Vivre en parfaite harmonie avec la nature, en respectant la Terre Mère et
l'être humain
La guérison n’est pas vraiment une question de foi de "foi"
ni de "suggestion psychosomatique"., concepts occidentaux !C'est une remise en ordre et
un embellissement des relations qui unissent une personne à ses semblables
et à son environnement naturel, la maladie étant le résultat d'un manquement
à l'ordre et à la beauté qui sous-tendent toutes ces relations
Dont j'entends la voix dans le vent, et dont le souffle donne vie a
l'univers entier, écoute moi.
Je suis ton enfant de lumière. J'ai besoin de connaître ton amour.
Permets-moi de marcher en beauté et fait que mes yeux soient toujours
émerveillés par le rouge et le violet des couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as faites et que mes
oreilles soient attentives à ta voix.
Donne moi la sagesse pour que je puisse comprendre ce que tu nous enseignes.
Permets-moi d'apprendre les leçons que tu caches sous les feuilles et les
pierres.
Je demande la force non pas pour dominer mes frères, mais pour combattre mon
plus grand ennemi, moi-même.
Fais en sorte que je sois toujours prêt à venir à toi les mains propres et
le regard serin.
Pour que quand la vie me laissera, comme le soleil qui baisse à l'horizon,
mon âme puisse venir à toi sans remords.
Que la joie soit devant
moi
Que la joie soit derrière moi
Que la joie soit au-dessous de moi
Que la joie soit au-dessus de moi
Que cela soit
Que cela soit
Que cela soit joyeux devant moi
Joyeux derrière moi
Que la joie soit
Que cela soit joyeux derrière moi
Joyeux devant moi
Que la joie soit au-dessous de moi
Au-dessus de moi
Que cela soit joyeux
Que la joie soit au-dessous de moi
Au-dessous de moi
Que la joie soit devant moi
Accompli dans la beauté
Que cela soit joyeux devant moi
Derrière moi
Au-dessus de moi
Au-dessous
Devant
Au-dessous de moi
Derrière moi
Accompli dans la beauté
Dans la beauté
Accompli dans la beauté
Dans la beauté
Avec la beauté derrière moi j’avance
Avec la beauté au-dessus de moi j’avance
Un vieil homme Cherokee apprend la vie à son petit-fils. "Un combat a lieu à
l'intérieur de moi", dit-il au garçon. "Un combat terrible entre deux loups.
L'un est mauvais: il est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance,
apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges,
vanité, supériorité et ego. L'autre est bon: il est joie, paix, amour,
espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité,
vérité, compassion et foi. Le même combat a lieu en toi-même et à
l'intérieur de tout le monde".
Le petit-fils réfléchit pendant une minute puis demanda à son grand-père:
"Quel sera le loup qui vaincra?" Le vieux Cherokee répondit simplement:
"Celui que tu nourris."
Vous me dites sauvage et cruel, moi, le loup, Mais, vous, les humains, qui vous
permet de me juger ? Vous les hommes qui vous croyez
civilisés Je pense que vous êtes devenus
fous...
Lequel de mes congénères aurait osé
imaginer De créer des camps de concentration
pour tuer, D'inventer une bombe pour tout
raser, Ou de perpétrer de lâches attentats
meurtriers ?
Lequel d'entre nous aurait pu penser
simplement Massacrer sans merci nos amis, nos
parents, Simplement parce qu'ils pensent
autrement, Ou que le ton de leur peau est
différent ?
Moi, le loup, je vous le prédis, Si rapidement vous ne vous reprenez
pas Un jour arrivera où toute vie
disparaîtra Ne pouvant survivre à votre humaine
sauvagerie...
Nous les loups, nous ne tuons que
pour manger, pour survivre et nous protéger, Et vous nous appelez "des bêtes", Alors, dites-moi, vous, qu'est-ce
que vous êtes ?
Poème de Guyloup, dite Tortue aimante, le
08 février
Je me lève
On l’entend
Je me lève
Joyeusement
D’abondants nuages sombres je désire
Joyeusement
D’abondantes averses je désire
Joyeusement
Une abondante végétation je désire
Joyeusement
Un abondant pollen je désire
Il m’entend presque
Ô mon père suprême, l’arbre n’a jamais fleuri. Peut-être qu’une racine de
l’arbre sacré vit encore. Nourris-là, afin que l’arbre fleurisse et
s’emplisse du chant des oiseaux.
Que la joie soit devant moi
Que la joie soit derrière moi
Que la joie soit au-dessous de moi
Que la joie soit au-dessus de moi
Vent
Regarde le vent
Chacun est debout
Elle sera toujours là
Aussi longtemps que le soleil brillera /
Notre terre vaut mieux que de
l’argent
Et aussi longtemps que l’eau coulera /
Notre terre vaut mieux que de l’argent
Notre terre sera
Pour donner la vie
Il est impossible de vendre la vie des hommes et des animaux. Ce qui fait
que nous ne pouvons pas vendre cette terre. Elle a été placée ici par le
Grand Esprit. Et il est impossible de la vendre, parce qu’elle ne nous
appartient pas. Vous pouvez compter votre argent et le brûler à l’intérieur
du crâne d’un bison, car seul l’Esprit peut compter les grains de sable et
les brins d’herbes qui sont dans ces plaines.
