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SYRIE 

Giorgio Buccellati prit de la terre sur le site, la fit glisser entre ses doigts et dit:
"Lorsque nous trouvons en
Syrie nous fusionnons avec l'histoire elle-même, chaque grain de sable est une lettre lumineuse dans le livre éternel de l'humanité

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SYRIE

 

L'ancien royaume de Khana devenu florissant durant le second millénaire avant J.-C. au confluent de l'Euphrate et du Khabour.

  La terre de Syrie! Réceptacle de l'Histoire! De son terroir a émané la quintessence des cultures; sur sa terre sont nées et se sont fécondées les plus grandes civilisations et c'est ici que l'homme fit des découvertes dont l'humanité entière ne cesse de recueillir les bienfaits.

Ici, et depuis plus de dix mille ans, a commencé l'aventure de l'agriculture. Durant des millions d'années l'homme ramassait les plantes sauvages qui se présentaient et s'en nourrissait. Et voilà  que l'homme de cette terre syrienne ne tarda pas, comme dit le Professeur Andrew Moore, à découvrir (et cela à Abu Huraira même, là où se trouve aujourd'hui (le barrage de l'Euphrate) l'art de cultiver après avoir su associer l'eau et le grain de blé, après avoir su d'un épi unique tirer des milliers d'épis.

A l'époque phénicienne elle s'appelait Antaradus et devint Tartose sous les Byzantins. Les Croisés en firent une base militaire importante et un port principal pour leur approvisionnement. Aussi y construit-on une citadelle, des remparts et des tours fortifiées. Saladin reprit la ville en 1188; son puissant donjon devait tomber ultérieurement lorsque ses défenseurs prirent la fuite par une poterne secrete reliée à un souterrain conduisant directement à la mer. Cette porte est encore visible au pied du donjon.
De ces temps révolus la ville a conservé des vestiges d'arcs, de remparts et de tours qui nous rappellent, ainsi que l'enchevêtrement des rues étroites, ce que fut la cité au Moyen- Age. Toutefois la cathédrale de Tartous qui se dresse avec élégance est le monument le plus important. Elle a été aménagée en musée abritant une grande collection d'antiquités qui proviennent des différentes époques et civilisations syriennes.
Quant à la plage de Tartous, elle est un beau prolongement vers le sud de la côte syrienne avec ses sables fins, ses chalets, ses hôtels, ses cafés et ses restaurants de bord de
merAvec cet instantané de création est née la civilisation; l'homme commença à se fixer, il construisit des maisons qui remplacèrent les cavernes. Il prit conscience de son être et se mit à invoquer le ciel avec ses premières incantations mythologiques et religieuses. Ses dix doigts s'essayèrent au dessin, à la sculpture et à la décoration.

 De ce stade fort éloigné de la vie de l'humanité les restes sont présents dans plus d'un endroit en Syrie: à M'ribet, à Jiroud, à Yabroud, et sur les rives des fleuves.

 C'est également ici, en Syrie, que l'homme ne tarda pas à offrir à l'humanité un autre grand acquis civilisationnel: le cuivre. Il le découvrit, le façonna et en réalisa un alliage: le bronze. Cette civilisation des métaux vit le jour à Tall Halaf sur les rives du Khabour.

 Et les découvertes, et les réalisations se succédèrent dès le III° millénaire avant J.-C.! Dans le royaume de Mari (Tall al Hariri) sur l'Euphrate ce furent palais et fresques, et un essor culturel et commercial remarquables. Le Royaume d'Ugarit (Ras Chamra) sur la côte Syrienne présente à l'humanité sa découverte miraculeuse: le premier alphabet du monde. Quant au Royaume d'Ebla (Tall mardikh) il livre (bibliothèque du palais royal) la plus fantastique collection de textes portant organisation de l'administration, du commerce, de la diplomatie, de l'industrie et des relations de guerre et de paix avec les autres Etats.

 Ces Royaumes anciens de Syrie dont la découverte  s'est poursuivie depuis les années vingt de ce siècle ont beaucoup profité à la connaissance humaine. Certes chaque découverte étonnait le monde et changeait les données de l'Histoire, mais chaque fois aussi elle apportait la preuve que le berceau de la civilisation, en ces temps lointains, où le monde vivait dans les ténèbres de la préhistore, a été cette terre de Syrie.

 Et c'est comme si chaque coup de pioche donné dans un lieu de fouilles faisait jaillir une lumière qui éclaire une autre étape inconnue de l'évolution de l'homme sur la planète terre!

 Le point sur lequel ces recherches ont jeté les lumières les plus vives et qu'elles ont confirmées reste peut être le fait que ces Royaumes (Mari, Ugarit, Ebla, Khana…) étaient arabes: arabes de cœur, arabes d'aspect et arabes de langue. Les langues qu'on y parlaient avaient toutes la même origine arabe; seules existaient des différences dialectales comme celles qui existent aujourd'hui entre un pays arabe et un autre.

