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Réchauffement planétaire

Les conséquences possibles de l'effet de serre

TSUNAMI
OURAGAN

 

Réchauffement Terrestre
La fonte des glaces
La montée des eaux
L'assèchement de grands fleuves
Des tempêtes dévastatrices
Augmentation de la sécheresse
Augmentation des vagues de chaleur
Manque de nourriture
Disparition des nombreuses espèces
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Depuis plusieurs années les calottes polaires fondent. L'épaisseur de la glaces de l'océan Arctique est passé de 4,88 m en moyenne dans les années 1980, à 2,75 m en 2000, soit une réduction de 2,13 m en 20 ans. Depuis 1980, tous les dix ans l'Arctique perd environ 10% de sa couche de glace permanente (NASA, 2003). Alors l’océan Arctique pourrait être dépourvu de glace d'ici 50 ans à 100 ans, ce qui aurait des répercussions assez sensibles sur le système climatique mondial.
L'Arctique, où les températures augmentent deux fois plus vite qu'ailleurs, pourrait présenter un visage très différent avant la fin de ce siècle, avec une disparition totale de la glace en été et une modification de sa biodiversité.
Avec des émissions futures prévues de CO2 et d'autres gaz à effet de serre, les températures moyennes au pôle Nord risquent d'augmenter de 4 à 7 degrés d'ici 2100 et de provoquer la disparition totale en été de la calotte glaciaire d'ici 2070, menaçant les animaux vivant sur la banquise, comme l'ours polaire.
Le niveau des océans montera de 10 à 90 cm, obligeant au déplacement des populations vivant sur le littoral. L'élévation du niveau de la mer ne sera pas directement provoquée par la fonte de la banquise (la glace flottante prend plus de place que l'eau qu'elle contient), mais par la dilatation de l'eau à cause du réchauffement global, et surtout par la fonte des glaciers terrestres
Encore une fois, le malheur des uns fait le bonheur des autres... La disparition de la banquise aura des effets positifs pour les multinationales. Déjà, les entreprises de transport maritime envisagent l'ouverture d'une nouvelle voie de navigation pour transporter à moindre coût les marchandises et le pétrole entre l'Amérique du Nord et la Russie ou entre l'Europe et le Japon, sans devoir faire un immense détour par le canal de Panama ou celui de Suez. La fonte de l'arctique ouvrira aussi de nouveaux espaces à la pêche industrielle et à l'exploitation minière.
Les glaciers du Parc National Huascaran au Pérou fondent comme neige au soleil. En l´espace de 27 ans, ils ont reculé de 22% et le phénomène va en s´accélérant. « La comparaison avec des photos plus anciennes de ces mêmes glaciers est stupéfiante » a déclaré Joris Thijssen, chargé de mission Greenpeace, à son retour d´une expédition au Pérou. « Les glaciers y reculent de plusieurs dizaines de mètres par an. »
Les glaciers sont les thermomètres de la terre et partout, ils affichent le même résultat: des températures en augmentation et un climat qui change. Les émissions de gaz à effet de serre sont la cause principale de la fonte des glaciers.

Notre planète bleu

Des experts de l'ONU mettent en évidence, dans un nouveau rapport scientifique, l'importance de réduire à une «petite fraction de leur niveau de 1990» les émissions de gaz à effet de serre dans tous les pays et pas seulement dans les pays industrialisés comme l'exige le protocole de Kyoto.
Selon les chercheurs, une stabilisation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère exige une réduction de ses émissions à l'échelle planétaire afin qu'elles ne représentent plus qu'une petite fraction de leur niveau actuel

Les conséquences possibles de l'effet de serre

La fonte des glaces est une manifestation désormais nettement visible du réchauffement climatique actuel. Partout, la glace fond dans l'Arctique la couche de glace a déjà diminué de 42% en épaisseur et de 6% en surface. Dans une déclaration d'août 2003, le professeur Ola Johannessen, Coauteur du rapport "Changements climatiques de l'Arctique" a affirmé : "Depuis 1978, la calotte glaciaire Arctique a diminué de près de 3 à 4% par décennie. A la fin du siècle, il n'y aura plus de glaces au pôle Nord l'été. Si les émissions de CO2 continuent de s'accélérer, cela se produira peut-être avant". Les observations par satellites viennent corroborer cette affirmation en montrant qu'un très net rétrécissement de la calotte a déjà eu lieu.

