On nomme "Soufi" celui qui est arrivé au
terme de son cheminement vers Dieu de son vivant (autant dire qu'ils
sont peu nombreux ...). Il devient ainsi un Maître spirituel véritable
capable d'orienter et de conseiller les autres aspirants "soufis" dans
leur propre cheminement vers Dieu car il a acquis ainsi l'expérience
de la voie.
Après la chute de Jérusalem en
70, des juifs commencèrent à affluer dans le royaume himyarite; ils furent
rejoints par des missionnaires chrétiens à partir du IVe
siècle. Le royaume fut en grande partie converti au judaïsme, que l’un des
derniers souverains himyarite tenta d’imposer à tous. C’est pour protéger
les chrétiens persécutés que les Éthiopiens envahirent le Yémen. Celui-ci
a déjà été brièvement contrôlé par le royaume d’Aksoum, de 330 à 378, il
fut de nouveau placé sous domination de l’Éthiopie de 525 à 575, avant
d’être occupé par les Perses sassanides.
En 628, le gouverneur perse du Yémen se convertit
à l'islam, qui avait été introduit par les Bédouins; il entraîna dans sa
démarche l'ensemble de son peuple et de nombreuses mosquées furent alors
construites.
Le Yémen fut placé sous l’autorité successive des califes omeyades, puis
abbassides, et ses habitants, nombreux à servir dans les armées du calife,
participèrent à l’expansion de l’islam
Les premières traces
archéologiques de présence humaine semblent remonter à 700 000 ans av.
J.-C. comme l'atteste le site de
Hadramaout dans le Wadi Dowan (est du pays). On a également découvert
plusieurs sites rupestres à Saada datant de près de 7 000 ans av. J.-C.,
comportant également de nombreux outillages de pierres néolithiques dans
le désert du Khub Al-Khali (nord-est du Yémen). Enfin, les préhistoriens
pensent que la domestication du bétail a dû se faire à la même époque
comme l'atteste les traces découvertes dans le Khawlan (nord-ouest du
Yémen).
L'Âge
de bronze semble commencer entre 3 000 et 1 200 ans av. J.-C. car les
archéologues ont retrouvé des idoles en bronze sur des sites de petits
villages qui pratiquaient déjà l'agriculture irriguée. On sait également
que c'est durant cette époque que des populations sémitiques (Sémites)
achevèrent leur longue immigration. Ainsi, le Yémen vit le développement
de ce qu'on appelle la culture de Sabr le long du littoral
Au Yémen, l'habitat varie d'une
région à l'autre. Dans la Tihama, près de la mer Rouge, les gens vivent
dans des habitations en roseau. Les habitants des montagnes – souvent des
agriculteurs ou des éleveurs – résident parfois dans des maisons en pierre
ou en pisé, de plusieurs étages, souvent décorées de façon complexe avec
de l'albâtre ou des vitraux. Les citadins habitent également ces demeures
traditionnelles, ou des appartements et des maisons plus modernes.
Au Yémen, les femmes vivent le
plus souvent à l'écart des hommes n'appartenant pas à la famille, même si
cela est moins vrai à la campagne et dans l'ancien Sud-Yémen, où les
conditions de vie sont plus souples. L'un des rites yéménites élevé au
rang d'institution est la «session de qat», une réunion d'après-midi
détendue au cours de laquelle hommes et femmes discutent séparément tout
en mâchant les feuilles au pouvoir légèrement narcotique du qat, ou khat.
Le régime alimentaire des
Yéménites est à base de riz, de pain, de légumes, de poisson et d'agneau.
Un ragoût épicé, le salta, est l'un des plats les plus populaires du Yémen
Celui qui pénètre dans cette voie doit protéger son cœur de l'oubli, afin
que son cœur soit constamment avec Dieu à chacune de ses respirations.
Protéger la vigilance dans la respiration amène le cœur à sentir Dieu dans
la vie, car chaque inspiration et chaque expiration avec le souvenir de
Dieu donnent la vie qui mène
JS
Yémen : Sanaa, cité
sacrée
Le Yémen, officiellement la
République du Yémen, est un
pays arabe situé à la pointe sud-ouest de la péninsule d'Arabie.
Sa capitale est
Sanaa. Elle possède des façades maritimes sur le
golfe d’Aden et sur la
mer
Rouge. Les pays frontaliers du Yémen sont le royaume d’Arabie
saoudite au Nord et
Oman à l’Est.
Le Yémen couvre une superficie totale de
527 970 km² (France métropolitaine :
551 500 km²). Plusieurs îles font
partie du territoire yéménite : l'île de
Kamaran en mer Rouge, l'îlot de
Perim qui
commande l'accès à la mer Rouge par le détroit de
Bab-el-Mandeb, et l'île de
Socotra
(la plus grande des îles) dans l'océan
Indien
La population du Yémen était estimée, en 2001,
à 18,7 millions d'habitants. Plus d’un million de Yéménites ont
émigré vers l’Indonésie, les pays du Golfe et l’Arabie Saoudite.