 Les habitants de ces royaumes descendaient de ces arabes venues, depuis les premiers temps, du sud-de la Péninsule Arabique- et qui étaient connus une fois sous le nom d'Amourites (III° millénaire av. J.-C.) d'autres sous le nom de Cananéens et Phéniciens (habitants de la zone côtière) d'autres encore sous celui d'Araméens (habitants des hautes terres) ou Ghassanides et Nabatéens (habitants du sud).

Baniyas

Située à 55 km au sud de Lattaquié, Baniyas était un ancien port phénicien. Connue à l'époque grecque sous le nom de Balanea, elle était célèbre pour ses vergers et ses jardins innombrables ainsi que pour ses exportations de bois. Ce port est aujourd'hui réputé comme étant un débouché important pour le pétrole.
Toutefois, les jardins qui enserrent ses blanches habitations, les vergers de citronniers qui l'entourent et sa plage sablonneuse qui va rejoinder celles de Tartous ont conservé à la ville un environnement naturel d'une grande beauté.
Dans les hautes montagnes boisées qu'on aperçoit derrière la ville, une citadelle, celle d'Al Marqab surmonte l'un des sommets. Elle apparaît de loin, majestueuse et immense, enveloppée dans un halo gris bleu qui s'ajoute à sa magnificence.

Tartous

A l'époque phénicienne elle s'appelait Antaradus et devint Tartose sous les Byzantins. Les Croisés en firent une base militaire importante et un port principal pour leur approvisionnement. Aussi y construit-on une citadelle, des remparts et des tours fortifiées. Saladin reprit la ville en 1188; son puissant donjon devait tomber ultérieurement lorsque ses défenseurs prirent la fuite par une poterne secrete reliée à un souterrain conduisant directement à la mer. Cette porte est encore visible au pied du donjon.
De ces temps révolus la ville a conservé des vestiges d'arcs, de remparts et de tours qui nous rappellent, ainsi que l'enchevêtrement des rues étroites, ce que fut la cité au Moyen- Age. Toutefois la cathédrale de Tartous qui se dresse avec élégance est le monument le plus important. Elle a été aménagée en musée abritant une grande collection d'antiquités qui proviennent des différentes époques et civilisations syriennes.
Quant à la plage de Tartous, elle est un beau prolongement vers le sud de la côte syrienne avec ses sables fins, ses chalets, ses hôtels, ses cafés et ses restaurants de bord de mer
Ces migrations successives ont conservé aux habitants de la Syrie leur caractère arabe depuis l'aube de l'Histoire. Aussi cet arabisme résiste-t-il à tous les envahisseurs, Hittites ou Perses, Grecs ou Romains. qui étaient attirés par les richesses de la Syrie et par sa position stratégique. La conquête arabe en 636 vint confirmer l'identité arabe de la Syrie, la débarras sa des séquelles des conquêtes étrangères et lui restitua son âme et son authenticité.

 Depuis les temps anciens la Syrie acquit son importance stratégique grâce à sa situation exceptionnelle au point de rencontre de trois continents et au croisement des routes internationales. Elle est le trait d'union entre le monde Méditerranéen et l'Océan Indien et entre la Mer Caspienne, la Mer Noire et le Nil.

 A travers son territoire passait la Route de la Soie qui venait des confins de la Chine et dont la première étape syrienne était Doura-Europos (Salihiya). Elle continuait par Palmyre et Homs jusqu'à atteindre les ports de la Méditerranée, cette mer qui fut témoin de la gloire des navigateurs syriens voilà des milliers d'années lorsque ces pionniers en avaient fait un lac syrien sur lequel voguaient leurs navires aux larges voiles blanches. Cette situation importante fit de la Syrie une place exceptionnelle, non seulement en raison du passage des caravanes et des échanges commerciaux mais parce qu'elle était le point de rencontre des idées, des inventions, des croyances et le lieu où les cultures se sont interpénétrées.

Lorsque vous vous promenez dans les vieux souks, vous réalisez que l'Histoire en Syrie n'est point une idée abstraite ou quelque fiche poussiéreuse sur un rayon de bibliothèque. Elle est une chose vivante que vous voyez, touchez et dont vous entendrez presque le rythme et les battements continues. Prenez donc Souk Attawil (ou Madhat Pacha) à Damas depuis Bab Kissan jusqu'à Bab Al-Jabia et vous ne tarderez pas à sentir vos pas accompagner ceux de Saint Paul qui connut la lumière de la foi, lumière du "Chemin de Damas".

 Le tisserand de la soie à Damas, Hama ou Alep que vous voyez à l'œuvre derrière son métier en bois, vous le prendriez pour ce même tisserand, qui voilà quatre mille ans, était en activité à Ebla. Quant au souffleur de verres coloriés dans les ateliers populaires, que vous voyez face à son four d'argile et de briques où s'embrase la matière en fusion, il vous renvoie, en un clin d'eeil à ses ancêtres de la côte syrienne qui inventèrent le verre et colorièrent il y a trois mille ans. Il vous renvoie également au temps des splendeurs de l'art des verriers syriens du XIV° siècle dont le verre était devenu si fin qu'on le croyait de la transparence de leur ciel bleu.