Ce qui fait que nous ne pouvons pas
vendre cette terre
Elle ne nous appartient pas Vous pouvez compter votre
argent et le brûler
Terre
Vie
La terre et moi
Le pays est fait sans ligne de démarcation et ce n’est pas le rôle de
l’homme de le diviser
Sommes du même esprit Sommes du même esprit
Les blancs s’enrichissent à travers le pays et veulent nous donner des
terres sans valeur
On ne peut vendre la vie des hommes et des animaux ni la terre placés ici
par l’Esprit
La mesure de la terre est la même que nos corps
L’eau
scintillante qui coule dans les rivières n’est pas seulement de l’eau, mais
le sang de nos ancêtres. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon
père. Les fleuves sont nos frères. Ils étanchent notre soif. Ils portent nos
canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vendons notre terre, il faudra
vous en souvenir et l’enseigner à vos enfants , et vous devrez traiter les
fleuves avec l’amitié due à un frère.
Il oublie
la tombe de son père et l’héritage de ses enfants. Il traite sa mère, la
terre, et son frère, le ciel, comme de la marchandise, à acheter, piller,
vendre, comme des moutons ou des perles de verre. Sa voracité dévorera la
terre et n’en laissera qu’un désert.
A quoi bon
vivre si l’on ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les
palabres des grenouilles autour d’un étang, la nuit ? Nous autres, nous
aimons le doux son du vent sur la surface du lac, et l’odeur du vent, lavé
par la pluie de midi ou alourdi par le parfum des pins.
Le vent qui
a donné son premier souffle à notre ancêtre a aussi reçu son dernier soupir,
et il insuffle la vie à nos enfants. Et si nous vendons notre terre, vous
devez la tenir pour sacrée, comme un endroit où tout homme puisse sentir le
vent adouci par les senteurs des fleurs sauvages.
Croyez-vous que vous pouvez tout faire à la terre, uniquement parce qu’un
homme a signé un bout de papier et vous l’a donné ? Et comment ferez-vous
pour racheter tous les bisons lorsque le dernier d’entre eux aura été tué ?
L’homme Blanc, provisoirement maître du pouvoir, pense qu’il est déjà Dieu,
à qui la terre appartient ? Mais comment un homme peut-il être le maître de
sa mère ?
D’une chose
nous savons, que vous découvrirez peut-être un jour : notre Dieu est le
même. Il chérit cette terre, et la saccager c’est accabler le Créateur de
mépris. Continuez à salir votre couche, et une nuit vous mourrez étouffés
par vos propres déchets. Mais en disparaissant vous rougeoirez comme un
incendie, foudroyés par la force de Dieu qui, par un dessein connu de Lui
seul, vous donna pouvoir sur cette terre et sur nous.
Mais
lorsque le dernier Homme Rouge aura disparu et que son souvenir ne sera plus
que l’ombre d’un nuage au dessus des prairies, l’âme de mon peuple
continuera à vivre dans ces forêts et sur ces rivages, car nous les avons
aimés comme un nouveau-né aime les battements du cœur de sa mère
TAGANTA MANI
Nous étions un peuple sans lois, mais nous
étions en très bons
termes avec Le Grand Esprit, créateur et
maître de toute chose.
Vous présumiez que nous étions des
sauvages.
Vous ne compreniez pas nos prières.
Vous n'essayiez pas de les comprendre.
Lorsque nous chantions nos louanges au
soleil, à la lune ou au vent,
vous nous traitiez d'idolâtres.
Sans comprendre, vous nous avez condamnés
comme des âmes
perdues, simplement parce que notre
religion était différente de la vôtre.
Nous voyions la main du Grand Esprit dans
presque tout :
le soleil, la lune, les arbres, le vent et
les montagnes,
parfois nous l'approchions par leur
intermédiaire.
Etait-ce si mal?
Je pense que nous croyons sincèrement en
l'Etre suprême :
d'une foi plus forte que celle de bien des
Blancs
qui nous ont traités de païens...
Les indiens vivant près de la nature et du
Maître de la nature
ne vivent pas dans l'obscurité.
Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le
font pourtant!
Ils se parlent entre eux et ils vous
parleront si vous écoutez.
L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils
n'écoutent pas!
Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi
je suppose
qu'ils n'écouteront pas les autres voix de
la nature.
Cuyapaipe Community of Diegueno Mission Indians of the
Cuyapaipe Reservation,
California
JS
La
concentration de votre esprit sur tout ce qui est positif réveille la force
positive et créatrice du Pouvoir, cela transporte votre énergie vers
l'extérieur, permettant au Pouvoir de s'exprimer à travers vous.