Cette fonte des glaces polaires va avoir pour effet le plus notable, non pas une montée des eaux, l'eau liquide ne pèse pas plus lourd que la glace, mais une perturbation du Gulf-Stream, dont le moteur provient de l'augmentation de salinité de l'eau dans l'océan Arctique causée par la glaciation de l'eau. La disparition du Gulf-Stream et des autres courants thermohalins de la planète n'auraient pas pour seule conséquence le refroidissement des côtes européennes en hiver, la modification des courants océaniques thermohalins aurait pour impact de réduire les réserves de poissons. En effet, ces courants remontent à la surface des océans des substances nutritives, ils favorisent par la chaleur qu'ils transportent la croissance du plancton qui est à la base de la chaîne alimentaire dans les océans

On assiste également à une fonte de tous les glaciers terrestres. partout, de l'Himalaya au Kilimandjaro en passant par les glaciers alpins, on constate que les glaciers reculent. Le WorldWatch-Institute dresse un inventaire du recul de ces glaciers partout dans le monde :

  • Dans les Montagnes Rocheuses : le nombre de glaciers est passé de 150 à moins de 50 depuis 1850. Les glaciers restants devraient tous avoir disparu d'ici 2040.

  • Dans les montagnes du Caucase : le volume de glace a diminué de 50% en un siècle.

  • Dans les Alpes : le volume des glaciers s'est réduit de plus de 50% depuis 1850. (voir les photos de la mer de glace éditée par Hubert Reeves dans son livre "Mal de terre"!)

  • Le Glacier du Kilimandjaro a diminué de 3% par an entre 1989 et 2000 et pourrait par extrapolation avoir disparu en 2015, au grand dam du ministère du tourisme tanzanien. (Voir sur ce sujet les images sur le site du photographe Alain Guillou)

Pierre Thomas
Professeur à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon

Depuis un siècle, le niveau moyen des mers est monté d'une quinzaine de centimètres.
Pendant la même période, la température moyenne de la Terre a augmenté de 0,6°C
Le coefficient de dilatation thermique de l'eau est de 2,6 x 10-4 °C-1
La tranche d'eau des océan est divisée par la thermocline, qui sépare les eaux profondes, froides, des eaux superficielles en équilibre avec la température de l'atmosphère. Cette thermocline se situe en moyenne vers 1000 m de profondeur.
Si le 1er km de la mer (105 cm) voit sa température monter de 0,6°C, cela entraine une dilatation de :
105 x 2,6 x 10 -4 x 0,6 = 15,6 cm.
On voit donc que l'ordre de grandeur de la dilatation thermique correspond à peu près à la dilatation observée, ce qui permet de dire que pour l'instant la fonte des glaciers n'a qu'un rôle négligeable (ou du moins largement minoritaire).

Le volume total des glaces continentales est estimé à un peu plus de 30 millions de kilomètres-cubes, réparti essentiellement sur l'Antarctique :

Antarctique : 29 millions de km3
Groenland : 2.5 millions de km3
autres glaciers : 0.2 millions de km3

La surface des océans représente à peu près 70% de la surface terrestre (rayon 6 370 kilomètres, soit surface totale = 4 x pi x 6370 x 6370 = 510 millions de kilomètre-carrés) c'est-à-dire 357 millions de km2...

Donc, si tous les glaciers continentaux fondaient, les 30 millions de kilomètre-cubes de glaces élèveraient le niveau de la mer de 30/357 = 0.084 kilomètre, soit 84 mètres...

En réalité, ce serait un peu moins, parce qu'une partie des glaciers de la partie ouest de l'Antarctique n'adhère pas partout au socle continental, qui est ici sous le niveau de la mer, et la fonte des glaces de mer (banquises) n'influence pas le niveau marin (voir l'article-réponse pour davantage de précisions)

En effet, comme les glaces de mer flottent, elles déplacent un volume d'eau de mer dont le poids est égal au poids de la glace (principe d'Archimède, 3ième siècle avant JC) . Si cette glace océanique fond, l'eau de fonte occupe exactement le volume d'eau de mer que la glace occupait, sans modifier le niveau marin.