 L'image que compose un artiste populaire d'aujourd'hui avec l'un de ces héros et de ces chevaliers des récits arabes est la réplique d'une composition représentant un autre chevalier et que grava sur la pierre un artiste arabe syrien de Doura-Europos au III° siècle avant J.-C.

La Syrie est divisée en quatorze gouvernorats, ou muhafazat (singulier : muhafazah) qui portent le nom de leur chef-lieu. Le gouverneur est proposé par le ministère de l'intérieur au gouvernement, qui annonce par décret exécutif leur nomination

Aleppo is situated in the northern part of Syria, at an altitude of 379 meters above sea level. A population of about 2,500,000 is spread over an area of 16,142 square kilometers. It has a four season climate and temperature range from +3 C. degrees in winter to 35 C. degrees in summer. The county itself divided into nine administrative regions: Aleppo, Samaan, Al-Bab, Al-Safira, Ain Al- Arab, Jerablos, I'zaz, Afrin, and Manbej

Since the construction of the Thawra Dam, the Euphrates River irrigates the surrounding plains. Aleppo plays an important role in the production of cotton and wheat. It is specially known for its delicious pistachio nuts, and for its traditional industries and modern factories.

The city of Aleppo witnesses two important events each year: The Agricultural and Industrial Products Fair in August and the Cotton Festival in September. Aleppo is connected to cities around the country by a network of roads and can easily be reached by public transport.

Hotels and boarding houses of different standards meet every taste. the many restaurants offer a wide variety of well-known local dishes in addition to continental food. The county has many parks that guarantee the visitor a pleasant stay with a minimum of expense.

Aleppo claims to be one of the oldest inhabited areas, and the claim is supported by the archaeological site of Tell Al- Mraebet, an agricultural settlement that dates from the 9th millennium B.C. The Kingdom of Aleppo flourished in the 3rd millennium B.C. at the same time as Ebla, and the city state of Akkadia. The region witnessed the passage of successive civilizations: Amorites, Hittites, Arameans, Macedonians, Seleucids, Romans and Byzantines. In the year 637 A.D. the area became part of the Islamic Empire. The many city walls, towers, castles, schools, and mosques date from that period.

THE CITADEL OF ALEPPO:

The largest and perhaps the most impressive historical monument in Aleppo. It is situated at the center of the city on a hill about 40 meters high. Reconstructed on the orders of prince Seif Al-Dawleh Al-Hamadani. Its style combines austerity with beauty. Beautiful towers are built into the walls, its imposing entrance is protected by metal doors, and its fortifications are strengthened by a deep moat. Inside the citadel is a small museum containing objects found during its restoration

THE GREAT OMAYYAD MOSQUE

THE OLD COVERED MARKET (SOUK

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Map of Syria

La capitale : Damas
La superficie : 185 180 km2
Nombre d'habitants : 17 millions d'habitants d'après le recensement de 1999
Langue : arabe, français, anglais
Le climat : La Syrie dispose d'un climat tempéré composé de quatre saisons. La température moyenne estivale atteint les 32° Celsius et la température moyenne hivernale atteint les 10° Celsius. Au printemps et à l'automne la moyenne des températures est de 22° Celsius
Le code d'accès aux appels téléphoniques internationaux : 00963

La capitale : Damas
La superficie : 185 180 km2
Nombre d'habitants : 17 millions d'habitants d'après le recensement de 1999
Langue : arabe, français, anglais
Le courant électrique : 220 volts/ 50 hertz
Les poids et mesures : Le mètre et le kilogramme


Syria Tour - Funny video clips are a click away
http://wikitravel.org/fr/Syrie
L'entrée en Syrie nécessite un passeport valable six mois après la date d'expiration du visa, ainsi qu'un visa. Un visa à entrée multiple est nécessaire si on souhaite passer dans un pays limitrophe (sauf Israël et les territoires occupés!) et revenir en Syrie
A côté de l'arabe, on parle kurde dans le nord, près d'Alep, et dans le nord-est. Accessoirement, on parle arménien chez les Arméniens et araméen, comme Jésus, autour de Ma'aloula et de Saidnaya et dans certains villages près de Homs. Il existe quelques poches où on parle turcmène. Le circassien (langue du Caucase) reste encore parlé parmi l'importante communauté tcherkesse (circassienne
www.aleppo-cic.sy/en/index.htm