Avec la beauté
au-dessous de moi j’avance
Avec la beauté tout autour de moi je marche
Avec la beauté j’avance
La beauté je marche avec tout autour de moi
Avec la beauté au-dessous de moi je marche
Avec la beauté tout autour de moi j’avance
Tout autour de moi je marche avec la beauté
Au-dessous de moi je marche avec la beauté
Tout autour de moi j’avance
Moi j’avance avec la beauté tout autour
La beauté Soit devant moi
Tout autour De moi
Accompli dans la
beauté
Quand nous
nous endormons, nous pénétrons dans ce dernier et nous accédons à un autre
état de conscience. Le réveil est donc une cérémonie. Nous croyons que les
oiseaux suivent les instructions que leur a données le Créateur. Il existe
un montent, le matin, où on ne les entend pas gazouiller, et nous croyons
que les oiseaux font silence parce que c'est notre tour de prier. Si tu es
attentive, tu peux t'en rendre compte toi aussi. Quand les oiseaux se
taisent, c'est à nous de prier.
Les Indiens d'Amérique (ou
amérindiens) sont probablement un des seuls Peuples à avoir
vécu en parfaite Harmonie avec la Nature, en respectant la
Terre Mère et l'Etre Humain. Jusqu'à l'arrivée du blanc ...
Notre société contemporaine déboussolée a beaucoup à
réapprendre de nos frères amérindiens, qui sont peut-être
les seuls, aujourd'hui, à pouvoir apporter une solution à
tous ses problèmes
C'est bien la preuve que tout est interconnecter. Chacun de nous a le devoir
de découvrir pourquoi il a été placé sur cette terre. Et la seul façon d'y
parvenir, c'est d'être sobre, de méditer et de prier.
Pour les Navajos, être en bonne santé, c'est être en état
d'hozho.
Ce terme, tous les spécialistes occidentaux s'accordent à le
dire, est délicat à traduire.
Notre mot
"santé" n'y suffit pas. Si hozho signifie "équilibre", il
veut dire aussi "harmonie", "ordre", "bien", "beauté".
Et, en effet,
tomber malade, c'est rompre, par sa conduite, avec cet état
; c'est y faillir par sa manière
de vivre et de penser. La maladie, chez les Navajos,
n'est donc pas le résultat d'un dérèglement hormonal mais
moral ; d'un virus mais d'une dispute ; d'un microbe mais
d'un excès. Le responsable de la maladie, c'est d'abord le
malade lui-même qui a rompu avec cette "santé-beauté"
par son attitude.
Toute violation de cette harmonie, fixée une
fois pour toujours, entraîne désordre et laideur et engendre
la maladie.
Les Indiens d'Amérique
(ou amérindiens) sont probablement un des seuls peuples à avoir vécu en
parfaite harmonie avec la nature, en respectant la Terre Mère et l'être
humain. Jusqu'à l'arrivée du blanc..Notre société contemporaine déboussolée
a beaucoup à réapprendre de nos frères amérindiens, qui sont peut-être les
seuls, aujourd'hui, à pouvoir apporter une solution à tous ses problèmes. L'héritage
spirituel des indiens d'Amérique est toujours là - il n'a pas été perdu. Je
suis persuadé que le feu spirituel continue de brûler, et qu'il invite
l'Amérique, et à travers elle le
Que Kitché Manitou le Grand
esprit guide nos pas sur la route de la vie ; respectons sa
création, notre Mère la Terre... et préservons-la afin
qu'elle nous préserve...
La terre a un chant. Elle
porte le sons de l'univers
Le monde entier, à s'en approcher, à écouter,
à apprendre, à profiter de sa chaleur et de ses bienfaits "Moi-même, en tant
qu'Indien conscient des réalités spirituelles, je suis convaincu que le
temps est venu de me tourner vers mes sœurs et mes frères blancs, et
d'offrir en partage à tous ceux qui le désirent ce que nous, les premiers
habitants de cette terre, nous possédons encore.
Il est grand temps que le rideau en peau de daim soit ouvert. C'est le
moment, je le sais."
Marche en harmonie avec
l'univers navajo tout en étant conscient de ce que tu es
Quand le dernier arbre
sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier
poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que
l'argent ne se mange pas. Prophétie d'un Amérindien Cree
La terre a un chant. Elle
porte le sons de l'univers. Chaque créature à un chant.
Chaque plante à un chant
La terre est notre corps.
Notre esprit vient du soleil et notre passé est une
étincelle du soleil
Que le Grand-Esprit guide nos
pas sur la route de la vie. Respectons sa creation, notre
mère la Terre, et préservons-la afin qu'elle nous préserve
Chaque pas fait sur elle (la
terre) devrait être reconnu comme une prière
Le Cercle
Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait
dans un cercle.
La Terre est ronde et les étoiles le sont aussi.
Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne.
Les oiseaux font leur nid en rond.
Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et ils
sont ronds l'un et l'autre.
Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et
reviennent toujours.
La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de
toute chose où le Pouvoir se meut.
Aussi même nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours
disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où
nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.
Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre
pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas
brisé, notre peuple a prospéré. Inspiré des écrits de Elan Noir, homme médecine de
la nation sioux oglala
«La deuxième paix est
celle qui se crée entre deux individus,
la troisième est celle qui
soude deux nations.