Des scientifiques aux Etats-Unis et en Europe craignent une désintégration en chaîne des glaces au Groenland et dans l'Antarctique qui pourrait faire monter le niveau des océans plus rapidement que prévu aujourd'hui, selon une étude publiée aux Etats-Unis. Selon ces experts, la fonte des couches de glace situées sur la côte du Groenland et dans l'Antarctique, observée ces dernières années, pourrait déstabiliser d'importantes masses glaciaires et accélérer leur désintégration.
Or, cette hypothèse n'a pas été prise en compte dans les modèles informatiques de prévision de montée du niveau des océans, a expliqué l'un d'eux, Peter Clark, glaciologue de l'Université d'Oregon (nord-ouest) dans un article paru dans la revue Science datée du 21 octobre. Une fonte de plaques de glace importantes pourrait "faire monter le niveau des océans beaucoup plus et aussi plus rapidement qu'on ne le prévoit actuellement", selon lui. La plus grande partie
de la montée des océans telle qu'elle est actuellement prévue dans les modèles informatiques sur les 200 prochaines années résultera de la fonte des glaces surtout au Groenland en raison du réchauffement climatique.
Selon ce même scénario, ce phénomène devrait être en grande partie compensé par davantage de précipitations et une accumulation de glace dans l'Antarctique, explique ce scientifique. Dans une telle hypothèse, le niveau des océans devrait monter d'environ 50 cm au cours des deux prochains siècles. Mais la désintégration des glaciers si elle se produisait -comme une accumulation de signes le laissent craindre-, "pourrait faire doubler" cette prévision pour atteindre un mètre, ce qui est considérable, indique Peter Clark. A très long terme, à savoir mille ans, les glaces du Groenland pourraient fondre entièrement, faisant grimper le niveau des océans de plus de 6 mètres sur le globe. La
désintégration de grandes plaques de glace dans l'Antarctique et l'Arctique pourrait fortement accélérer ce phénomène, ajoute-t-il.
"Il est devenu évident que la plaque de glace de l'Antarctique occidental qui repose en grande partie sur des terres situées sous le niveau de la mer, est l'une des plus vulnérables dans le monde à une désintégration", relève-t-il. "Il y aura un vrai problème le jour où ces petites fractures dans les glaces arctiques et antarctiques provoqueront des désintégrations plus étendues qui feront monter le niveau des océans et accélérant ce phénomène" telle une réaction en chaîne, met en garde ce scientifique.
Science magazine

Les glaciers reculent partout dans le monde

Des Andes à l'Himalaya en passant par les Alpes, les scientifiques font partout le même constat: les glaciers fondent sous l'effet du réchauffement climatique, menaçant les ressources en eau de régions entières et contribuant à la montée du niveau de la mer.

S'il est observé sur l'ensemble de la planète, le recul des glaciers est particulièrement rapide dans les Andes. "Regardez! le Chacaltaya s'est scindé en deux", souligne le scientifique Edson Ramirez en montrant l'étendue glacée qui culmine à 5.300 mètres d'altitude à une heure de route de La Paz, en Bolivie.
Le Chacaltaya était autrefois la plus haute piste de ski au monde mais plus personne n'a glissé sur ses pentes depuis 1998. La fonte du glacier a mis la roche à nu au milieu du glacier, qui a donc désormais deux langues. Edson Ramirez estime qu'il a perdu les deux tiers de sa masse dans les années 90 et n'a plus que 2% de sa taille initiale.

Le Chacaltaya, qui contribue à l'alimentation en eau de la capitale bolivienne, aura disparu dans huit ans, selon M. Ramirez. "Certains petits glaciers comme celui-ci ont déjà disparu", précise le glaciologue bolivien. "Et beaucoup d'autres suivront dans les dix prochaines années."

De l'Alaska au nord, à la Patagonie au sud, c'est tout le continent américain qui est concerné. Mais pas seulement. En Afrique de l'Est, les célèbres neiges éternelles du Kilimandjaro fondent. Et dans les Alpes et l'Himalaya, les changements sont frappants.

"Sur les sommets himalayens, le rythme auquel les glaciers reculent est alarmant", constate le scientifique indien Rajendra Pachauri, qui dirige le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un réseau d'experts parrainé par l'ONU. "Et ce n'est pas un exemple isolé. J'ai vu des photos du Kilimandjaro prises il y a 50 ans et aujourd'hui: on voit la différence."

Des preuves accablantes pointent du doigt le réchauffement du climat lié à l'activité humaine. Cette élévation des températures devrait se poursuivre tant que les gaz à effet de serre, essentiellement le dioxyde de carbone, s'accumuleront dans l'atmosphère.

Une étude internationale menée en novembre a conclu que les températures hivernales avaient grimpé de 4 degrés sur une période de 50 ans dans l'Arctique, où la banquise ne cesse de reculer.

Dans le même temps, la mer monte, grignotant le rivage d'îles du Pacifique, alors que les océans se dilatent sous l'effet du réchauffement et de l'écoulement d'eau douce provenant de la fonte des glaces du Groenland et d'autres régions.

Des milliers de glaciers, notamment dans la région de l'Himalaya, rétrécissent. Dans l'ouest de la Chine, où l'eau provenant de leur fonte a créé une nouvelle rivière. Dans les Alpes italiennes, la couche de glace a fondu de 10% durant la canicule qui a frappé l'Europe en 2003, et pourrait s'évaporer totalement d'ici 20 à 30 ans.

Sur toute la planète, le phénomène pourrait à terme compromettre l'approvisionnement en eau de régions entières pour la consommation humaine, l'agriculture et l'électricité. Au Pérou, 70% du courant est généré par des barrages hydroélectriques exploitant l'eau de la fonte des glaces andines... qui pourrait se tarir en grande partie d'ici dix ans, selon les autorités.

Les glaciers, ces "châteaux d'eau du monde", sont le signe le plus visible que nous sommes dans la première phase du réchauffement de la planète, prévient Lonnie Thompson, éminent glaciologue de l'université de l'Ohio

SOURCE

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