La monnaie : L'unité de base de la monnaie syrienne est la livre syrienne. Elle est égale à 100 piastres syriennes. Les billets en circulation valent : 50, 100, 200, 500, et 1000 livres syriennes.
Tandis que les pièces de monnaie valent : 1, 2, 5, 10 et 25 livres syriennes
Horaires de travail : Ministères et institutions officielles, de 08:00 à 15:30 heures. Les commerces, en hiver de 10 à 14 heures puis de 16 à 20 heures et en été, de 10 à 14 heures puis de 16 à 21 heures.
Les congés : Le vendredi, le Samedi et les fêtes officielles
Le décalage horaire : L'horaire d'hiver prend effet du mois de novembre au mois de mars (+2 heures. GMT). L'horaire d'été prend effet du mois d'avril au mois d'octobre (+3 heures. GMT)
Le climat : La Syrie dispose d'un climat tempéré composé de quatre saisons. La température moyenne estivale atteint les 32° Celsius et la température moyenne hivernale atteint les 10° Celsius. Au printemps et à l'automne la moyenne des températures est de 22° Celsius
Le code d'accès aux appels téléphoniques internationaux : 00963

 
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La capitale syrienne est réputée être "la ville du monde la plus anciennement peuplée et active sans interruption". Aussi, et en raison de l'importance qu'elle a acquise au cours des âges sur le plan scientifique, culturel, religieux, politique, artistique, commercial, industriel… lui donna-t-on des appellations nombreuses et diversifiées, aussi nombreuses et diversifiées que les civilisations qui s'y sont succédées. On l'appela la "Faihâa" (la parfumée) Al-Cham, Jalaq, la perle de l'Orient… (nom que lui donna l'empereur Julien). Certains disent qu'elle est bien "L'IRAM, la ville à la colonne" citée dans le Saint Coran (LXXXIX.6-7).

 La terre de Syrie! Réceptacle de l'Histoire! De son terroir a émané la quintessence des cultures; sur sa terre sont nées et se sont fécondées les plus grandes civilisations et c'est ici que l'homme fit des découvertes dont l'humanité entière ne cesse de recueillir les bienfaits.


Aleppo - The funniest videos are a click away
www.aleppo-cic.sy/en/index.htm
Aleppo is the oldest inhabited city in history  . It knew human settlement since the eleventh millennium B.C. through the residential houses which were discovered in Al-Qaramel Hill .Aleppo has been conquered by many nations and civilizations since the 4th millennium B.C. , it knew the Sumerians ,Acadians , Amorites,Babylonians,Hithies, Mitanians,Assyrians,Arametes,Chaldeans, Greeks , Romans and Byzantines . The Arabian tribes lived in the 1st millennium B.C. till the time of the Islamic conquest which was a liberation from the European Byzantine occupation on one hand and a human civilized rebalance to the native people on the other hand . The Islamic civilization through its flexibility formed a new horizon that reshaped other civilizations in this supreme tolerant form , that form called for peace and brotherhood . fifteen centuries ago up till now Aleppo becomes one of the most important Islamic cities through its economical , historical , artistic and cultural legacy 
http://www.aleppo-cic.sy/
www.msu.edu/user/
zayzafo1/travel/aleppo.htm

Les plus anciennes mentions de Damas sont celles qui figurent sur les tablettes d'Ebla et qui confirment que Damaski, c'est-à-dire Damas, existait au III millénaire avant J.-C. en tant que métropole ayant un pouvoir économique étendu. D'autre part les anciens documents pharaoniques la citent sous le nom de "Dimachqa". Toutefois l'essor important de Damas eut lieu au milieu du second millénaire avant J.-C. quand elle devint le centre d'une principauté araméenne sous le nom de Dar Masiq soit Ad-dar Al Masqiya (la citée arrosée).

 Les Araméens sont des Arabes du nord et ce sont les véritables premiers habitants de Damas qui parlaient la langue des arabes du nord appelée syriaque.

 Aujourd'hui encore plusieurs villages des regions environnantes et plusieurs cours d'eau portent des noms araméens.

 Les époques se succédèrent et Damas connut les dominations grecque, romaine et byzantine qui laissèrent chacune des vestiges et des témoignages nombreux.

 A l'époque romaine Damas était la première des dix plus importantes villes (Décapolis). Elle était protégée et obtint de nombreuses distinctions notamment sous la dynastie des Empereurs syriens (famille des Sévères). C'est à Damas que s'illustra l'architecte Apollodore de Damas qui réalisa la colonne de Trajan à Rome et le grand pont sur le Danube, tous deux encore debout de nos jours. De cette époque Damas a conservé les restes du trace de la ville qu'il avait conçu en longueur conformément aux normes de l'urbanisme romain ainsi qu'une partie du temple de Jupiter construit sur l'emplacement d'un temple araméen (Hadad) où se dresse aujourd'hui la Mosquée Omeyade. Il s'agit de quelques colonnes de grandes dimensions aux chapiteaux corinthiens que le visiteur voit se dresser, altières, dans la cour conduisant à la porte ouest de la mosquée.

 L'époque Byzantine a vu la création d'un grand nombre d'églises et de monastères importants dont la plupart existent encore.