Mais au-dessus de tout
cela il vous faut comprendre que la paix
ne sera pas possible entre
les nations tant qu'on ne sera pas
convaincu que la véritable
paix
- comme je l'ai souvent
dit -
se trouve au cœur même de
l'âme humaine.» BLACK-ELK
Notre existence terrestre
n'est qu'une partie de notre voyage vers le monde des esprits, et il est
essentiel de bien le préparer. […] Selon nos enseignements traditionnels, la
façon dont nous vivons notre existence terrestre influence notre voyage
spirituel. Si nous sommes amers, coléreux et pleins de remords, notre voyage
s'en ressentira. C'est pourquoi nous pensons que l'existence terrestre est
sacrée. Chaque jour doit être un bon jour, avec plein de pensées et de
sentiments positifs, car nous ne savons pas quand nous devrons quitter cette
terre.
Nous respections
l'équilibre de la nature, frères des animaux, proches des
éléments, prélevant notre part sans commettre d'injure
envers les créatures et l'environnement
En harmonie avec
les arbres, les rivières, nous connaissions les plantes, les
poissons, les vertus, nous adaptant à la forêt et au désert,
sachant nous orienter même la nuit venue
Grand
Esprit, transforme nos cœurs, afin que, nous n'enlevions
jamais à la beauté
de la création plus que nous ne lui donnons
Que
la joie soit devant moi
Que la joie soit derrière moi
Que la joie soit au-dessous de moi
Que la joie soit au-dessus de moi
Que cela soit
Que cela soit
Que cela soit joyeux devant moi
Joyeux derrière moi
Que la joie soit
Que cela soit joyeux derrière moi
Joyeux devant moi
Que la joie soit au-dessous de moi
Au-dessus de moi
Que cela soit joyeux
Que la joie soit au-dessous de moi
Au-dessous de moi
Que la joie soit devant moi
Accompli dans la beauté
Que cela soit joyeux devant moi
Derrière moi
Au-dessus de moi
Au-dessous
Devant
Au-dessous de moi
Derrière moi
Accompli dans la beauté
Dans la beauté
Accompli dans la beauté
Dans la beauté
Avec la beauté derrière moi j’avance
Avec la beauté au-dessus de moi j’avance
Antigua América" es un
tema instrumental que forma parte del álbum "Alturas de Machu Picchu"
y que ilustra prodigiosamente el espíritu de las famosas ruinas, lo
que se puede ver en este video clip que fue grabado en la propia
ciudadela, en setiembre de 1981, en una coproducción de Radio
Televisión Peruana y Canal 13 de Chile. El clip muestra a un Mario
Vargas Llosa joven, de la misma época en la que dirigía el programa
"La torre de Babel" por Panamericana Televisión (el muy sintonizado
espacio que tuvo entrevistados tan distintos entre sí como el gran
Jorge Luis Borges o el futbolista brasileño Zico), presentando la
relación entre Pablo Neruda y las famosas ruinas, lo que diera
origen a su poema "Alturas de Machu Picchu", que es la base poética
de la obra de Los Jaivas .
SOBRE EL ALBUM ALTURAS DE MACHU PICCHU
Album grabado en 24 pistas y editado por primera vez bajo el sello
SYM serie SYML-009 en 33 1/3 Rpm. (pertenecientesa las cantantes
Sonia y Miriam).
La obra surge como idea del Productor Peruano Daniel Camino tomando
como inspiración los versos del Poema "Alturas deMacchu-Picchu" que
está incluido dentro de la obra "Canto General" de Pablo Neruda.El
detalle de grabación es el siguiente: "Del aire al aire" es grabado
en Villa Les Glycines. Chatenay - Malabry, Francia, en Julio de
1980. El ingeniero de grabación fue Dominique Strabach. El tema es
creación de Alberto Ledo y en el interpreta los siguientes
instrumentos: Zampoña, Trompe, Bombo Legüero, Cascabeles, Trutruca y
Voz.
"Sube a nacer conmigo hermano" es grabado en los estudios Emi-
Electrola de Colonia, Alemania en Junio de 1981. El ingeniero de
grabación fue Rolf Hanekamp y su asistente fue Tom Hausmann, el
ingeniero de mezcla fue Luciano Piccino.
La Poderosa Muerte", "Amor Americano", "Águila Sideral", Antigua
América" y "Final" fueron grabados y mezclados en los estudios
Pathé- Marconi de Paris entre Julio y Agosto de 1981.
Ingeniero de grabación y mezcla Daniel Michel, los asistentes en el
estudio de grabación fueron Carlos "Rosko" Melo, Dominique Strabach
y Patrice Leturc.
El arte de la portada y contraportada e interior es de Rene Olivares
que en la edición SYM se abre desplegando un dibujo donde aparece
Macchu Picchu dibujado, en la edición del LP CBS se remplaza el
dibujo de Macchu Picchu por una sesión fotográfica de Los Jaivas en
las ruinas, las cuales fueron realizadas por Gastón Bonizzoni y
Sergio Zamudio.
En la ediciones en Cd se ocuparon las fotografías de Patrice Leurc,
Victor Hugo Sepúlveda, Alberto Valín, Gladis Pizarro, Patricia
Alegría.
La obra es presentada en su totalidad en el Teatro Caupolicán de
Santiago los días 29-30 y 31 deOctubre de 1982.
