L’Akagera est avant tout un refuge
d’animaux sauvages. Des troupeaux d’éléphants et de buffles sortent des
bois pour se désaltérer au bord des lacs. Les visiteurs chanceux
pourront apercevoir un léopard, une hyène tachetée ou même un lion
Girafes et zèbres parcourent la savane,
et plus d’une douzaine d’espèces d’antilopes y vivent, dont le commun et
superbe impala, le minuscule ourébi, le secret guib harnachée («
bushbuck »), le gauche topi (ou tsessebe), et la plus grosse antilope du
monde, l’élan du Cap.
Camper sur la rive d’un lac de l’Akagera
est une véritable initiation mystique aux merveilles de la brousse
africaine. Des groupes de plus de 50 hippopotames grognent et
s’ébattent, tandis que des crocodiles prennent le soleil, gueule grande
ouverte. Le ciel est rendu magique par le vol inoubliable de deux aigles
pêcheurs, monarques ailés des eaux africaines.
Le long des lacs, on trouve l’une des plus grandes concentrations
d’oiseaux du continent ; les marais adjacents sont le territoire du
gonolek des papyrus, vif mais menacé, et de l’étrange bec-en-sabot («
shoebill stork »), le plus recherché des oiseaux d’Afrique
1) La
langue nationale est le kinyarwanda.
2) Les langues officielles sont le kinyarwanda et le français.
Le Rwanda aurait été
peuplé vers le VIIIe siècle avant notre ère par des Batwas
ou Twas, une population pygmoïde
(1,52 m de taille moyenne) vivant de chasse dans la forêt; ces
ancêtres des pygmées seraient venus de l’Ouest et parlaient une langue
bantoue. Quelques siècles plus tard, un peuple d’agriculteurs, les
Hutus, auraient cohabité avec les
Tutsis, des pasteurs venus du Nord,
qui se seraient installés progressivement entre les Xe et
le XVe siècles. Ces trois communautés d’origines
différentes se sont assimilés les unes aux autres avec le temps
Etendu sur 1 000 km2 de majestueuses
collines au sud-est du Rwanda, le Parc national de Nyungwe est la plus
grande réserve de forêts d’altitude en Afrique de l’Est, et l’une des
plus anciennes. Son origine est antérieure à la dernière glaciation.
Lieu unique pour la diversité de sa flore, la forêt abrite 200 espèces
différentes d’arbres et une myriade de fleurs, dont la lobélie géante et
nombre d’orchidées colorées
Mais Nyungwe est surtout réputée pour ses primates : 13 espèces au
total, dont les plus proches parents de l’homme, les chimpanzés, et le
superbe cercopithèque de l’Hoest et les adroits acrobates que sont les
colobes d’Angola. Le plus important site ornithologique du Rwanda,
Nyungwe abrite 300 espèces d’oiseaux, dont 24 sont endémiques à quelques
forêts d’altitude du Rift. Le plus bel oiseau de Nyungwe est le grand
touraco bleu – un oiseau d’un bleu étrange, avec des plumes rouges et
vertes, qui volette d’arbre en arbre en processions psychédéliques
Un important réseau de pistes pédestres bien entretenues mènent, à
travers la forêt, à des chutes d’eau et des points de vue panoramiques.
Une auberge confortable et rustique et un camp parfaitement situé
bordent la route principale. On peut visiter la réserve en une journée
depuis Butare ou Cyangugu. Nyungwe nécessite cependant plus de temps.
Celui qui souhaite apercevoir les chimpanzés ou d’autres espèces de
primates plus petits aura besoin d’au moins deux jours sur place – et
les passionnés d’ornithologie pourraient ne jamais
vouloir partir
Languages:
Kinyarwanda (official), French (official), English (official),
Kiswahili(Swahili) used in commercial centers
Les députés rwandais
ont engagé un véritable branle-bas de combat contre l’idéologie
génocidaire. Ils ont demandé notamment, mardi, la suppression des manuels
scolaires d’apprentissage de la langue rwandaise des discours de l’ex-
président Juvénal Habyarimana, qui, selon eux, "véhiculent le message
divisionniste qui a conduit au génocide de 1994 au Rwanda
Nom : République
du Rwanda Superficie totale : 26 338 km2 Population (2002) : 8,2 millions Monnaie (moy. 2002) : 1 $US = 475,4 francs rwandais Capitale : Kigali Espérance de vie (2001) : femmes 39,2 ans (2002); hommes
38,1 ans Taux d'alphabétisation (2001) : femmes 45 % (1995);
hommes 52 % Nbre de personnes atteintes du VIH/sida (2001) :
500 000 Taux de prévalence du VIH/sida chez les adultes (2001) :
8,9 % Indice du développement humain des Nations Unies (2002) :
162e sur 173 pays
En Afrique en général, les grands guérisseurs, ceux
qui possèdent les secrets des plantes, acquièrent leurs compétences
thérapeutiques au terme d'un long séjour dans le bois sacré ou la forêt.