 Toutefois Damas ne devait parvenir au faite de sa gloire que lorsqu'elle devint en 661 après J.-C. la capitale du premier Etat arabe,celui des Omeyades. C'est pour elle le début de l'âge d'or; un siècle durant, elle devint le centre de rayonnement du jeune Empire arabo-musulman qui avait atteint alors sa plus grande extension allant des rivages de l'Atlantique et des chaînes Pyrénées à l'ouest jusqu'à l'Indus et les confines de la Chine à l'est. Les Omeyades s'intéressèrent pour l'urbanisation de la ville, l'organisation de ses souks, des quartiers et de sa Ghouta; ils fixèrent le système de distribution des eaux et édifièrent palais et hôpitaux.

 Après les Omeyades, notre ville passa par des périodes d'expansion et d'autres de régression; cela dépendait de ceux qui la gouvernaient. Sous les Abbassides, les Fatimides, les Seljoukides, les Atabegs, les Ayoubites, les Mameluks, les Ottomans, les Français.. elle connut les catastrophes et la destruction, elle connut aussi la prospérité et l'expansion.

 Lorsque fût proclamée l'Indépendance en 1946, Damas revint progressivement à son rôle de point de rayonnement national et civilisateur au sein du monde arabe et mérita d'être appelée "Cœur de l'arabisme".

 En 1970 le Président Hafez Al-Assad prend la direction du pays. Damas, à l'instar de l'ensemble de la Syrie s'engage dans une vaste et profonde opération de rénovation qui s'observe dans de nombreuses réalisations touchant à l'urbanisme, l'économie, la culture et le développement. Elle s'observe aussi dans l'importante place prise par Damas sur le plan politique tant au niveau arabe qu'international.

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Damas

De Baalbek, j'ai pris un minibus jusqu'à Chtaura, un taxi de service pour traverser la frontière jusqu'à Damas et un taxi local pour me rendre à la Place des Martyrs qui marque le centre de la capitale. La vieille ville, qui vaut vraiment la peine d'être visitée, est seulement à une courte distance au sud d'ici.

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Damas

Voici la mosquée avec son dôme de 45 mètres sur le côté sud de la cour.

La salle de prière abrite la tombe monumentale du Prophète Yahia (Saint Jean Baptiste) qui avait annoncé et baptisé le Christ et qui est objet de vénération des chrétiens autant que des musulmans.

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Damas

Et voici le minaret Al-Arous par dessus la colonnade qui forme le côté nord de la cour.

 

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Damas

L'endroit le plus sacré d'une mosquée est la niche mihrab dans le mur à côté du minbar du haut des marches duquel on récite les prières .


 

 

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Damas

Et voici le minaret Al-Arous par dessus la colonnade qui forme le côté nord de la cour.

Il est très difficile de recenser tous les endroits et tous les monuments que le visiteur se doit de voir dans la capitale syrienne. Car Damas est tout entière - ou presque- un musée vivant de toutes les époques historiques

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Palmyre

Après avoir traversé le mur de Zénobie, on atteint le temple de Baal Shamin près du dispendieux hôtel Zénobie situé à l'intérieur du site (J'ai logé au plus modeste hôtel Baal Shamin en ville).

 

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Palmyre

Encore plus à l'ouest s'élève ce tétrapylône à un carrefour menant au sud à l'agora (marché) et au nord au temple Baal Shamin montré plus haut

 

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Palmyre

Et au centre s'élevait ce grandiose temple classique. Son péristyle et la majorité de ses colonnades avaient disparu mais la structure centrale, cella, se tenait encore debout.

 

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Palmyre

Voici une autre vue de la rangée de colonnes

Au coeur du Désert Syrien et au milieu des sables d'or qui s'étendent à l'infini, une oasis comme il n'en existe nulle part, surgit devant vous. Une oasis de colonnes et palmiers qui vous envoûtera comme

 

C'est Palmyre! La reine du desert; Palmyre dont les vestiges disent la gloire et dont les ruines se dressent immenses, imposantes, pour raconter sa grandeur, son authenticité et toutes les épopées dont elle-même, ses citoyens et Zénobie, sa reine si belle est si fameuse…, furent les héros. L'oasis est très ancienne. Elle se situe à proximité d'une source chaude nommée Afqa qui est citée dans l'un des manuscrits assyriens remontant au XX° siècle avant J.-C. et mentionnée également dans les tablettes de Mari.
Palmyre fut de tout temps une étape idéale pour les caravanes qui se déplaçaient entre l'Irak et la Syrie et pour celles qui empruntaient la route de la soie allant des confines de la Chine à la Méditerranée en passant par Palmyre et Homs.