La masterización para la edición en CD y cassettes Sello Columbia,
Serie 9-462057 del año 2004 estuvo a cargo de Joaquín García en el
Estudio Clío en Santiago de Chile en junio de 2004.
TEMAS DEL ALBUMLado ADel aire al aire (02:14)La poderosa muerte
(11:13)
Amor americano (05:15) Lado BÁguila Sideral (05:19)
Antigua América (05:37)Sube a nacer conmigo hermano (04:48)
Final (02:34)MUSICOS E INSTRUMENTOSEduardo "Gato" Alquinta:
Voz Solista, Guitarra Eléctrica, Guitarra Acústica, Cuatro, Quena,
Zampoña, Ocarina, Tarka y PalmaGabriel Parra:
Batería, Bombo Legüero, Campanas Tubulares, Trutrucas, Tarka y
Palmas.Claudio Parra:
Piano, Clavecín, Mini Moog, Piano eléctrico, Marimba y TarkaEduardo
Parra:
Piano Eléctrico, Mini Moog, Tarka y Palmas.Mario Mutis:
Bajo, Guitarra Eléctrica, Zampoña, Quena, Tarka y Voz.MUSICOS
INVITADOSAlberto Ledo:
Zampoña, Trompe, Bombo Legüero, Cascabeles, Trutruca y Voz.Patricio
Castillo:
Tarka en "La poderosa muerte" y Quena en "Águila sideral".
SINGLE PERTENECIENTE AL LP "ALTURAS DE MACHU PICCHU"Lado A: Aguila
sideral
Lado B: Sube a nacer conmigo hermano (Sello SYM 45 Rpm 1981):
La particularidad de este single es que la versión que aparece fue
grabada en Mayo de 1981 (sesión en que se registro también "Sube a
nacer conmigo hermano") en Colonia, Alemania pero que posteriormente
fue reemplazada por otra versión con mas "profundidad" y
técnicamente mucho mas elaborada. La carátula, en color café claro,
es un dibujo del Intihuatana y la contraportada una foto
«Nous rendons grâces à notre mère, la Terre, qui nous
soutient. Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux qui nous donnent
l'eau. Nous rendons grâces à toutes les plantes qui nous donnent les remèdes
contre nos maladies. Nous rendons grâces au maïs et à ses sœurs les fèves
et les courges, qui nous donnent la vie. Nous rendons grâces aux haies et
aux arbres qui nous donnent leurs fruits. Nous rendons grâces au vent qui
remue l'air et chasse les maladies. Nous rendons grâces à la lune et aux
étoiles qui nous ont donné leur clarté après le départ du Soleil. Nous
rendons grâces à notre grand-père Hé-no, pour avoir protégé ses
petits-enfants des sorcières et des reptiles, et nous avoir donné sa pluie.
Nous rendons grâces au Soleil qui a regardé la terre d'un œil bienfaisant.
Enfin, nous rendons grâces au Grand Esprit en qui s'incarne toute bonté et
qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants »
Iroquois. (Chants peaux-rouges, traduits de l'américain
par Hubert Comte.)
"Pieds nus sur la terre sacrée"
Nous
rendons grâces au Grand Esprit en qui s'incarne toute bonté
et qui mène toutes choses pour le bien de ses enfants
Avec la beauté
au-dessous de moi j’avance
Avec la beauté tout autour de moi je marche
Avec la beauté j’avance
La beauté je marche avec tout autour de moi
Avec la beauté au-dessous de moi je marche
Avec la beauté tout autour de moi j’avance
Tout autour de moi je marche avec la beauté
Au-dessous de moi je marche avec la beauté
Tout autour de moi j’avance
Moi j’avance avec la beauté tout autour
La beauté
Soit devant
Tout autour
De moi
Accompli dans la beauté
Oui
"Sube a Nacer Conmigo Hermano" es una
canción del grupo chileno Los Jaivas, perteneciente a su producción
Alturas de Machu Picchu, de 1981, y compuesta a partir de textos del
famoso poema de Pablo Neruda. El tema constituye, junto con el
último track (un breve "Final", ejecutado por Claudio Parra en piano
y un suave coro entre las voces entonando los últimos versos del
poema), un cierre magistral a la obra, en donde se canta
prácticamente todo el Canto XII del mencionado poema.
SOBRE ALTURAS DE MACHU PICCHU
Alturas de Machu Picchu es probablemente el álbum más importante y
popular de toda la discografía de los Jaivas. En él, el grupo
musicaliza el popular poema de Pablo Neruda, del mismo título,
aparecido en su libro Canto General, de 1950. En este poema, el
poeta canta, subyugado por la grandeza de la creación humana que él
atestigua en las ruinas de Machu Picchu, en Perú, sobre el glorioso
pasado indígena de América Latina, las miserias humanas, la muerte y
el dolor que la majestuosidad a menudo causa en quienes la forjan.