Pour la Croix Verte, qui réunit plus de huit cents membres et a déjà
contribué au reboisement de cent mille hectares, puisque la force ne fait
pas loi, pourquoi ne pas s'appuyer sur le spirituel
Contexte:
L'année 2004 marque le dixième anniversaire du génocide
de 1994 où, en l'espace d'une centaine de jours, près d'un million de
Rwandais ont été massacrés par leur concitoyens. Ce traumatisme est loin
d'être cicatrisé ; toutefois le Rwanda est entré dans une dynamique de
réconciliation nationale, avec notamment la tenue d'élections
présidentielles et législatives à l'automne 2003.La guerre civile éclata en 1990 alors que les rebelles
du Front Patriotique du Rwanda (FPR), à majorité tutsie, ont envahi le
nord du pays depuis l'Ouganda. Un accord de paix fut conclu en août 1993,
dont la supervision incomba à la Mission des Nations Unies pour
l'assistance au Rwanda (MINUAR), dirigée par le général canadien Roméo Dallaire. En avril 1994, l'avion du Président Habyarimana, un Hutu au
pouvoir depuis 1973, fut abattu et le Président y trouva la mort. Cet
événement fut le déclencheur d'un massacre systématique de plus de 800 000
Tutsis et Hutus modérés par les Forces armées rwandaises (FAR) et les
miliciens Interahamwe, et d'un exode de 2 millions de réfugiés (surtout en
République démocratique du Congo (RDC) – ex-Zaïre – et en Tanzanie). La
MINUAR était dans l'impossibilité d'agir efficacement, surtout suite à la
décision de l'ONU de réduire ses effectifs à 270 hommes au plus fort de la
tuerie. La guerre civile et le génocide se terminèrent par la prise du
pouvoir par le Front Patriotique Rwandais en juillet 1994, provoquant la
fuite des génocidaires vers la RDC.
Au bord des lacs, on
trouve l’une des plus grandes concentrations d’oiseaux
du continent ; les marais adjacents sont le territoire
du gonolek des papyrus, vif mais menacé, et de l’étrange
bec-en-sabot (« shoebill stork »), le plus recherché des
oiseaux d’Afrique
Parc
national de Nyungwe est la plus grande réserve de forêts
d’altitude en Afrique de l’Est, et l’une des plus
anciennes. Son origine est antérieure à la dernière
glaciation. Lieu unique pour la diversité de sa flore,
la forêt abrite 200 espèces différentes d’arbres et une
myriade de fleurs, dont la lobélie géante et nombre
d’orchidées colorées. Mais Nyungwe est surtout réputée
pour ses primates : 13 espèces au total, dont les plus
proches parents de l’homme, les chimpanzés, et le
superbe cercopithèque de l’Hoest et les adroits
acrobates que sont les colobes d’Angola
L'inaction de la communauté internationale au moment du
génocide continue d'être fortement critiquée. En 1999, l'ONU admit sa
responsabilité, due à une "prudence incompréhensible" découlant de
l'absence de moyens et de "volonté politique". En novembre 1994, le
Conseil de sécurité de l'ONU a créé le Tribunal pénal international pour
le Rwanda (TPIR) à Arusha (Tanzanie) afin de juger les responsables du
génocide. La justice est également rendue par les tribunaux rwandais pour
juger les quelques 100,000 accusés qui engorgent les pénitenciers. Afin
d'accélérer les procédures, le dispositif judiciaire est fort bien
complété depuis 2002 par la justice coutumière des assemblées villageoises
traditionnelles.
Les Virunga sont le
dernier refuge du gorille de montagne, menacé de
disparition, et leurs pentes luxuriantes offrent un
cadre fabuleux à ce qui est sans doute la plus poignante
et la plus émouvante expérience que l’on puisse vivre en
Afrique. Rien ne peut préparer le visiteur au choc d’une
rencontre avec un groupe de gorilles mâchant des bambous
dans son habitat naturel. L’impressionnante présence
d’un mâle adulte (silverback) – trois fois plus imposant
qu’un homme, mais pacifique et tolérant – défie toute
description. De même, il n’y a pas de mots pour exprimer
le frisson que l’on éprouve en regardant dans les yeux
ces paisibles géants qui partagent 97 % de leurs gènes
avec les humains
Si les
gorilles sont aujourd’hui encore vivants, on le doit
pour beaucoup à Dian Fossey, inhumée à Karisoke, son
centre de recherche dans les Virunga, avec les animaux
auxquels elle dédia sa vie
Invoquant le besoin de sécuriser ses frontières et
d'éliminer le risque incarné par les génocidaires réorganisés dans la
jungle congolaise, le gouvernement du Rwanda est intervenu militairement
en RDC en 1996-97 et à nouveau en 1998-2003. Suite à l'Accord de Pretoria
de 2002 et aux efforts des deux gouvernements depuis lors, les relations
entre Kigali et Kinshasa sont en voie de se normaliser.