Cette situation exceptionnelle a entraîné, depuis les temps les plus reculés, la constitution d'une agglomération humaine composée d'Araméens et d'Arabes Nabatéens. Aussi Palmyre était-elle devenue à partir du second siècle avant J.-C. et à l'instar de Petra une principauté arabe. Son destin la plaça entre l'Empire Romain et l'Empire Perse, deux géants en conflit.
Certes Palmyre a tenté avec habileté de coexister avec l'un et l'autre et de satisfaire les deux; mais ses intérêts étaient davantage liés à ceux de Rome car les Perses aspiraient toujours à la possession des embouchures du Tigre et de l'Euphrate; ce qui menaçait d'étouffement le négoce des Palmyréniens. Lorsque les Romains conquirent la Syrie, cette ville prit le nom de Palmyra (la ville des palmiers) et connut alors un essor rapide. Elle prélevait, en effet, de lourdes taxes sur les marchandises transportées par les caravanes dont le traffic était devenu très dense. De même elle louait ses fameux escadrons de cavaliers et de lanciers à l'armée romaine.
A l'occasion de sa visite l'Empereur Hadrien déclara Palmyre "Cité libre". En signe de reconnaissance la ville se donna le nom de Adriana Palmyra.
Sous les Sévères, qui sont d'origine syrienne, Palmyre bénéficia d'un traitement de faveur. L'Empereur Caracalla la proclama "colonie romaine" en 217. Ce qui correspondait aux vives aspirations des gens de Palmyre car ce nouveau statut les dispensait des impôts qu'ils devaient à Rome sur toutes les marchandises transitant par leur ville: parfums, aromates, épices, ivoire, verreries, soie…
La ville nageait désormais dans l'opulence et le bien-être. Les édifices, les rues, les arcs, les temples, les statues.. se multiplièrent au point que Palmyre devint aussi belle et aussi imposante que les plus grandes villes de l'époque romaine.
Lorsque la lutte entre les Perses et Rome atteignit son paroxysme, cette dernière fit appel à Odeinat, le gouverneur arabe de Palmyre qui parvint à contenir les armées perses et à les batter à deux reprises en 267 ap.J.-C. ce qui lui valut la reconnaissance des Romains et le titre décerné par eux de "Leader de tout l'Orient". Mais en cette même année Odeinat est mystérieusement assassiné. Sa seconde épouse Zénobie personage charismatique prit aussitôt le pouvoir. Elle entrait dans l'Histoire par la grande porte et ne  tarda pas à devenir l'une des femmes les plus célèbres du monde et une figure légendaire dans les contes de l'Orient et de l'Occident en raison des qualités éblouissantes qui étaient les siennes.
Elle avait un beau visage et un corps élancé; elle était élégante et ses yeux noirs brillaient d'intelligence. Elle était discrète et parlait couramment le palmyrien, le grec et l'égyptien, et parvenait grâce à son éloquence et sa belle voix à subjuguer ses soldats et ses officiers.
Elle possédait une vaste culture et un sens politique aigu et elle réunit dans sa cour un grand nombre de philosophes, de savants et de prêtres. D'une ambition illimitée et animée du désir de se débarrasser de l'hégémonie romaine, Zénobie conçut pour Palmyre une gloire que cette ville n'avait jamais caressée auparavant.
Dès l'année 268 elle commença à mûrir le projet de dominer tout l'Empire Romain en le ravissant à son Empereur Aurélien qui faisait face alors à des difficulté internes et à des guerres à l'extérieur, Zénobie considéra la situation propice à la réalisation de son projet. Elle prit ‏possession de toute la Syrie en 270, envahit l'Egypte et lança ses troupes en Asie Mineure jusqu' au Bosphore. Elle contrôla ainsi l'aboutissement des voies qui par mer et par terre rejoinaient l'extrême Orient et les sources d'approvisionnement de Rome. Zénobie ira plus loin encore dans le défi qu'elle lance à Aurélien en se proclamant et en proclamant son fils"Auguste", titre réservé exclusivement à l'Empereur et en frappant en 271 des monnaies à son effigie et à celle de son fils sans qu'y figure celle de l'Empereur de Rome.
Mais dès qu'il parvint à assainir la situation à l'intérieur, Aurelien prépara la riposte afin de se venger de celle qui avait usurpé son titre et son pouvoir. Il leva une nouvelle armée, traversa l'Anatolie, dispersa à Homs les premières lignes défensives de l'armée palmyrienne et fonça sur Palmyre qu'il assiégea jusqu'à ce qu'elle se rendît. Zénobie fut arrêtée et emmenée à Rome en 274 où, parmi les prisonniers, elle défila dans le cortège d'Aurélien attachée avec des chaînes d'or, chargée de ses parures et de ses bijoux.
Palmyre, dont la beauté étaient légendaires, ne connut pas un sort meilleur; elle fut livrée au pillage et à la destruction.
Aujourd'hui encore les archéologues continuent à rechercher le palais de Zénobie que le conquérant romain avait transformé en ruines sur lesquelles il dressa son camp.
Mais si Zénobie a payé son ambition de sa vie, son rêve immense les ruines de Palmyre nous en parlent chaque jour. Avec chaque lever de soleil il vient caresser ses merveilleux chapiteaux car il est le rêve d'une Reine qui voulut pour son peuple gloire, prospérité et liberté.