El poema es uno de los más trascendentes de la poesía de Neruda, y
su musicalización por parte de Los Jaivas ha sido considerada como
magistral y fiel al contenido de la obra origin
Durante su estancia en Francia, el grupo recibe la visita del
productor peruano Daniel Camino, quien les presenta su idea de un
soñador proyecto: componer una gran cantata latinoamericana
inspirada en los versos de "Alturas de Machu Picchu" de Pablo
Neruda, con la participación de grandes voces como Mercedes Sosa y
Chabuca Granda, e interpretada y registrada para la televisión en
las propias ruinas, con la intervención de Mario Vargas Llosa en la
presentación. En la época, el grupo había terminado de preparar las
Obras De Violeta Parra y se disponía a iniciar una nueva gira
europea para presentarlas.
En un principio, Los Jaivas no toman demasiado en serio la idea. Es
realmente la insistencia de Daniel Camino la que inspira al grupo a
comenzar a trabajar en el poema, confeccionando ejemplares para cada
integrante del grupo, en cada uno de los cuales se van agregando
anotaciones de trabajo, que indican la diversidad de las
interpretaciones que cada uno da al poema. El impulso definitivo
viene del ex-integrante Alberto Ledo, quien, antes de marcharse del
grupo para llevar a cabo proyectos en solitario, entrega a Los
Jaivas un tema instrumental, que Eduardo Parra, por su sonoridad
etérea, titula "Del Aire Al Aire", como el primer verso del primer
canto del libro.
Posteriormente, se definen los trozos del poema que serán cantados y
se arman los ritmos y melodías que acompañarán el canto. El complejo
trabajo demora nueve meses, al cabo de los cuales se entrega uno de
los discos más importantes en la historia de la música latinoam
Tanto o más conocido que el mismo disco es el especial de televisión
que el grupo grabó en las ruinas de Machu Picchu, Perú, con
producción de Radio Televisión Peruana y Canal 13 de Chile, entre el
9 y el 12 de septiembre de 1981, y estrenado el 8 de octubre del
mismo año. Dirigido por Reynaldo Sepúlveda y con la presentación del
escritor peruano Mario Vargas Llosa, constituye la culminación del
sueño de Daniel Camino (con la excepción de las voces de Mercedes
Sosa y Chabuca Granda, hecho que nunca se concretó). Con las ruinas
y el paisaje peruano de fondo, el grupo dobla las canciones en un
documental histórico, comparado muy a menudo por los críticos con el
concierto Live At Pompeii de Pink Floyd por la majestuosidad del
paisaje y la alta calidad de las imágenes, fotografía, edición y
post-producción. El especial sirvió para presentar y dar a conocer
el álbum a toda Latinoamérica, ha sido restaurado en formato DVD y
fue reeditado en 2004 para conmemorar el centenario del natalicio
del poeta Pablo Neruda, junto con una remasterización del CD.
A mediados de agosto de 1981, el grupo se embarca en una gira en la
que no presenta el disco, salvo por el tema "Sube A Nacer Conmigo
Hermano", por falta de tiempo para los ensayos. El tour comienza en
Argentina (estadio Obras), abarca varias ciudades de Chile y
concluye en Tacna, Perú, desde donde la banda se dirige a grabar el
especial de televisión. Retornando de esta grabación, el disco es
presentado en su totalidad en legendarios conciertos en el Teatro
Caupolicán de Santiago en octubre de 1981, continuando la promoción
durante los dos años siguientes, incluyendo su participación en el
Festival de Viña del Mar. La suite conformada por "La Poderosa
Muerte", "Amor Americano" y "Sube A Nacer Conmigo Hermano" se hace
habitual en los conciertos del grupo (la incluyen en su aparición en
el Festival de 2002) y el disco completo se vuelve a presentar en
1999 (ocasión de la cual se extrae el VHS Machu Picchu En Vivo) en
la gira de 2004, como parte de las celebraciones por el centenario
de Pablo Neruda.
(more)
(less)
J'apprends, ou je
réapprends, à jouir de ces
silences merveilleux que nul moteur, nulle industrie ne vient gâcher : jouir
de ce silence dans lequel les chants d'oiseaux servent d'instruments… jouir
d'être là... J'apprends à écouter mes muscles, mon cœur, ma vue.
J'apprends
à m'écouter parce que je découvre que je suis partie de la "nature"... être
là ! quelle merveille d'être là, assis sur une pierre ou un tronc abattu par
le vent…Comme c'est bon d'admirer la voûte des arbres et de méditer sur
l'incroyable équilibre qui rythme ces espaces sauvages, pourtant sagement
aménagés par le Créateur. Fragile équilibre tellement menacé par la main de
l'homme… Mais bien sûr, nous n'ignorons pas, même là au cœur de la forêt,
que les « timoniers de la finance industrielle internationale » prétendent
devenir les maîtres de la planète dont ils font une nef de fous. Et ils
accusent Dieu d'être absent, ou négligent, ou inexistant, comme ça, ils
peuvent continuer ça rassure le bon peuple...!Creuser, exploiter et polluer
la Terre sont des pratiques tellement familières pour l'Occident que même
les cris d'alarme des scientifiques, pourtant occidentaux, ne suffisent plus
à émouvoir les décideurs de l'économie et de la finance, trop contents de
voir les politiciens à leurs bottes. "Non, vous êtes déjà si misérables que
vous ne pouvez le devenir plus" pestait le chef huron Kondiaronk, au XVIIe
siècle, contre l'envahisseur européen. Pauvres de nous! Nous le sommes
peut-être plus que jamais, misérables...L'Occident n'a plus qu'un seul
orgueil, un seul but, un seul mot d'ordre : entasser ! "Entassons ces
richesses,
Machu
Picchu (del quechua machu, viejo, y picchu cima, es decir, "cima
vieja") es el nombre contemporáneo de las ruinas de una antigua
llacta (poblado) inca de piedra (cuyo nombre original habría sido
Picchu o Picho [1]) construido a mediados del siglo XV en el
promontorio rocoso que une las montañas Machu Picchu y Huayna Picchu
en la Provincia de Urubamba, en la Región Cusco, en Perú.