Trekking to see
a family of Mountain Gorillas (including one huge Silverback) in
Parc National de Volcans, Rwanda, Africa in July 2006. One the
greastest experiences of my life!
« Au
cœur de l’Afrique centrale, si haut qu’on grelotte plus
qu’on ne transpire », écrivait l’éminente primatologue
Dian Fossey, « on trouve de superbes volcans culminant à
15 000 pieds d’altitude, presque entièrement recouverts
d’une forêt tropicale luxuriante, les Virunga. »
Situés à l’extrême nord-ouest du Rwanda, le Parc
National des Volcans protège les pentes escarpées de ces
magnifiques montagnes – refuge des gorilles – et la
riche mosaïque de ses écosystèmes montagneux, dont les
forêts de bambous, les prairies, les marais et les
landes. Une randonnée vivifiante à travers les cultures
au pied des Virunga donne l’occasion de contempler de
superbes panoramas.
Un gouvernement d'union nationale a été formé suite à
la victoire du FPR en 1994, bien que Paul Kagame conserva effectivement le
pouvoir. Il est porté à la Présidence par le Parlement en avril 2000. Bien
qu'imparfaites (entraves aux activités de l'opposition, intimidations,
arrestations, etc.), les récentes élections présidentielles et
législatives constituent toutefois un important pas en avant dans le
processus de démocratisation, qui doit encore s'assouplir et se décrisper.
Le Rwanda était l'un des pays les plus pauvres du monde
avant le génocide et cet événement tragique a exacerbé la situation.
L'espérance de vie à la naissance n'est que de 40 ans et près du quart des
enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition. La population est
jeune, 40% des Rwandais ayant moins de 15 ans. Plus de la moitié des
habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Le pays doit aussi combattre
les ravages du VIH/sida, dont le taux de prévalence chez les adultes est
de 8.9%.
L'économie rwandaise est fondée sur l'agriculture, qui
employait 82 % de la population active avant 1994. L'agriculture occupe
toujours une place prépondérante (42% du PIB en 2002) et seulement 8% de
la population vit en zone urbaine. L'enclavement du Rwanda est un trait
marquant de son économie. La plupart du commerce extérieur du Rwanda
transite par le port de Mombasa (Kenya), le transport ferroviaire est
inexistant et le réseau routier a besoin d'améliorations.
Les politiques économiques du gouvernement apportent
peu à peu la stabilité macro-économique, encouragent la privatisation des
compagnies d'État et stimulent l'investissement étranger. Le taux de
croissance réel du PIB qui fut de 1.4% en moyenne de 1982 à 1992 est passé
à 4.2% de 1992 à 2002. La croissance économique prévue est de 6% pour 2004
et de 5% en 2005 tandis que l'inflation devrait baisser à 7% en 2004 et 5%
en 2005.
Le Rwanda est l'un des 15 pays du Comité de mise en
oeuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).
Le Rwanda est aussi un des pays membres de la Conférence Internationale
sur les Grands Lacs visant à conclure un grand pacte de paix, de sécurité
et de développement régional d'ici 2005.
Le Parc national de
l’Akagera
Situé à une
altitude relativement faible sur la frontière avec la Tanzanie, le Parc
National de l’Akagera tranche radicalement avec les collines venteuses
propres à la majeure partie du Rwanda. Couvert par un labyrinthe de
marais et de lacs qui suivent le cours sinueux de l’Akagera, la plus
haute source du Nil, le parc, avec ses prairies parsemées d’acacias, est
un paysage typique de savane africaine
Fossey devint un nom
célèbre après le film biographique qui lui a été consacré, Gorilles dans
la brume, situé et tourné dans le Parc des Volcans. Le succès populaire
et critique du film a favorisé une prise de conscience internationale
sur le danger encouru par les gorilles de montagne, dont le nombre a crû
de 250 dans les années 70 à 400 en 2001. Environ la moitié de la
population mondiale de gorilles vit sur les pentes rwandaises des
Virunga, où quatre groupes « habitués », comprenant entre 7 et 37
individus, peuvent être observés par un maximum de 32 touristes par jour