Après que le Yémen eut pris position pour l’Irak durant la guerre du
Golfe, près d’un million d’entre eux, qui travaillaient en Arabie
Saoudite et dans les Émirats, ont été contraints au retour
Le Yémen compte plusieurs ethnies
arabes et non arabes. On distingue les Arabes yéménites du Centre,
les Arabes yéménites du Nord, les Arabes yéménites du Sud, les
Arabes yéménites de la Tihama (une bande côtière de moins de 50 km
de largeur), les Arabes soudanais, les Arabes omanais, les Arabes de
l'île Socotra, les Arabes mésopotamiens, les Arabes palestiniens,
les Arabes égyptiens, les Arabes du Golfe et les Hobyots
La langue numériquement la plus
importante du Yémen est l'arabe sanaani
parlée à la fois par les Yéménites du Nord et les Yéménites de la Tihama
(41,2 %). Suivent l'arabe taizzi-adeni
(36 %), l'arabe hadrami
(17 %), le somali (1,5 %), l'arabe
soudanais (1,3 %), l'hébreu (1
%), l'arabe omanais (0,5 %), le
sokotri (0,3 %), le mehri (0,3 %), le malais (0,1 %) et l'arabe
mésopotamien. Les langues suivantes sont parlées par de
petites communautés linguistiques: l'arabe
palestinien (ou leventin du Nord), le farsi de l'Ouest, l'arabe
égyptien, l'arabe du Golfe,
l'arabe standard, l'arabe
judéo-yéménite et le hobyot
Le Yémen se subdivise en
plusieurs unités topographiques distinctes: une plaine côtière
étroite et sablonneuse, le plateau du Yémen aride et montagneux
qui s'élève jusqu'à plus de 3.000 mètres, la chaîne montagneuse du
Yémen où le mont Hadur Shu'ayb avec ses 3.760 mètres d'altitude
représente le point culminant de la Péninsule arabique, l'étroite
plaine côtière aride de Tihama en bordure de la mer Rouge et un
vaste plateau désertique descendant jusqu'au Rub'al Khali.
La plaine côtière au
climat chaud et humide est aride. Les territoires désertiques
bénéficient de moins de 41 centimètres de pluie par an alors que
les précipitations arrosant la région montagneuse du sud-ouest
atteignent, quant à elles, plus de 41 centimètres
Que la haine envers un
peuple qui vous a écartés de la Mosquée sacrée ne vous
incite pas commettre des injustices
Ville historique de
Zabid
L'architecture
domestique et militaire de cette ville et son tracé urbain en font un
site d'une valeur archéologique et historique exceptionnelle. Outre le
fait d'avoir été la capitale du Yémen du XIIIe au XVe
siècle, Zabid a eu une grande importance dans le monde arabe et
musulman pendant des siècles en raison de son université islamique.
Vieille ville de Sana'a
Édifiée dans une
vallée de montagne à 2 200 m d’altitude, Sana’a a été habitée depuis plus
de 2 500 ans. Aux VIIe et VIIIe siècles, la ville est devenue un important
centre de propagation de l’islam. On retrouve ce patrimoine religieux et
politique dans ses 106 mosquées, ses 12 hammams et ses 6 500 maisons qui
datent tous d’avant le XIe siècle. Les maisons-tours aux nombreux étages
et les maisons de pisé anciennes ajoutent encore à la beauté du site
Ancienne ville de Shibam et son mur
d'enceinte
Entourée de son mur d’enceinte, cette ville du XVIe siècle offre l’un des
plus anciens et des meilleurs exemples d’un urbanisme rigoureux fondé sur
le principe de la construction en hauteur. Ses impressionnantes structures
en forme de tours qui jaillissent de la falaise lui ont valu son surnom de
« Manhattan du désert
Les cultures des
divers groupes régionaux du Yémen sont marquées par des différences
notables. Nombre d'habitants de l'Hadramaout témoignent de l'influence
culturelle du Moyen-Orient, avec laquelle le district entretient des
relations commerciales depuis toujours. La cosmopolite Aden, autrefois
régie par le Royaume-Uni, porte toujours des traces de la culture du
sous-continent indien.
Le Yémen a une
tradition riche et variée en matière d'art et d'artisanat. Outre la
peinture, la sculpture et la ferronnerie, le vitrail est l'une des
formes majeures d'art populaire; on utilise souvent du verre aux
couleurs éclatantes pour la décoration d'édifices publics et de
maisons particulières. Le Yémen du Nord est connu pour ses délicats
bijoux en argent; autrefois ceux-ci étaient souvent l'œuvre d'artisans
juifs, installés depuis en Israël. Les Yéménites ont également une
tradition de littérature orale. Des poésies sont souvent déclamées à
l'occasion de fêtes ou diffusées par la radio ou la télévision.
Le Yémen possède des
aéroports internationaux à Sanaa, Aden, Taïz, Hodeïda, Sagwun, et Al
Mukalla, ainsi qu'un bon réseau aérien national. Les ports d'Aden et de
Hodeïda donnent accès aux principales routes maritimes. Il n'existe pas de
voies ferrées, mais depuis les années soixante un vaste réseau de routes
pavées se substitue aux pistes. Camions et voitures sont désormais
largement utilisés pour le transport par voie terrestre; de nombreux
Yéménites continuent cependant à leur préférer ânes et chameaux