Documentos coloniales [2] sugieren que Machu Picchu habría sido una
especie de palacio privado de Pachacutec o Inca Yupanqui (primer
emperador inca, 1438-1470). Sin embargo algunas de sus mejores
construcciones y el evidente carácter ceremonial de la principal vía
de acceso a la ciudad testimonian que ésta fue usada como un
santuario religioso [3]. Ambos usos (palacio y santuario) no habrían
sido incompatibles. Las investigaciones de las últimas décadas, en
cambio, han descartado el supuesto carácter militar de Machu Picchu
(por lo que los populares calificativos de "fortaleza" o "ciudadela"
han sido superados) [4]
Machu Picchu es considerada al mismo tiempo una obra maestra de la
arquitectura y la ingeniería [5]. Está en la lista del Patrimonio de
la Humanidad desde 1983. Sus peculiares características
arquitectónicas y paisajísticas y el velo de misterio que ha tejido
a su alrededor buena parte de la literatura publicada sobre el sitio,
lo han convertido en uno de los destinos turísticos más populares
del mundo [6] y el principal de Perú, donde es un ícono nacional.
(more)
(less)
Tout ce que fait
un indien il le fait dans un cercle... Il en est ainsi parce que le pouvoir
de l'univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde.
Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre
pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas
brisé, notre peuple a prospéré. Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se
fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est
ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, dans
sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond,
car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève et redescend
dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre.
Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et
reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle
d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se
meut. Ainsi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours
disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où
nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit
Indian Tribes on Native American
Nations:
Abenaki Apache Arrapaho Blackfeet Caddo, Cherokee Chickasaw Chippewa
Choctaw Comanche Creek Delaware Digger, Fox Iowa Kansas Kickapoo
Kiowa Miami Missouri Mississippi Choctaw Munsee Omaha Osage Ossipee
Otoe Ottawa Pawnee Pequawket Pottawatomie Quapaw Sac Seminole
Shawnee Sioux Winnebago Winnesauke Wyandot.
VOICI UNE PRIERE AMERINDIENNE QUE VOUS POURREZ RECITER A HAUTE VOIX :
O, Grand Esprit
Dont j’entends la voix dans le vent,
Et dont le souffle donne vie à l’univers entier,
Ecoute-moi.
Je suis petit et faible.
J’ai besoin de ta force et de ta sagesse.
Permets-moi de marcher en beauté et fais que mes yeux
Soient toujours émerveillés par le rouge et le violet
Des couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as faites
Et que mes oreilles soient attentives à ta voix.
Donne-moi la sagesse pour que je puisse comprendre
Ce que tu nous enseignes.
Permets-moi d’apprendre les leçons que tu caches
Sous les feuilles et les pierres.
Je demande la force, non pas pour dominer mes frères,
Mais pour combattre mon plus grand ennemi,
Moi-même.
Fais en sorte que je sois toujours prêt à venir à toi
Les mains propres et le regard serein pour que,
Quand la vie me laissera comme le soleil
Qui baisse l’horizon,
Mon âme puisse venir toi sans remords.
«Voyez Mes frères, le printemps est venu
; la terre a reçu l'étreinte du soleil,
et nous verrons bientôt les fruits de cet
amour!
Chaque graine s'éveille et de même chaque
animal prend vie.
C'est à ce mystérieux pouvoir que nous
devons nous aussi notre existence ;
c'est pourquoi nous concédons à nos
voisins, même à nos voisins animaux,
le même droit qu'à nous d'habiter cette
terre.
Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à
une autre race, petite faible quand nos
pères l'on rencontrée
pour la première fois, mais aujourd'hui
grande et arrogante.
Assez étrangement, ils ont dans l'idée de
cultiver le sol et l'amour
de posséder est chez eux une maladie.
Ces gens-là ont établi beaucoup de règles
que les riches peuvent briser
mais non les pauvres. Ils prélèvent des
taxes sur les pauvres et
les faibles pour entretenir les riches qui
gouvernent.
Ils revendiquent notre mère à tous, la
terre, pour leur
propres usages et se barricadent contre
leurs voisins ;
ils la défigurent avec leurs constructions
et leurs ordures.
Cette nation est pareille à un torrent
de neige fondue qui sort
de son lit et détruit tout sur son
passage.
Nous ne pouvons vivre côte à côte.»
