d’escalade, mais également parce que pendant
très longtemps, personne n’a pu déterminer son point culminant.
Ce parc mérite le détour, à la fois pour ces paysages magnifiques, mais
également pour la rencontre avec sa population.

Mont Rwenzori
Le
parc National de Rwenzori s’étend le long de la frontière Ouest de l’Ouganda et
couvre 996 km². Ses sommets brumeux, entourés de mystères, ont contribué à créer
la légende autour de ce parc, qui est sans doute l’un des plus beaux de ce pays.
Le centre de cette chaîne montagneuse est dotée de glaciers et de neige
permanente, tandis que les contrebas sont couverts d’une forêt dense. Pour les
amateurs d’ascension, il existe plusieurs voies qui n’ont rien à envier aux
Alpes. Le sommet culminant, le Mont Margherita culmine à 5100 mètres et est le 3ème
d’Afrique.
Queen Elizabeth
Le Parc National de la Reine Elisabeth est le second d’Ouganda par la taille,
avec près de 2000 km². Situé au Nord Ouest du pays, il est traversé par
l’Equateur.

C’est la continuité du parc national des Virunga de la République Démocratique
du Congo.
Le Queen Elisabeth a été classé réserve mondiale par l’Unesco en 1979. Grâce à
ses habitats variés : lacs, marais, forêts, plaines,… ce parc accueille des
centaines d’espèces animales, incluant lions, girafes, éléphants, hippopotames,
topis, et plus de 500 espèces d’oiseaux ;
La variété de son habitat offre de nombreuses possibilités de découverte des
lieux : safari « classique », en bateau, à pieds, … La partie sud, nommée
Ishasha Sector, supporte une migration perpétuelle d’animaux.
Source
| L'Ouganda a
réalisé de bonnes performances économiques au cours de la dernière
décennie et a réussi à diminuer la pauvreté et lutte efficacement
contre le VIH/sida. Toutefois, l'Ouganda reste parmi les pays les plus
pauvres du monde. |
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D’une superficie de 236 860 km²,
L’Ouganda se situe en Afrique du Centre Est. Il est limité au nord par
le Soudan, à l’Est par le Kenya, au sud par la Tanzanie et le Rwanda
et à l’ouest par le Zaïre.
Sir Winston Churchill a résumé au mieux ce qui ressort
de ce pays : « Les paysages sont différents, la végétation est
différente, le climat est différent, et, plus que tout, la population
est différente de partout ailleurs ». L’Ouganda est saturé de couleurs
et de paysages. Son histoire, sa diversité ethnique, sa faune et sa
flore, en font une destination inoubliable. |
Le 1er
août, les responsables de la santé ougandais ont lancé une alerte à la fièvre
hémorragique de Marburg après que trois cas présumés eurent été signalés dans un
district reculé, près de la frontière avec la République démocratique du Congo.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète du risque de propagationde
la maladie
La fièvre de Marburg est un type de fièvre
hémorragique (interne) rare et grave, qui touche aussi bien les humains que les
singes. La découverte de cette maladie, provoquée par un virus génétiquement
unique, transmis par les animaux, a mené à la création de la famille des « filovirus »,
dont les quatre types de virus Ebola sont les seuls autres membres connus à ce
jour.
Le virus a été
découvert en 1967, lorsque des épidémies de fièvre hémorragique se sont
déclarées simultanément dans des laboratoires de Marburg et de Frankfort
(Allemagne), ainsi qu’à Belgrade (en ex-Yougoslavie, aujourd’hui en Serbie).
Au total, 37
personnes ont contracté la maladie, dont des techniciens de laboratoire, des
membres du personnel médical et des membres de leur famille, qui leur avaient
prodigué des soins.
Les premières
personnes infectées avaient été en contact avec des singes verts d’Afrique. A
Marburg, ces singes avaient été importés pour les besoins de la recherche et la
préparation du vaccin contre la polio.
Depuis lors, des
cas de fièvre de Marburg n’ont été déclarés que dans quelques régions. En 1975,
un voyageur, qui avait très probablement été exposé au virus au Zimbabwe, est
tombé malade à Johannesburg, en Afrique du Sud, et a transmis le virus à son
compagnon de voyage et à une infirmière. En 1980, deux autres cas ont été
signalés, dont un dans l’ouest du Kenya, non loin de la région d’Ouganda d’où
étaient originaires les singes impliqués dans l’épidémie de 1967. En 2005, une
épidémie s’est également déclarée à Uige, en Angola.
Cette maladie, très contagieuse,
qui s’apparente à l’Ebola, se caractérise par une forte fièvre et possiblement
par une insuffisance hépatique ; elle entraîne la mort en quelques jours. En
2000, une épidémie dévastatrice d’Ebola a frappé le nord de l’Ouganda, coûtant
la vie à 170 des 428 personnes infectées. |