Palmyre est située à 210 km au nord-est de Damas et à155 km à l'est de Homs. Pour la visite du site archéologique, qui couvre six km2, une journée entière est nécessaire afin que le visiteur se fasse une idée clair de la beauté et de grandeur de l'art de Palmyre. Cet art qui se reflète dans les vestiges de cette ville fameuse, dans ses sculptures, dans ses colonnes énormes et ses arcs imposants.
Le temple de Baâl, l'arc de Triomphe, le théâtre, l'Agora, les thermes, la grande colonnade et le sénat sont les monuments du site. Toutefois la visite des nécropoles à l'extérieur de la ville s'impose.
Le visiteur qui escaladera la colline sur laquelle se dresse le fort de Fakhreddine El Maani(17 e.s.)pourra jouir d'une vue panoramiqe sur les ruines, la ville, ses jardins et le désert.
Quant au musée  de Palmyre il offre une riche collection d'art palmyrien à travers les âges:
Sculptures, mosaïques, objets en or, en bronze et en céramique. Il présente également des scènes reconstituées sur la vie et le folkore à Palmyre et dans le désert.
Efqa la source thermale située près de l'Hôtel Le Méridien est l'un des sites les plus importants à Palmyre. Elle est source de vie pour la célèbre palmeraie. Ses eaux sulfureuses, irriguent les vergers de Palmyre depuis l'antiquité; de plus elles ont-selon un rapport medical français officiel une valeur thérapeutique de première importance pour les maladies de la peau, du foie, des poumons, des articulations et sont remarquables contre l'anémie. Elles stimulent la digestion et la circulation sanguine et donnent à la peau une grande douceur.
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Crac des Chevaliers

Derrière la loggia gothique se trouve un hall en voûte réservé aux réunions du Chapitre des Chevaliers. L'édifice carré à droite est la chapelle.

 

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Crac des Chevaliers

Ce corridor est l'entrée à la forteresse interne

 

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La citadelle d'Alep est aussi une grande attraction touristique. Elle fut construite en 1209 par Al-Malikal-Zahir Ghazi, le fils de Saladin, par-dessus des fortifications datant des Byzantins, des Romains et même de temps plus lointains. La citadelle pouvait loger une garnison de 10 000. Elle fut souvent assiégée mais ne fut prise que par les Mongols en 1269 et par Tamerlan en 1400. La colline est en grande partie faite de main d'hommes, étant constituée d'un tumulus laissé par des civilisations successives qui s'établirent ici à partir de 1600 avant J.-C., probablement à cause de la valeur stratégique de l'emplacement situé à mi-chemin entre le fleuve Euphrate et la côte de la Méditerranée.

 

La richesse de la terre syrienne en vestiges des grandes civilisations humaines qui se sont accumulées ici et se sont développées et fécondées.. a fait dire à beaucoup en parlant de la Syrie qu'elle était le plus grand des petits pays dans le monde. Il n'est pas étonnant après cela que tout homme moderne soit redevable pour son esprit, son art et ses réalisations à cette terre et se sente appartenir à elle comme il appartient à sa patrie. N'a-t-on pas dit avec justesse: "chaque homme cultivé a deux patries: son pays et la Syrie"

Il n'y a a pas de civilisation connue par les hommes à travers les âges qui n'ait laissé des témoignages éclatants partout en Syrie: dans les plaines, dans les déserts, sur la cime des montagnes… Ici ce sont les palais, les mosquées et les églises! Là les forteresses imprenables et les bâtiments exceptionnels dont les arcs, les colonnes, les sculptures et les décorations frappent par leur originalité. Le voyage à travers la Syrie est un voyage à travers le temps parce qu'il s'effectue, avant tout, à travers des civilisations qui se sont succédées ici dans une marche éblouissante et avec une continuité étonnante.

Source:

Le Monde Arabe ne correspond pas au Monde Musulman. Il y a d'importantes communautés arabes non-musulmanes et en fait, la plupart des musulmans vivent dans de grands pays non-arabes tels que l'Indonesie (170M), le Pakistan (140M), le Bangladesh (100M), l'Inde (100M), la Turquie (60M), l'Iran (60M), et plusieurs pays de l'Afrique sub-saharienne. Il y a aussi d'importantes communautés musulmanes arabes et non-arabes en Europe, en Asie et en Amérique. En tout il y a plus d'un milliard de musulmans dont 90% de Sunnites et 10% de Shiites. Les Arabes ne comptent que pour 25% de ce nombre.
 

Le Monde Arabe s'étend de l'Irak et des États du Golfe à l'est à la côte Atlantique du Maroc à l'ouest et de la Syrie au nord au Soudan au sud. Cette vaste région englobe des déserts, des montagnes accidentées et de fertiles vallées riveraines. C'est le domaine de Bédouins nomades, de paysans, de travailleurs agricoles salariés, de travailleurs industriels, d'artisans et de professionnels de tous les métiers et services associés aux villes en pleine expansion comme Rabat, Le Caire, et Beyrouth. De nos jours environ 250 millions de gens vivent dans les 17 pays indépendants qui constituent Monde Arabe. Ce sont : le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, le Soudan, le Yémen, l'Oman, les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Bahreïn, le Koweït, l'Arabie Saoudite, l'Irak, la Jordanie, la Syrie et le Liban. Les Palestiniens sont des Arabes mais il leur reste encore à réaliser leur complète indépendance nationale.