Discours prononcé en 1875
Il
est traditionnel d’offrir la fumée aux quatre directions, commençant au Nord
ou à l’Est et de prononcer une prière tout en tenant la coquille. Les
enseignements spirituels amérindiens disent que la fumée des herbes sacrées
amène notre prière dans le monde spirituel (comme nous voyons tranquillement
la fumée se dissiper dans l’air, il est dit qu’elle se rend directement dans
l’univers de la forme idéale, ce monde spirituel ou ” Ungawi ” en langue cherokee, ce monde où résident les Esprits de tous les
êtres). Ainsi, en plus d’être une offrande pour laquelle les Esprits sont
reconnaissants, la fumée des herbes sacrées porte notre prière au Principe
Créateur, le Grand Esprit ou Grand Mystère, l’Être qui a tant de noms dans
autant de langues, mais qui est au-delà de notre compréhension humaine.
Écrite en 2003/2004, cette
œuvre pour orchestre, ensemble vocal et dispositif électronique est une
commande du CIRM et de l’Orchestre Philharmonique de Nice. Elle est composée
de trois mouvements et est construite à partir d’un texte inspiré de
fragments de discours politiques (XIXème) et de chants de guérison
amérindiens, particulièrement Navaho, Sioux, Utes, Blackfeet, Chippewas et
Nez-Percés. Le premier mouvement s’élabore à partir de figures
rythma-mélodiques combinées comme des formules (procédé employé dans
beaucoup de musiques traditionnelles comme le chant grégorien par exemple).
Le texte y montre à quel point les Indiens ont une relation forte à la terre
et à aux éléments naturels, et combien pour eux, le désir de l’homme blanc
d’acheter cette terre avec de l’argent semble inintelligent et dangereux.
L’idée maîtresse de leur discours est qu’on ne peut acheter la vie. À la fin
de ce mouvement, ils cherchent dans les montagnes leurs enfants qui ont fui
sans couvertures et sans nourriture : « Sont-ils parmi les morts ? ».
Le deuxième mouvement, comme une colère qui monte, part de cette mort
probable et d’un environnement sonore désertique, pour au sommet d’un
climax, libérer la parole comprimée par la violence du commerce des êtres et
des éléments. Ce qui n’était que matière venteuse, évoquant l’absence au
début de ce mouvement, devient à la fin comme un souffle de vie. Dans ce
mouvement, est privilégiée l’idée d’un geste unique, dont seule demeurerait,
après coup, l’empreinte gestuelle. Un peu comme ces peintres asiatiques qui
passent des heures à méditer devant leur tableau, puis tracent d’un coup un
seul geste, dont la fulgurance se trouve pleine de toute la méditation
précédente.
Le troisième mouvement mêle les formules du premier aux matières du
deuxième. Il est comme un grand commentaire de la notion de beauté : beauté
vue comme issue de la guérison, mais aussi comme but de conquête intérieure.
Sur un plan strictement musical, l’élément principal de la pièce, qui génère
à la fois les formules rythmiques et la forme globale de l’œuvre, est une
figure d’hémiole : insertion d’un rythme ternaire dans une structure
rythmique binaire.
Le dispositif électronique en temps réel porte exclusivement sur les voix.
Analyse temps réel, filtres, synthèse granulaire, harmonizers, délayas et
réverbérations sont les principales opérations effectuées.
Cette œuvre est dédiée à Yann Martin
Philippe Leroux mai 2004
La guérison n’est pas vraiment une question de foi de "foi"
ni de "suggestion psychosomatique"., concepts occidentaux !C'est une remise en ordre et
un embellissement des relations qui unissent une personne à ses semblables
et à son environnement naturel, la maladie étant le résultat d'un manquement
à l'ordre et à la beauté qui sous-tendent toutes ces relations
L’eau
scintillante qui coule dans les rivières n’est pas seulement de l’eau, mais
le sang de nos ancêtres. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon
père. Les fleuves sont nos frères. Ils étanchent notre soif. Ils portent nos
canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vendons notre terre, il faudra
vous en souvenir et l’enseigner à vos enfants , et vous devrez traiter les
fleuves avec l’amitié due à un frère.
Parmi les autres symboles animaux nous
retrouvons : La grenouille pour le bonheur,
le chevreuil pour la sagesse, le
bélier pour la force, la souris pour le
messager, l'araignée pour la chance,
le lapin pour la paix, le bison
pour la prospérité, etc
Rien ne peut être vendu. Cette terre
nous ne pouvons pas la vendre car elle nous appartient pas. Nous ne pouvons
pas vendre la vie des animaux et des hommes. Pourquoi ne pas vendre l'air ou
la mer immense ?
Des bêtes, le
langage nous était familier, du cri de la chouette au hurlement du loup ;
nous nous en servions aussi pour communiquer et leur observation nous
apportait beaucoup.
Moi, je passais des heures ainsi à regarder, à écouter la vie avec mon
intuition, à savoir, à comprendre et à interpréter les signes sur lesquels
s'appuyaient mes prédictions
Rends-nous capable de comprendre que détruire la musique de la Terre,
C'est créer la confusion, ruiner son apparence
et nous rendre aveugles à la beauté.
Polluer son doux parfum par notre insouciance,
c'est en faire une maison de puanteur.
Mais si nous prenons soins d'elle,
La Terre prendra soin de nous