Les historiens s'entendent sur le fait que les anciens peuples sémitiques, les Assyriens, les Babyloniens, les Cananéens, les Amorrites, les Phéniciens, les Hébreux et, plus tard, les Arabes eux-mêmes, migrèrent hors de la Péninsule arabe. Des vagues de migration débutèrent au troisième siècle avant Jésus-Christ et se terminèrent avec les conquêtes musulmanes du 7e siècle. Ces peuples parlaient des langues basées sur des structures linguistiques similaires, et les langues sémitiques modernes, l'arabe, l'hébreu et l'amharique (langue de l'Éthiopie), conservent d'importantes similitudes. Ces migrations sémitiques dans le croissant fertile ne pénétrèrent cependant pas les terres hautes du Taurus au Zagros, occupée par les Hourrites autochtones et plus tard par des peuples indo-européens, les Hattis, les Hittites et les Phrygiens au nord (Turquie) ainsi que les Élamites et les Mèdes à l'est (Iran)

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Ici, et depuis plus de dix mille ans, a commencé l'aventure de l'agriculture. Durant des millions d'années l'homme ramassait les plantes sauvages qui se présentaient et s'en nourrissait. Et voilà  que l'homme de cette terre syrienne ne tarda pas, comme dit le Professeur Andrew Moore, à découvrir (et cela à Abu Huraira même, là où se trouve aujourd'hui (le barrage de l'Euphrate) l'art de cultiver après avoir su associer l'eau et le grain de blé, après avoir su d'un épi unique tirer des milliers d'épis.

Avec cet instantané de création est née la civilisation; l'homme commença à se fixer, il construisit des maisons qui remplacèrent les cavernes. Il prit conscience de son être et se mit à invoquer le ciel avec ses premières incantations mythologiques et religieuses. Ses dix doigts s'essayèrent au dessin, à la sculpture et à la décoration.

 De ce stade fort éloigné de la vie de l'humanité les restes sont présents dans plus d'un endroit en Syrie: à M'ribet, à Jiroud, à Yabroud, et sur les rives des fleuves.

 C'est également ici, en Syrie, que l'homme ne tarda pas à offrir à l'humanité un autre grand acquis civilisationnel: le cuivre. Il le découvrit, le façonna et en réalisa un alliage: le bronze. Cette civilisation des métaux vit le jour à Tall Halaf sur les rives du Khabour.

 Et les découvertes, et les réalisations se succédèrent dès le III° millénaire avant J.-C.! Dans le royaume de Mari (Tall al Hariri) sur l'Euphrate ce furent palais et fresques, et un essor culturel et commercial remarquables. Le Royaume d'Ugarit (Ras Chamra) sur la côte Syrienne présente à l'humanité sa découverte miraculeuse: le premier alphabet du monde. Quant au Royaume d'Ebla (Tall mardikh) il livre (bibliothèque du palais royal) la plus fantastique collection de textes portant organisation de l'administration, du commerce, de la diplomatie, de l'industrie et des relations de guerre et de paix avec les autres Etats.

 Ces Royaumes anciens de Syrie dont la découverte  s'est poursuivie depuis les années vingt de ce siècle ont beaucoup profité à la connaissance humaine. Certes chaque découverte étonnait le monde et changeait les données de l'Histoire, mais chaque fois aussi elle apportait la preuve que le berceau de la civilisation, en ces temps lointains, où le monde vivait dans les ténèbres de la préhistore, a été cette terre de Syrie.

Le souk des artisans de al Takya al salimaniya à Damas :
Il comprend soixante magasins et ateliers qui proposent :
La joaillerie d'or et d'argent, la gravure du cuivre, la marqueterie (l'incrustation de nacre dans le bois), la broderie orientale, les nappes arabanie, le dessin sur le verre et l'argile, (décoration du bois), les tapis faits mains, le travail du cuir, les instruments de musique orientaux, la confection des épées et couteaux incrustés d'or et d'argent, les bijoux bédouins, la mosaïque, le travail du verre et de la paille, la peinture à l'huile, la poterie, la porcelaine, la sculpture arabe sur le bois, la confection des vestes courtes bédouines, des ceintures et des claquettes populaires, le tissage des châles, des tissus damassés et des brocards, et le travail du dessin et de la pyrogravure sur le bois et le tiss

La constitution syrienne investit le parti Baath des fonctions nécessaires pour conduire l'État et la société. La constitution fournit par ailleurs de larges compétences au président. Le président est élu après un référendum pour un mandat de sept ans, en plus d'exercer la charge de chef de l'État, il est le secrétaire-général du parti Baath et chef du Front national

 

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